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Emmanuel Macron: «Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder»

Dans un échange avec des lecteurs du quotidien Le Parisien, le président français s’en est pris sans ménagement aux millions de personnes qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner contre le Covid-19 avec les vaccins rendus disponibles dans le pays. Emmanuel Macron s’est également arrêté sur l’Europe, le nucléaire ou encore la laïcité, sans oublier la présidentielle, pour laquelle il ne s’est pas encore déclaré candidat.

« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie. »

Propos signé Emmanuel Macron, et rapporté sur le site du Parisien ce mardi soir. Le chef de l’État entend limiter « pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale ».

À la question d’une lectrice du journal, qui lui faisait remarquer que les non-vaccinés « occupent à 85% les réanimations », le président français a estimé que cette remarque était « le meilleur argument » pour la stratégie du gouvernement.

Isabelle Berrier, lectrice du @le_Parisien et cadre infirmière âgée de 54 ans dans le Vaucluse, se doutait-elle ce matin du bruit que feraient les réponses d’Emmanuel Macron à deux de ses interpellations ? https://t.co/Efz5aIkExE pic.twitter.com/w2WNQfZ1iJ— Nicolas Berrod (@nicolasberrod) January 4, 2022

« La quasi-totalité des gens, plus de 90%, ont adhéré » à cette vaccination aux yeux d’Emmanuel Macron, pour qui tous les vaccinés l’ont donc acceptée de bon cœur. Et c’est selon lui « une toute petite minorité qui est réfractaire. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage. »

« Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… », assume le chef de l’État.

Concernant plus spécifiquement ceux qu’il appelle les « antivax », M. Macron se montre cinglant : « L’immense faute morale des antivax : ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen », lance-t-il.

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Sur d’autres thématiques, le président aura cherché des mots plus consensuels. Il a reconnu par exemple « ne pas avoir réussi » sur le glyphosate, admettant avoir commis « l’erreur », en début de quinquennat, d’avoir cru la France capable de sortir de ce désherbant, seule, sans les autres pays de l’Union européenne.

Toujours au sujet de l’UE, dont la France a pris la présidence le 1er janvier, Emmanuel Macron est également revenu sur la polémique suscitée par le déploiement du drapeau de l’Union sous l’Arc de Triomphe, à Paris. « Le drapeau européen, j’en suis fier, c’est un symbole de paix », a-t-il dit, estimant que les critiques venues de la droite étaient « disproportionnées et malvenues ».RFI

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ME MOUSSA SARR PRÔNE UNE RÉFORME EN PROFONDEUR DE LA JUSTICE

Me Moussa Sarr plaide pour une réforme de la justice. L’avocat, invité de l’émission Kenu Askan Wi, sur itv, milite pour des mesures urgentes pour mettre la justice sénégalaise sur les standards internationaux. « Il y a des réformes qui sont arrivées à maturation et qui sont attendues par la famille judiciaire depuis plusieurs années. Ce qui manque, c’est la volonté politique. Nous espérons, qu’en cette année 2022, l’État, enfin, va mener ces réformes », a-t-il déclaré.

Me Moussa Sarr reste convaincu que la justice est la colonne vertébrale d’un Etat de droit. C’est pourquoi, en tant que défenseur des droits humains, il ne manque pas de propositions pour un bon fonctionnement de la justice. Entre autres, la création du juge des libertés et la détention. « C’est indispensable, martèle-t-il. Dans notre système judiciaire, il y a des mandats de dépôt systématiques qui sont faits par le parquet et qui ne reposent sur rien du tout. Le parquet ne peut pas être maître des poursuites et en même temps avoir la prérogative de décerner des mandats de dépôt. Cela aura forcément un impact sur la population carcérale. Aujourd’hui, les 50% de la population carcérale sont constituées de détenus préventivement arrêtés. Donc, cette réforme doit impérativement se faire. On doit limiter la durée de la détention provisoire en matière pénale. Souvent, on voit des gens qui sont en détention provisoire pendant 4 à 5 ans, après, ils sont acquittés. Cela est inadmissible dans un Etat de droit. Il faut limiter ces détentions à 2 ans ».

Quid du Conseil supérieur de la magistrature ? Sans langue de bois, Me Sarr estime qu’il faudrait le réformer. Pour lui, le président de la République doit quitter cette instance. Cela renforcerait davantage l’indépendance de la justice, estime-t-il. « On doit modifier son organisation et sa composition. Faire en sorte que les magistrats élus par leurs pairs soient plus nombreux dans le conseil. Que l’on intègre d’autres membres du barreau, de l’université, la presse, la société civile », a défendu Me Moussa Sarr.

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Can-2021/Remise du drapeau : Les vérités crues de Macky aux Lions

C’est simplement le discours que tous les Sénégalais, dans les places publiques et autres lieux de rencontres, attendaient et que le président de la République, Macky Sall, a tenu aux Lions. C’était ce mardi, lors de la cérémonie de remise du drapeau national en direction de la Can au Cameroun. 
Selon le chef de l’Etat, l’ambition du Sénégal, ce n’est pas seulement de se qualifier en finale, mais de remporter la Coupe d’Afrique des nations.
 ‘’Se qualifier en finale n’est plus un challenge pour vous. Nous voulons la coupe. Nous avons la meilleure sélection, les meilleures individualités. Ce qui reste, c’est la détermination et l’envie, et beaucoup d’engagement pour faire la différence’’, exhorte le président de la République.  
Macky Sall d’ajouter en wolof :  ‘’Sadio (Mané) meune guéne ko (vous êtes capables de le faire).’’ 

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Colobane : Des conducteurs de vélo-taxi bravent l’interdiction de faire du transport public de personnes

À Colobane, le business des vélos-taxis continue de tourner rond. Des « Jakartamen » proposent toujours un service sur de courtes distances, bravant « l’interdiction de transport public de personnes par vélos-taxis sur l’étendue du territoire de la région de Dakar », édictée lundi par le Gouverneur.

« Nous sommes toujours là. Nous continuerons à faire du transport. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire du transport, c’est notre gagne-pain », a déclaré un conducteur retrouvé au rond-point de Colobane.

Ici, le flou de la situation exaspère les vélos-taxis, bien obligés de s’arrêter pour récupérer des clients, quitte à se faire arracher les clés de son deux-roues par l’ASP ou le policier en faction. Le jeu du chat et de la souris avec la police est visible.

Aux abords du marché, si le service s’adresse à tout le monde, le constat montre que les plus demandeurs sont ceux qui font leurs courses d’un endroit à un autre, ou encore les commerçants, pour se rendre en centre-ville.

Le transport en commun de personnes par moto bien présent à l’intérieur du pays, arrive timidement à Dakar depuis la dernière grève des transporteurs.

L’interdiction du Gouverneur fait suite aux multiples agressions et vols à l’arraché parfois commis par des malfaiteurs utilisant ce type de locomotion. Il permet de disparaître plus facilement,  une fois le forfait perpétré.

Beaucoup de « Jakartemen » qui exercent à Dakar assurent être en règle, mais ne peuvent pas faire du transport, conformément à l’arrêté n°008903 du 29 octobre 2012, réglementant le transport par vélo-taxi dans les régions. Mieux, les questions de sécurité et d’encombrement de la chaussée posent problème. 

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RÉVÉLATIONS DE « CAMINANDO FRONTERAS: »Plus de 4 000 migrants sont morts en 2021 en tentant de rejoindre l’Espagne

Au cours de l’année 2021, l’association espagnole Caminando Fronteras a comptabilisé 4 404 personnes mortes ou disparues, dont 628 femmes et 205 enfants, sur la route maritime vers l’Espagne. Une augmentation de plus de 100% par rapport à 2020.Ce qui ressort de l’exhaustif rapport annuel fait minutieusement par l’association espagnole Caminando Fronteras, c’est non seulement la terrible hausse des morts en mer d’une année sur l’autre, mais aussi le fait que la route la plus dangereuse est de loin celle des Canaries.Selon cette association, spécialisée dans l’aide aux migrants qui passent par les mers, 4 404 exilés sont morts en tentant de rejoidnre l’Espagne. D’après Caminando Fronteras, plus de 90% des disparus ont péri dans 124 naufrages survenus lors de traversées vers les îles Canaries, selon un décompte arrêté au 20 décembre.Les raisons avancées par la présidente Helena Maleno sont multiples : les embarcations seraient dans un état déplorable, les capitaines de ces traversées seraient de moins en moins expérimentés, les routes maritimes seraient chaque fois plus périlleuses.Enfin, à ses yeux, la vigilance maritime espagnole et européenne serait chaque fois plus musclée et brusque, ce qui provoquerait de nombreux naufrages.Avec Infos migrants

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Kalilou FADIGA : « si le Sénégal ne gagne pas la CAN, Aliou CISSE doit partir »

L’équipe nationale de football du Sénégal doit remporter la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Toutes les conditions sont réunies pour qu’elle y parvienne.

C’est l’avis de  Kalilou FADIGA. L’ancien international qui trouve que l’équipe nationale du Sénégal a un fort potentiel, estime que le temps de gagner a sonné. Et à ce sujet, il interpelle directement le sélectionneur.

« Pour parler vraiment football, je pense que si nous ne gagnons pas la coupe, il serait plus respectueux pour sa personne d’abord de quitter », tranche l’ancien numéro 10 des Lions, repris par 13Tv.

Pour Kalilou FADIGA, « tout est mis en place pour qu’il gagne ».

Ainsi, à quelques jours du début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la pression s’accentue sur Aliou CISSE qui a pourtant fait une préparation escamotée.

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En Guinée, premiers désaccords entre junte et gouvernement civil

Ce lundi 3 janvier, Moriba Alain Koné a pris fonction comme ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Cette passation de service intervient trois jours après un dysfonctionnement au sommet révélé au grand jour : Fatoumata Yarie Soumah, l’ancienne garde des Sceaux, a été limogée par la junte ce week-end. En cause : un désaccord avec des responsables de la présidence sur le fonctionnement de son département.  

Tout est parti d’une réunion convoquée par la présidence avec les magistrats pour leur expliquer la « politique pénale de la transition ». Une réunion convoquée le 2 janvier, sans l’aval de la ministre de la Justice.

Fatoumata Yarie Soumah a exprimé son désaccord dans une lettre adressée au secrétaire général de la présidence, le colonel Amara Camara: pour elle, les procédures ne sont pas respectées par la junte.

La politique pénale de la transition « ne se discute pas entre le président de la Transition et le personnel de la Justice, écrit-elle, mais entre le président de la Transition, le Premier ministre et le ministre de la Justice », souligne Fatoumata Yarie Soumah, qui demande l’annulation de cette audience. En guise de réponse, la ministre a été limogée dans le week-end.

Certaines sources évoquent par ailleurs un cumul de frustrations vécu par cette notaire : avant cet épisode, la ministre avait vu sa liste de propositions de nominations de magistrats partiellement modifiée, sans être au préalable consultée…

Autre sujet de désaccord : la décision de la junte de rebaptiser l’aéroport de Conakry Ahmed Sekou Touré, du nom de l’ancien président, personnage trop clivant aux yeux de l’ancienne ministre.  

Dysfonctionnements

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Deux mois seulement après la mise en place d’un gouvernement civil, ce limogeage révèle des dysfonctionnements dans l’appareil d’Etat. La révocation rapide d’une ministre tranche avec la teneur du discours du colonel Mamadi Doumbouya, le président de la transition, qui le 31 décembre, assure militer pour la « séparation des pouvoirs ».

Mais dans les faits, plusieurs couacs ont été observés ces dernières semaines. En témoigne, la critique ouverte formulée par le Premier ministre, Mohamed Béaovogui, au lendemain de la cérémonie au cours de laquelle le président a rebaptisé l’aéroport du nom d’Ahmed Sekou Touré. « Je suis surpris, mécontent et dépassé », avait alors dit le Premier ministre, qui regrette de n’avoir été « ni consulté, ni associé dans la prise de décision ».

A travers son limogeage et la fuite de son échange épistolaire avec la présidence, Fatoumata Yarie Soumah montre qu’elle non plus, n’a pas été consultée par les autorités militaires. Pour le chercheur Kabinet Fofana, ces incidents révèlent la mainmise des militaires sur le gouvernement civil.

« C’est symptomatique d’une sorte de malaise entre les militaires qui sont plus importants au sein de la présidence de la république et le gouvernement sur le contrôle de l’exécutif. La présidence de la république est tenue par le président Mamadi Doumbouya lui-même et son puissant secrétaire général de la présidence et quand on regarde un peu les pouvoirs de celui-ci, c’est énorme. C’est vraiment un dysfonctionnement qui ne dit pas son nom entre les membres du gouvernement et ceux qui sont à la présidence de la république. »

De son côté, la toute nouvelle coalition des partis politique se veut un espace pour observer et scruter les actes posés pendant la transition.

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