Abdoulaye Seck, de par son excellent jeu de tête, est un atout de taille pour l’équipe du Sénégal. Sa dernière prestation face à la Guinée (2-0) montre clairement qu’il est en avance sur Abdou Diallo.
Cependant, si Diallo a été titularisé dans l’axe contre le Cameroun (3-1) et Abdoulaye Seck contre la Guinée (2-0), c’est bien parce que Moussa Niakhaté titulaire contre Gambie(3-0) a été ménagé.
Maintenant au vu de la prestation XXL d’Abdoulaye Seck face à la Guinée (2-0), la question serait de savoir qui de lui ou de Niakhaté devrait accompagner Koulibaly dans l’axe face à la Côte d’Ivoire ?
Ancien patron de l’équipe nationale du Sénégal, Amara Traoré est séduit par le jeu produit par l’équipe nationale du Sénégal depuis le début de cette 34e édition de la coupe d’Afrique des nations. Dans cet entretien exclusif accordé à SourceA, l’ex attaquant des Lions est revenu sur le parcours de notre équipe depuis le début de la Can. Le choc entre Lions et Éléphants en 8e de finale, les performances de Mané…ont été évoqués.
‘’SourceA’’ : Comment voyez-vous le parcours des Lions depuis le début du tournoi ?
Amara Traoré : Je pense que c’était vraiment un très bon parcours, parce qu’avec 3 matchs pour autant de victoires, 8 buts marqués contre 1 seul avec un goal différence de plus 7, c’est parfait. Et ce n’était pas évident, le Sénégal a hérité de la poule la plus difficile et à l’époque j’avais dit qu’il fallait très tôt mettre la puissance parce qu’on avait deux derbys. En c’est ce qu’on a fait durant ces phases de groupe remportant nos matchs de groupe avec manière. Il fallait éviter de jouer la qualification sur le dernier match. On a vu ce qui est arrivé à l’Algérie à la Côte d’Ivoire. Et moi je dis vraiment bravo
‘’SourceA’’ : Le Sénégal qui réalise un carton plein historique….
Amara Traoré : Effectivement ce que ces gosses ont réalisé c’est vraiment énorme. Après avoir donné à tout un peuple son premier trophée continental, les joueurs sont en train de montrer qu’ils sont venus en vrais champions pour défendre leur titre.
« Les joueurs sont en train de grandir dans l’histoire. Et les Lions sont en train de faire tomber les records et c’est salutaire »
C’est vraiment magnifique ce qu’ils sont en train de faire. On dirait est fier, on est tous content, le peuple l’est. Les joueurs sont en train de grandir dans l’histoire. Et les Lions sont en train de faire tomber les records et c’est salutaire.
‘’SourceA’’ : Qu’est-ce qui explique la réussite du Sénégal au moment où d’autres favoris sont en difficulté ?
Amara Traoré : Cette équipe est arrivée en pleine maturité. L’entraîneur Aliou Cissé est là depuis 8 et il arrive à régénérer l’équipe. Dans le groupe, il y a des joueurs qui ont connu deux phases finales de coupe du monde, deux coupes d’Afrique en plus de cela, il y’a du sang neuf. Cette équipe est vraiment arrivée en pleine maturité. Elle rassure et assure, donc ça c’est important sachant que c’est souvent difficile de venir en tant que champion pour défendre son titre. Cette équipe c’est des gens qui ont vécu ensemble, qui ont traversé des épreuves. Dans le jeu, on voit que c’est une équipe sénégalaise qui s’améliore de plus en plus au fil des années. On voit un Sénégal nouveau qui est dans la possession, qui a une très grande maîtrise collective et ça c’est important. Le Sénégal a mis beaucoup de variantes. Et le fait de marquer très tôt a permis au Sénégal de trouver de l’espace et de jouer. On a pu faire une possession active, garder le ballon dans les 30 derniers mètres de l’équipe adverse. Et ça fait longtemps qu’on a pu jouer ainsi, souvent les buts du Sénégal étaient marqués dans des transitions rapides mais pour cette CAN on peut dire que le Sénégal marque sur des attaques placées.
« On voit un Sénégal nouveau qui est dans la possession qui a une très grande maîtrise collective et ça c’est important. Le Sénégal a mis beaucoup de variantes »
Et ça faisait très longtemps on ne voyait plus ça. On parvient à faire sortir les équipes tout en gardant la verticalité. Contre la Guinée c’était plus compliqué avec peu d’occasions en première mi-temps, en seconde période on a marqué sur coup pied arrêté, mais on a retrouvé notre jeu de verticalité sur le deuxième but avec une très bonne passe de Sadio Mané. Lors de la CAN au Cameroun, le Sénégal a marqué beaucoup de buts sur la verticalité. Lors des phases de poules, on s’est bien amélioré dans notre jeu de position et de possession. Il y avait beaucoup de critiques et les gens disaient qu’on n’avait pas de buteur et souvent je disais que c’est qu’au niveau de la finition qu’il fallait s’améliorer. Chose faite et on s’est retrouvé avec 7 buteurs différents. Cela veut dire qu’il y a une maîtrise collective, l’équipe ne se repose pas sur des individualités. Je disais qu’on a des joueurs qui évoluent dans de grands championnats s’ils sont mis de bonnes conditions par leur partenaire, ils vont marquer. Maintenant on marque des buts sur des balles arrêtées, sur des attaques placées, sur des transitions.
‘’SourceA’’ : Le Sénégal qui fera face à la Côte d’Ivoire en 8e de finale…
Amara Traoré : Le Sénégal ne doit craindre aucune équipe. Si on arrive en maturité, on gagne tous nos matchs de poules, vraiment là on n’a pas de préférence. Avec le contenu qu’on a proposé depuis le début de la compétition, c’est aux autres de nous craindre. Maintenant il ne faut pas sous-estimer l’adversaire. La Côte d’Ivoire est non seulement le pays hôte mais une équipe miraculée qui vient de très loin qui a vécu une épreuve terrible sur le plan mental. Ce match va les requinquer avec tout un peuple derrière. Mais ils ont une petite peur dans le coin de la tête parce qu’il rencontre le Sénégal.
« L’équipe sénégalaise est plus talentueuse, elle est plus forte, plus structurée, plus équilibrée, mais quand même on joue contre le pays organisateur. Ça nous est arrivé contre l’Egypte en 2006 et parfois ça dépasse le cadre d’un match de football »
Les rencontres entre les deux équipes, c’est une longue histoire mais aujourd’hui les forces ont changé de camp. L’équipe sénégalaise est plus talentueuse, elle est plus forte, plus structurée, plus équilibrée, mais quand même on joue contre le pays organisateur. Ça nous est arrivé contre l’Egypte en 2006 et parfois ça dépasse le cadre d’un match de football. C’est tout un peuple, un pays, un État qui seront derrière pour soutenir cette équipe. Il faut être prudent. Le Maroc a tout fait pour finir premier et tout faire pour ne pas rencontrer le Sénégal. Le Maroc n’a pas joué pour aider la Côte d’Ivoire mais pour éviter le Sénégal. Mais on sera là prêt face à la Côte d’Ivoire. Sur le plan technique, on va avoir la première mi-temps contre la Guinée. Je ne vois vraiment pas la Côte d’Ivoire attaquer le Sénégal. Elle sera prudente avec un bloc médian pour ne pas créer beaucoup d’espace, essayer de fermer le jeu parce qu’ils savent que le Sénégal est redoutable quand on lui laisse de l’espace. Donc il va falloir qu’on soit très réaliste sur les balles arrêtées, qu’on pousse l’équipe à sortir. Même si la Côte d’Ivoire est ressuscitée, elle doute encore, à nous d’être patient et de prendre le match de manière très intelligente. Mais ce ne sera pas un match facile car c’est une équipe qui vient de très loin. Elle n’est pas aussi une mauvaise équipe même si elle a pris 4 buts contre la Côte d’Ivoire mais avec le rythme qu’on a mené dans cette poule de la mort, je pense que la Côte d’Ivoire est très jouable. Pour remporter cette coupe d’Afrique, on n’aura pas de match facile jusqu’à la fin. Si on passe on va tomber sur le vainqueur Burkina contre Mali. Je pense que tout ça c’est à notre honneur, ça va permettre à l’équipe de grandir encore davantage pour rencontrer les meilleures ce qui va donner une autre force mentale à nos joueurs.
‘’SourceA’’ : Dans quel secteur on doit s’améliorer ?
Amara Traoré : Il faut d’abord qu’on gère ces succès. Sur le terrain, le Sénégal défend bien, attaque bien, l’équipe est vaillante. Je pense que les joueurs savent ce qu’ils doivent faire et sont en train de le faire. Maintenant il faut encourager à bien gérer cette humilité avec ce succès sachant tout ce qui se dit dans les réseaux sociaux. Il ne faut pas dormir sur nos lauriers. Dans ce sens, je suis vraiment confiant parce qu’ils l’ont déjà montré. Aujourd’hui on a une équipe qui est au sommet de son art, mais il faut faire attention, c’est un match de coupe, aujourd’hui la donne change.
« Sadio c’est un joueur de dimension mondiale, il est en train de faire son tournoi mais je pense qu’il est entrain de montrer une autre facette de son jeu »
‘’SourceA’’ : Sadio Mané très attendu dans ce tournoi…
Amara Traoré : Sadio c’est un joueur de dimension mondiale, il est en train de faire son tournoi mais je pense qu’il est entrain de montrer une autre facette de son jeu. Il veut se faire oublier parce que sa présence est très dissuasive sur le terrain. Une défense qui l’a devant lui n’est jamais tranquille. Il donne des possibilités à ses coéquipiers et ça c’est la marque des grands joueurs. Sadio est buteur et deux fois passeur décisif donc il est toujours présent. Avec son expérience, il est en train de faire une très bonne coupe d’Afrique. Il aide, il conseil, il donne des conseils, il parle beaucoup à ses partenaires.
‘’SourceA’’ : Comment faire pour garder ce niveau ?
Amara Traoré : Après le sacre, beaucoup avaient peur de la malédiction du champion d’Afrique. Actuellement le Sénégal a pu tenir ce qu’il a commencé depuis deux ans. Je n’ai pas d’appréhension, je suis optimiste, je suis confiant de voir l’équipe continuer avec ce niveau. D’abord on a un très bon banc, un groupe soudé avec des joueurs qui se connaissent très bien.
‘’SourceA’’ : L’avenir de Cissé sur le banc du Sénégal ?
Amara Traoré : Je pense que parler de l’avenir de l’entraîneur Aliou ce n’est pas opportun. On est en pleine guerre avec 4 batailles qui nous reste. On gagne d’abord cette guerre après on aura le temps de voir tout ça. On doit faire focus sur comment gagner ces 4 matchs et que le Sénégal garde encore son histoire dans cette compétition.
Le Sénégal est l’une des équipes qui a l’effectif le plus fourni de cette Can 2024. Toutefois malgré la qualité de son banc de touche, Aliou Cissé n’a pas voulu trop changé son onze de départ.
Seul le milieu de terrain a connu des changements. Contre la Côte d’Ivoire, La Défense et l’attaque resteront inchangées. Au milieu, Pape Gueye qui a été titularisé lors des 03 premiers matchs pourrait ne pas débuter face à la Côte d’Ivoire en raison d’une gêne musculaire.
Maintenant la question est de savoir quel milieu de terrain El Tactico va mettre si Pape Gueye ne viendrait pas à être titulaire.
Aliou Cissé va-t-il remettre Abdou Diallo en sentinelle ou va-t-il repositionner Nampalys Mendy devant la défense ? La question reste entière avant l’annonce officielle du onze entrant.
Une fois n’est pas coutume. Les Arènes se propose de sortir des sentiers battus pour aborder une autre discipline qu’est le football. Avec le prétexte de la CAN, en effet, qui se tient en Côte d’Ivoire, du 13 Janvier au 11 Février 2024, nous donnons la parole aux acteurs de la lutte, d’ici et d’ailleurs, pour éplucher la plus grande compétition sportive en Afrique.
Le Sénégal était dans quelle poule et avec quelles équipes ?
La poule, je ne sais pas. Je sais, en revanche, qu’il partageait sa poule avec le Cameroun, la Guinée Conakry et la Gambie.
Quels ont été les deux buteurs sénégalais face à la Guinée ?
Illimane Ndiaye et un certain Seck. Mais j’apprécie particulièrement les prestations de Sadio Mané. Il est en train de faire un très bon travail. Un joueur de sa trempe est important dans une équipe. C’est un vrai leader comme l’ont été El Hadj Diouf, Drogba, Eto’o… Et, justement, beaucoup d’équipes n’ont pas ces joueurs-là.
Combien de ponts le Sénégal a-t-il eus au 1er tour ?
Le Sénégal a terminé avec 9 points, en raison de 3 points par victoire. Mais le plus dur reste à venir car nous entrons dans les matches à élimination directe.
Combien de buts le Sénégal a-t-il marqués et encaissés au premier tour ?
Nous avons encaissé un but et marqué euh… 2 fois 2 buts plus 3. Cela fait 7 buts en faveur du Sénégal.
Le Sénégal a vu trois de ses joueurs élus homme du match. Qui sont-ils ?
Je sais qu’il y a le jeune U20 dont le nom de famille est Camara (Lamine).
Comment jugez-vous la prestation des jeunes pendant les trois matches ?
Macha Allah. Ils font mieux que tirer leur épingle du jeu. Ce que je regrette, c’est que mon boy n’ait pas encore joué de match. Je veux parler de Bamba Dieng. C’est un fils du Baol. J’ai tout fait pour qu’il aille à la CAN, à tous points de vue. Et il est parti au dernier moment. Il me soutient considérablement lors de mes combats. Même contre Eumeu, il m’a envoyé beaucoup d’argent dans la semaine du combat.
Quel message donneriez-vous aux Lions ?
Qu’ils oublient ce qui est passé et se concentrent sur les matches à venir. C’est de l’élimination directe à présent. Tous les adversaires sont dangereux. Il n’y a plus d’outsiders. Dons, le mot d’ordre, c’est faire attention.
Boy Niang 2 et Siteu font partie des jeunes VIP les plus populaires de l’arène. Tous deux ont aussi la particularité de s’être mesurés à des VIP confirmés de l’arène. Et, même si certaines voix autorisées des deux camps ont fait comprendre que c’est un combat presque impossible, c’est loin d’être l’avis de bien de spécialistes de la lutte. Les Arènes a tendu son micro à des journalistes, observateurs et amateurs qui, dans l’unanimité, signent des deux mains.
Ray Bâ, observateur averti et présentateur de lutte à la Sen Tv
« Le combat le plus populaire de l’arène, il faut le sauver »
« Il est vrai que de bons duels sont déjà montés par les Promoteurs. Mais Boy Niang vs Siteu est le combat dont a besoin la lutte pour revivre. Il s’agit de deux lutteurs qui ont fini de faire leurs preuves. Aucun des deux ne peut affronter un lutteur au meilleur profil que l’autre. Ils sont les étoiles montantes qui vont diriger la lutte demain. Ce serait le combat le plus populaire de l’arène. L’arène en a besoin pour revivre. C’est un combat que les Promoteurs doivent sauver, quelle que soit la situation. Ils sont des sportifs qui vivent de leur métier. C’est le meilleur combat pour l’un et l’autre. C’est un combat qui fait penser à Modou Lô vs Balla (1er combat), Mbaye Guèye vs Robert… Baye Ndiaye et Aziz Ndiaye, les Sapeurs-Pompiers de l’arène, sont attendus pour nous offrir cette affiche de rêve. »
Iba Kane, journaliste sportif à Lutte.tv
« Ce combat est une demande sociale dont rien ne doit empêcher la tenue »
« Je suis d’avis qu’on ne peut pas aimer la lutte et ne pas souhaiter la tenue du combat Siteu vs Boy Niang 2. À la limite, c’est une demande sociale. Aussi, je ne vois aucune raison valable qui devrait empêcher la tenue de ce combat. Ils sont des jeunes qui travaillent. Il y va de leur carrière. Je ne vois pas d’amitié, de lien de parenté valables pour empêcher ce combat. Encore une fois, c’est un combat très faisable. Qui s’impose même. Les Promoteurs devraient vite le ficeler. »
Gora Ndoye, Président des jeunes amateurs
« Un combat logique, raisonnable, attendu par tous les amateurs »
« Boy Niang vs Siteu est un combat très raisonnable, attendu par tous les amateurs. Rien de particulier ne les lie. L’un habite à Diamagueune, l’autre à Pikine. Si Ama peut lutter contre Siteu, pourquoi pas Boy Niang ? Rien ne les lie. Il n’y a pas plus logique et normal que ce combat. Et celui qui aura le privilège de l’organiser va réussir un « guichets fermés ». C’est à la fois un combat d’amateurs et un combat de supporters. Rien ne doit nous empêcher de voir ce combat. Ceux qui disent que c’est un combat impossible ne regardent pas l’intérêt de la lutte. Ces pratiques ne sont pas de nature à développer la lutte. »
Trois matchs joués, 8 buts inscrits pour un seul encaissé. Ce sont les premières statistiques assez impressionnantes des Lions à l’issue du premier tour de la Can 2023. Des chiffres qui viennent confirmer la solidité défensive de l’équipe de Aliou Cissé, bien fournie au niveau de son axe central.
On dit souvent : «Une bonne équipe, c’est d’abord une bonne défense.» Cette vérité tactique, Aliou Cissé l’a bien assimilée. En témoignent les performances actuelles de la défense des Lions dans cette Can ivoirienne où elle n’a encaissé qu’un seul but lors de ses trois matchs de poule, pour 8 inscrits.
Une solidité défensive qui a d’ailleurs été notée depuis le match amical remporté (1-0) face au Cameroun, à Lens, en France, en octobre dernier. Mais comment expliquer cette imperméabilité de la défense sénégalaise qui, pourtant, était souvent désignée comme le maillon faible de l’équipe ? D’abord, il faut noter que le fait de varier souvent son système défensif (en passant d’une défense à 4 à un axe à 3) a beaucoup joué. Une option facilitée par le profil et la polyvalence des défenseurs dont dispose le sélectionneur national.
Si avant, la paire Kalidou Koulibaly-Abdou Diallo était le premier choix de Cissé. Moussa Niakhaté est venu «briser» cette complémentarité, en devenant, depuis quelques matchs, le compagnon attitré de «KK».
Mais dans le souci de blinder son axe central en revenant à une défense à 3, le coach des Lions y a greffé d’abord Cheikhou Kouyaté, ensuite Abdou Diallo et tout dernièrement Pape Guèye. Tous ayant une position hybride, qui varie selon les séquences, défensives ou offensives.
Mardi, contre la Guinée (2-0), Cissé, profitant des absences de Niakhaté et Abdou Diallo, a remis en jeu Abdoulaye Seck aux côtés de Koulibaly. On connaît la suite, avec un sans-faute de ce défenseur de devoir qui s’est même permis d’ouvrir le score face aux Scorpions, balisant du coup le chemin du succès à la bande à Sadio Mané qui termine ainsi les matchs de poule par un carton plein historique.
Cette diversité dans le choix des axiaux confirme la qualité des défenseurs que Cissé a sous la main. Une manière de mettre tout le monde sous pression et de booster la concurrence ; même si on sait que la paire Koulibaly-Niakhaté est son choix préférentiel.
Si on ajoute à cette organisation plurielle, le gardien, Edouard Mendy, spécialiste de «clean-sheets», et les deux pistons, Krépin Diatta et Ismail Jakobs, on comprend pourquoi les champions d’Afrique prennent peu de buts. L’«axe du bien» est passé par là. Les prochains attaquants adverses sont donc avertis !
Présent aux côtés du ministre des Sports qui a rendu visite hier aux supporters sénégalais à Yakro, El Hadji Diouf s’est exprimé sur la qualification des Lions en 8es de finale de la Can.
Quel est le sentiment qui vous anime après la qualification des Lions en huitièmes de finale dans cette Can ? Je crois qu’aujourd’hui, tout le monde est content de voir cette équipe s’épanouir sur un terrain de football, mais aussi de voir nos supporters heureux. Personnellement, ce n’est pas une surprise de voir le Sénégal à ce niveau. On a travaillé pour arriver là où on est aujourd’hui. La formation est là, le sérieux, la détermination. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est l’amour qu’on a pour notre pays. Cette équipe me rappelle celle de 2002 (finaliste). A l’époque, il y avait un bon état d’esprit et une bonne cohésion.
Maintenant, le plus dur reste à faire. On reste toujours l’équipe à battre. Ce que l’équipe est en train de réaliser est tellement beau qu’on a du mal à y croire. Il faut penser au prochain match, et bien se préparer et franchir l’obstacle.
Quel bilan faites-vous de cette Can à l’issue des huitièmes de finale ? Je vois le Sénégal aller au bout de cette compétition. C’est vrai qu’il y a des équipes qui ont connu des hauts et des bas, j’espère qu’on ne va pas connaître ce genre de situation. C’est une Can difficile, surtout quand on voit un pays comme l’Algérie quitter la compétition en phase de poule. Il y a des équipes qui ne sont pas à leur meilleur niveau, alors qu’on réalise une excellente compagne. Maintenant, comme je l’ai dit, croisons les doigts pour la suite. On a tout pour remporter notre deuxième étoile, mais il faudra rester humble, sérieux, qu’on soit tous ensemble et que les joueurs continuent à faire le job sur le terrain.
Justement, quel est le message que vous leur lancez au lendemain de leur qualification en huitièmes ? C’est de prendre du plaisir tout simplement. Je les vois tous les jours à l’entraînement. Ce sont des joueurs, un staff et une fédération solidaires, unis autour de l’essentiel. Si nous continuons à garder cette solidarité, cette humilité, on peut aller loin dans cette compétition.
Aliou Cissé a presque utilisé tout le groupe qu’il a convoqué pour défendre son titre de champion. Sur les 27 Lions, les 20 ont participé aux trois rencontres de premier tour mais seuls 4 joueurs ont disputé l’intégralité des rencontres des champions d’Afrique.
Les Lions ont bouclé les phases de groupe de cette 34e édition de la coupe d’Afrique des nations de la plus belle des manières. Un trois à la suite. Une première et qui va à jamais être gravée dans les annales du football africain. Pour cela, il fallait une meilleure gestion du groupe, faire jouer les Lions qui sont dans les meilleures formes, mais aussi permettre à certains d’entrer petit à petit dans la compétition.
4 joueurs ont joué tous les matchs des Lions. Edouard Mendy puisque c’est de lui qu’il s’agit est en train de réaliser un très bon début de tournoi. Le gardien de Al Ahli en Saudi Pro League a réussi à garder des cages inviolées deux fois avec des arrêts décisifs en trois matchs. A côtés de lui, Krepin Diatta fait le job
Pour le moment, Aliou Cissé n’a encore utilisé tous les hommes utilisés pour ce rendez-vous du football africain. Si certains sont en attente de disputer leurs premières minutes dans cette compétition, d’autres par contre ont joué les 3 matchs des champions d’Afrique. Ils sont d’ailleurs au nombre de 4. En premier, le gardien des Lions. Edouard Mendy puisque c’est de lui qu’il s’agit est en train de réaliser un très bon début de tournoi. Le gardien de Al Ahli en Saudi Pro League a réussi à garder des cages inviolées deux fois avec des arrêts décisifs en trois matchs. A côté de lui, Krepin Diatta fait le job sur le flanc droit de notre défense sans oublier son grand apport sur le plan offensif. Face à la Guinée, est a réussi à déposer la balle sur la tête d’Abdoulaye Seck après un coup franc très bien exécuté. Le troisième de la liste de ceux qui ont disputé toutes les rencontres du Sénégal c’est le capitaine Kalidou Koulibaly jusque-là très solide. Buteur et deux fois passeurs décisifs, Sadio Mané a lui aussi disputé les trois rencontres des champions.
Il y a aussi ces joueurs qui ont démarré toutes les rencontres du Sénégal, mais sortis en cours de jeu. Ils sont au nombre de 4 à savoir, Pape Gueye, Ismaila Jacobs, Ismaila Sarr et Habib Diallo. Autre qu’il faut retenir, c’est les titularisations à deux reprises de Pape Matar Sarr, Lamine Camara et Abdou Diallo, et Moussa Niakhaté, Nampalys et Abdoulaye Seck qui ont été dans le 11 de l’entraineur Aliou Cissé une seule fois.
7 Lions sur les 27 n’ont pas disputé la moindre minute de cette Can. Il s’agit de Abdallah Sima blessé et retourné en club et qui était sur le banc contre la Gambie, Mory Diaw, Alfred Gomis Abdoulaye Niakhaté Ndiaye, Formose Mendy et Youssouf Sabaly et Bamba Dieng.
Des entrées en jeu, il y en avait. Face au Syli, Fodé Ball et Cheikhou Kouyaté ont disputé leurs premières minutes de ce tournoi. Buteur contre la Guinée, Iliman Ndiaye a joué nos trois matchs comme remplaçant de même que Nicolas Jackson. Idrissa Gana Guèye a eu deux apparitions avec à la clé une passe décisive sur le troisième du Sénégal marqué par Sadio Mané contre le Cameroun. De même que Pathé Ciss contre la Gambie et face au Cameroun. Tous les milieux de terrains convoqués ont joué.
Sur les 27 convoqués, seulement une poignée de joueurs n’a pas encore joué. En premier, Abdallah Sima blessé et retourné en club et qui était sur le banc contre la Gambie. En dehors de l’attaquant des Rangers, il y a les deux autres gardiens de buts, Mory Diaw et Alfred Gomis. Il y a également Niakhaté Ndiaye, Formose Mendy et Youssouf Sabaly et Bamba Dieng. Soit un total de 7 sur les 27 Lions.