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COLONEL ASSIMI GOÏTA: « La Cedeao et l’Uemoa se sont assumées, nous en feront autant »

« Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prononcé hier 9 janvier 2022 des sanctions contre le Mali lors du Sommet d’Accra.La lecture des communiqués de la CEDEAO et de l’UEMOA donne le sentiment que la complexité de la situation du Mali n’a malheureusement pas été prise en compte. Il est regrettable que les efforts des autorités de la transition aient été ignorés.Chers compatriotes,L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie. Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali. Nous mesurons la gravité de la situation. Il revient à chacun de taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie. Aussi, j’en appelle à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation.Chers compatriotes, nous avons tenu les Assises nationales de la Refondation afin de recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. À cette occasion, je m’étais engagé à transmettre à la CEDEAO ses conclusions assorties d’un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre que j’ai dépêché une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, auprès du Président de la Conférence des Chefs d’État pour expliquer notre démarche.Mes chers compatriotes,L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement. C’est cela que nous avons tenté de faire comprendre aux Chefs d’État de la CEDEAO, car le Mali est un pays pour qui l’intégration africaine vaut la renonciation à une partie de son territoire.Il est donc temps pour nous, chers Maliens de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité. Mes chers compatriotes,Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. Gardons à l’esprit que le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national.La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant.Nul besoin de procéder à des actions de violences cela n’a jamais caractérisé les maliens que nous sommes.Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la CEDEAO, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer.Je dois vous dire que même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la CEDEAO pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation. Notre engagement pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé n’a jamais failli.Nous appelons la CEDEAO, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur de la population malienne au-dessus de toute autre considération.Mes chers compatriotes, j’ai bien conscience des inquiétudes quant aux conséquences de ces mesures, mais je tiens à vous rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront.Mes chers compatriotes, depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler.Malienne, Maliens, je ne saurais terminer sans vous exhorter à davantage de solidarité et de résilience face aux nombreux défis de l’heure.Ensemble nous bâtirons le Mali de demain,Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens,Je vous remercie de votre attention ».

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Ousmane Sonko »De quoi cette CEDEAO est-elle est le nom ? »

Dans son communiqué du 09 janvier 2022 sur la situation du Mali, le Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO a énoncé des sanctions extrêmement sévères contre un des leurs, sous prétexte que le chronogramme de transition prévu ne les satisfait pas. Que la CEDEAO nous édifie sur ce qu’elle considère comme un gouvernement légitime. L’avons-nous déjà vue sanctionner un régime lorsque des présidents violent leur constitution et s’engagent dans un 3e mandat anticonstitutionnel, souvent sur le corps de pauvres citoyens ? Aujourd’hui, pour préserver des intérêts étrangers, elle piétine avec allégresse tous ses principes fondateus, surtout celui du respect et de la protection des droits des peuples, en imposant un embargo économique, commercial et financier à l’égard de nos frères maliens. La CEDEAO veut substituer une souveraineté communautaire factice à une souveraineté légitime du peuple malien qu’elle n’a jamais pu aider ni dans sa lutte contre le terrorisme djihadiste, ni contre les dérives politiques du président déchu, membre de leur syndicat d’affairismes.Que vaut pour la CEDEAO la souveraineté de ce peuple malien si, dans son écrasante majorité, il approuve le plan de transition soumis.Nous réaffirmons tout notre soutien au peuple malien qui va être pris en otage par une CEDEAO complice de présidents illégitimes et qui sera tenue pour responsable de toutes les conséquences que subira le peuple malien, déjà tellement éprouvé. Nous appelons les autres pays frontaliers non concernés par la CEDEAO à faire preuve d’humanité et assister autant que faire se peut leurs voisins maliens. Enfin, nous relevons que les Chefs d’État réunis à la CEDEAO se sont constitués en un groupe d’amis qui se soutiennent et se complaisent sans la moindre compassion à l’égard des populations suffisamment éprouvées par la pauvreté, sinon comment comprendre cet embargo dont les conséquences affecteront indubitablement une bonne frange de la population ouest-africaine en général et sénégalaise en particulier.Mais nous savons tous que le patriotisme économique n’a jamais été le souci de Macky Sall et de ses amis, à la solde de la France. Cette CEDEAO là il faudra tôt ou tard la remettre à plat ou la dissoudre simplement.Ousmane SonkoLe 10 janvier 2022

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CHEIKH BAMBA DIÈYE SUR LES SANCTIONS DE L’UEMOA ET DE LA CEDEAO: « Les Maliens ont assez souffert et ne méritent pas cet acharnement »

« L’Uemoa et la Cedeao ont perdu la tête. C’est grotesque ces mesures. La priorité en Afrique doit être la sauvegarde de nos intérêts stratégiques et construire de manière durable la sécurité et la paix sur le continent. Chercher à priver un Etat souverain de sa liberté et des leviers qui lui permettent de développer et de protéger son pays est un dangereux précèdent. C’est aussi à mon sens trahir l’esprit de solidarité inter-africain qui a été à la base de la création de ces organisations sous-régionales. S’il faut maintenant abuser de nos organes communautaires pour mater un pays qui a osé exercer son droit de se défendre et d’assurer sa sécurité par les moyens qu’il juge nécessaire, alors la Cedeao et l’Uemoa posent problème. Les Maliens ont assez souffert et ne méritent pas cet acharnement.Etat de droit déficient, corruption, manque de transparence, manipulations et fraudes électorales minent presque tous les pays de la Cedeao et ils n’ont jamais l’objet de réactions appropriées.Le fait de recourir à des sanctions et de s’autoriser des libertés excessives et discriminatoires va encore conforter l’idée selon laquelle nous n’avons pas en Afrique des dirigeants mais bien des pantins à la solde de puissances étrangères. Alors il faudra encore se poser la question de savoir à qui appartiennent vraiment la Cedeao et l’Uemoa »

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La réaction à chaud du coach Aliou Cissé « On n’a pas abdiqué, nous avons eu les 3 points dans la douleur »

Aliou Cissé, le coach des lions, a dit ce qu’il pensait du match de ses joueurs au terme de la rencontre face au Zimbabwé. Ci-dessous ses impressions.

«Ça a été un match difficile et disputé. Je voudrais féliciter le Zimbabwé qui n’a rien lâché, qui a été accrocheur. Mais je crois qu’on a eu des opportunités pour tuer le match. Nous ne l’avons pas fait. On a manqué de réalisme et d’efficacité.

La deuxième période a été beaucoup plus équilibrée. On n’a jamais abdiqué, et c’est dans la douleur qu’on a pu avoir ces trois points là. C’est salvateur parce que  cette Can sera difficile, chaque match  sera difficile, chaque équipe vient en étant prête et bien préparée. Nous sommes très heureux, nous la dédions à notre public sénégalais et à tous les camerounais qui aiment le Sénégal. »

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MALI-CEDEAO – Les moutons de Panurge et de…Paris (Par Babacar Justin Ndiaye)

Dans un élan communautaire – sans faiblesse ni fissure –  la CEDEAO a frappé fort le Mali. Des sanctions aussi démesurées que le chronogramme provocateur du Colonel Assimi Goïta. Mais, il reste à savoir si la thérapie anti-putsch des « Docteurs » d’Accra engloutira à court terme la Junte de Bamako ou pulvérisera à moyen terme le Mali lui-même ?

Autrement dit, la dose de la punition administrée par la CEDEAO n’est-elle pas plus chargée de chaos accéléré que les coups d’État à répétition des officiers de Kati ? Le futur proche y répondra.
Dans l’immédiat, passons au crible deux décisions dans la gamme de sanctions prises dans capitale du Ghana ! Les sanctions les plus en relief étant le gel des avoirs du Mali, la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le retrait des ambassadeurs et l’activation de la Force (militaire) en attente de la CEDEAO, avec la possibilité éventuelle de pénétrer en territoire malien sur une distance de 50 kilomètres etc. Un vrai remède de cheval contre le mulet malien !
La fermeture des frontières est une mesure aux effets lents, aléatoires et variables. Le Mali est bordé ou borné par sept pays. Des frontières d’importance économiquement inégale. Avec le Niger, la frontière malienne est longue et vide sur de grandes distances. Elle n’a pas la valeur d’un vaisseau sanguin pour l’économie malienne. En outre, elle est fermée de facto par les terroristes qui y grouillent et grenouillent de façon infernale. Même chose voire pire dans la fameuse « zone des trois frontières » (Mali, Niger et Burkina) évacuée par les populations ; où la seule activité rime avec les opérations militaires. 
Quant à l’Algérie, une fidèle et historique alliée du Mali, elle ne se sent point concernée par une décision de la CEDEAO. Mieux, l’Algérie grand pays pétrolier et gazier, brisera allègrement l’embargo en fournissant du carburant à l’armée malienne. Comme elle le fit pour les opérations SERVAL et BARKHANE. En effet, pour l’opérationnalité correcte de ses bases de Tessalit et de Kidal (situées à plus de 1000 kilomètres de Bamako), la France de François Hollande avait cajolé et caressé le Président Abdelaziz Bouteflika, pour obtenir le ravitaillement de ses blindés et de ses avions voraces en carburant et en kérosène. 
Idem pour la Mauritanie, ex-membre de la CEDEAO, qui ne fermera pas sa frontière avec le Mali. Pour la petite histoire, le Président Ghazouani et son Ministre de la Défense, le Général Hanana Ould Sidi, sont originaires de Kiffa et de Bassiknou, deux villes des confins de l’Est mauritanien très collées au Mali.   
Restent alors le Sénégal et la Côte d’Ivoire pour esquinter le Mali et/ou hâter l’affaissement de la Junte. Singulièrement le Sénégal qui a un corridor équivalent à une aorte thoracique pour l’économie malienne. Un corridor qui approvisionne le Mali et, en retour, met beaucoup d’argent dans les caisses de certaines régies financières au Sénégal. Sans oublier les camionneurs des deux pays qui vivent de ce trajet fluide et transnational. Donc des effets durs pour Bamako mais aussi des retours de flammes, des contrecoups pour Dakar. Il s’y ajoute que le gel de ses avoirs empêchera le Mali d’acheter les denrées alimentaires non frappées d’embargo et introuvables sur le marché malien. Par conséquent, la fermeture non hermétique des frontières pour certains produits, sera de facto hermétique. 
Enfin, le cas le plus particulier est réellement celui de la Guinée-Conakry. Le Mali et la Guinée-Conakry n’étant pas seulement frontaliers mais physiquement imbriqués sur l’axe Bamako-Kankan. Du reste, la décision prise par la CEDEAO est au carrefour du dramatique et du drôle. N’est-ce pas illogique et comique d’épargner le putschiste Doumbouya, tout en lui assignant implicitement la mission de punir un autre putschiste de même acabit ?
Au chapitre militaire, figure l’activation de Force en attente de la CEDEAO. Une mise en état d’alerte qui ne dit pas son nom. Un casus belli aux yeux de la Junte et d’une grande partie du peuple malien qui comprennent mal une décision si mal inspirée. Pourquoi cette Force, en attente et en bordure du Mali, n’avait pas endigué, en 2013, le déferlement des djihadistes avant le débarquement des soldats français de SERVAL venus d’outre-Méditerranée ? Pourquoi la MICEMA (force ouest-africained’alors) s’est effacée devant la MINUSMA qui compte des soldats venus des lointaines Îles Fidji ? Les quinze États de la CEDEAO ne pouvaient-ils pas réussir au Mali, ce que le Rwanda a accompli au Mozambique ? On serait, aujourd’hui, sans un Colonel Goïta à Koulouba et sans des mercenaires de WAGNER à Tombouctou.  
En mettant en avant la possible éventualité de pénétrer en territoire malien sur une cinquante de kilomètres, les chefs d’Etat de la CEDEAO envisagent un saut dans l’inconnu. Attention : on commence une guerre quand on veut, mais on la termine comme on peut…Et rarement au meilleur de sa forme. Même chez le vainqueur ! 
Au demeurant, quelles sont les armées programmées ou programmables pour le franchissement de la frontière malienne ? Le Niger et le Burkina sont sporadiquement envahis par les terroristes qu’ils ont du mal à contenir. La Guinée-Conakry n’est pas éligible à l’intervention militaire, car ce serait tout à fait malsain et totalement grotesque d’envoyer une armée de Transition (sans calendrier clair) combattre une autre armée de Transition dotée d’un chronogramme… rejeté. 
Du coup, les regards se tournent vers l’armée sénégalaise qui peut avoir pour objectif sous-jacent et mission légitime, la sécurisation du Barrage de l’OMVS construit sur le site névralgique de Manantali. Un patrimoine hydro-énergétique commun aux États membres. Et une infrastructure située à plus de 50 kilomètres de la Falémé. C’est-à-dire au-delà du périmètre établi par les planificateurs militaires de la CEDEAO
Pour moult observateurs, c’est l’équation géopolitique et sécuritaire que constitue la présence des mercenaires russes de WAGNER au Mali qui fonde la punition économique, la frénésie diplomatique et le branle bas militaire de la CEDEAO. Au péché originel du coup d’Etat du Colonel Assimi Goïta s’ajoute maintenant l’alliance avec l’armée de l’ombre du Kremlin : WAGNER. 
Horripilée par le braconnage audacieux de Poutine au Sahel, désarçonnée par l’exil ou l’emprisonnement de ses amis (Boubèye Maïga, Boubou Cissé et autre Tiéman Hubert Coulibaly), ébranlée par le sentiment anti-français et in fine coincée par une sensible période électorale dans l’Hexagone, la France de Macron (discrète et active à Accra) a mobilisé ses mousquetaires qui, dans ce dossier, font figure de moutons de Panurge et…de Paris. 
Comme un train sur un passage à niveau peut cacher un ou deux autres, le Sommet de la CEDEAO a ainsi camouflé un conclave sur le déploiement inquiétant des mercenaires russes à proximité des berges du Fleuve Djoliba. Il a également pris en charge quelques enjeux politiques…maliens.   

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Sénégal 1-0 Zimbabwe

Il fallait assurer d’entrée de jeu côté Lions de la Teranga, ce sera chose faite face au tenace représentant du COSAFA, le Zimbabwe, en ouverture du groupe B de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Cameroun 2021, ce lundi 10 janvier au stade Kouekong de Bafoussam.Fin du match ! C’était une promenade dans le parc pour les Lions de la Teranga. En effet, le Sénégal est bien entré dans la compétition en battant le Zimbabwe (1-0). Les hommes de Aliou Cissé étaient décidément en forme, ce lundi 10 janvier. Le Sénégal a privé son adversaire le Zimbabwe de 3 points.
Le Sénégal et le Zimbabwe sont rentrés à la pause sur un score de parité (0-0). Les Sénégalais ont réalisé une grosse entame de match, empêchant le Zimbabwe de sortir de son camp. Mais, incapables de conclure, les Lions de la Teranga ont laissé leurs adversaires progressivement rentrer dans la rencontre.
Au retour des vestiaires, un premier changement est à signaler côté zimbabwéen avec l’entrée du joueur lyonnais Tino Kadewere à la place de Prince Dube (46e). La dynamique est clairement retombée d’un cran de chaque côté.
Un manque de rythme qui s’explique en partie par la chaleur de Bafoussam, mais aussi par le manque de préparation des deux équipes et les absences de part et d’autres.

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