Le chef du village de Mbel Kadji (Barkedji) sera présenté au procureur ce lundi. Vendredi, ce dernier a asséné plusieurs coups de coupe-coupe à son voisin- un étudiant- qu’il soupçonnait d’entretenir une relation amoureuse avec sa femme. La drame a eu lieu vers 19 heures au niveau du quartier Montagne.
Sa deuxième condamnation remonte au mois de septembre 2021 pour vol de 500 000 francs au domicile d’un ami.
Selon Rewmi Quotidien qui donne l’information, il avait écopé de trois mois de prison ferme.
Élargi récemment de prison, il y retourne pour la même infraction.
La semaine dernière, il a ciblé l’appartement de M. Fall, situé au 3e étage d’un immeuble à Ouest Foire.
À 14h, il se pointe sur les lieux et toque à la porte. Conscient qu’il n’y avait personne dans l’appartement, il ouvre la porte avec la clef qu’il détenait.
Une fois à l’intérieur, il soustrait les bijoux en or de l’épouse de M. Fall.
Il rejoint ensuite son ami, Alpha Barry, au garage où il travaille et lui confie le butin.
Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, il retourne sur ses pas pour subtiliser un Iphone et des effets vestimentaires.
Alors qu’il descendait des escaliers, le propriétaire de l’immeuble l’interpelle.
Mis à la disposition des éléments de la gendarmerie de la Foire, Sidath Éza plaide coupable et balance son receleur.
Contacté, Alpha Barry se rend immédiatement à la brigade pour restituer les bijoux.
Mais, il a été placé sous mandat de dépôt de même que son compère.
« J’ai ouvert la porte de l’appartement avec la clef de ma chambre », a laissé entendre Sidath Éza à la barre du tribunal d’Instance de Dakar.
Alpha Barry a, pour sa part, nié les faits de recel.
« Mon co-prévenu m’a rejoint au garage à 14h. Il m’avait demandé de lui garder les bijoux le temps qu’il règle un problème. Mais, j’ignorais qu’il les avait volés », s’est dédouané le technicien en froid et climatisation.
Comptable dans une société française, M. Fall informe qu’il a quitté son bureau lorsque son bailleur l’a appelé au téléphone.
« Ce dernier occupe l’appartement qui se trouve au 4e étage. Il a croisé Sidath sur les escaliers. J’ai récupéré tous les objets qu’il avait dérobés », informe-t-il.
L’avocat de la société, qui a déploré la recrudescence des cas de vol dans le quartier Ouest foire, a requis deux ans ferme contre Sidath Eza.
Concernant Alpha Barry, il a sollicité trois mois ferme.
Me Michel Ndong a plaidé la relaxe pour Barry et une application bienveillante de la loi pour Sidath Éza.
Dans son délibéré, le juge a condamné Sidath Éza et Alpha Barry respectivement à deux ans et 45 jours de prison ferme.
Dans le même temps, la crise a provoqué une intensification de la pauvreté chez celles et ceux qui étaient déjà en difficulté avant la pandémie. Les inégalités se creusent donc toujours plus que jamais, affirme le dernier rapport Oxfam sur les inégalités dans le monde qui sort ce lundi 17 janvier.
Il y a un nouveau milliardaire toutes les 26 heures dans le monde. Toutes les données compilés dans ce rapport montre un enrichissement sans précédent des plus riches.
Cela a été rendu possible par la pandémie et l’argent public versé par les gouvernements et banque centrale. C’est ce qu’explique Quentin Parinello, porte-parole d’Oxfam France.
« Si on regarde en France, les milliardaires ont augmenté leur fortune de 236 milliards d’euros pendant la crise et on voit bien que ce n’est pas grâce à l’activité économique des entreprises dans lesquelles ils ont des parts mais bien parce qu’il y a eu un soutien public sans précédent en réponse à la crise, notamment par injection de ces centaines de milliards d’euros dans les marchés financiers. »
À moins de cent jours de l’élection présidentielle en France, l’ONG Oxfam appelle donc à remettre les politiques de lutte contre les inégalités au centre des programmes des candidats.
« En observant l’histoire, on voit des cas très clairs où lorsque les bonnes politiques sont adoptées, c’est-à-dire un financement des services publiques beaucoup plus fort et une protection sociale beaucoup plus forte, on peut s’attaquer durablement aux inégalités. Elles ne sont pas une fatalité, c’est le résultat de choix politiques. C’est en finançant des modèles sociaux plus protecteurs, en les finançant par des impôts progressifs, qu’on sera capable de lutter durablement contre les inégalités. »
Sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, les 1% les plus riches ont vu leur nouveau de vie augmenter en moyenne de 2,8%.
Dans le monde, les 10 premiers milliardaires au monde voit leur fortune doubler. C’est juste sans précédent, et c’est encore une fois grâce à l’intervention publique, dans tous ces pays, qui a largement profité aux milliardaires. Au niveau du continent africain, les filets de sécurité étaient beaucoup moins forts que dans certains pays […] Toute une partie de la population a été largement plus précarisée parce que ces filets de sécurité n’existaient pas. On voit aujourd’hui encore que le rebond en terme de santé économique est beaucoup plus fort dans les pays développés que dans les pays du continent africain et c’est aussi malheureusement une question d’accès aux vaccins.
La police et la gendarmerie se disputent le secteur de Mbao. L’irréparable a été évité, dans la nuit du samedi au dimanche, au niveau de cette localité où limiers et pandores ont failli en venir aux mains, à cause d’un conflit de compétence. Tout est parti lorsque les policiers du nouveau commissariat de la Zac-Mbao ont opposé une résistance aux éléments de la brigade de gendarmerie de la Zone franche qui voulaient effectuer une opération de sécurisation au niveau de ce secteur. Selon des sources de Seneweb, les policiers ont barré la route avec leur véhicule, pour empêcher les pandores d’investir le secteur. C’est ainsi que les deux camps ont sollicité respectivement un renfort. Dans ce méli-mélo déroulé à quelques encablures du commissariat de Zac-Mbao, un gendarme a tenté de foncer avec son véhicule sur un policier. Ce dernier a tiré un coup de sommation pour l’en dissuader, d’après des confidences faites à Seneweb. L’incident a duré près de plus de trois tours d’horloge, dans la nuit d’hier samedi à ce dimanche. Chacun des deux camps campait sur sa position. C’est finalement vers les coups de 2 h du matin que les gendarmes se sont retirés, d’après nos sources. En effet, cette zone convoitée était auparavant dans le giron de la gendarmerie. Mais le nouveau commissariat de Zac-Mbao, qui y a été érigé, suite à un arrêté du ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, a changé la donne. En effet, selon l' » article 2, « le secteur de compétence territoriale du commissariat d’arrondissement de Mbao s’étend aux limites territoriales de la commune de Mbao », lit-on dans le document officiel.
Sans surprise, le Secrétariat exécutif permanent de la coalition présidentielle vient de se prononcer sur la situation au Mali après les sévères sanctions prises par la CEDEAO. Les camarades du président Macky Sall, ont approuvé lesdites sanctions tout en ignorant les conséquences de celles-ci sur notre économie et sur le peuple frère du Mali. Ci-dessous l’intégralité du communiqué de Bby
LE SECRÉTARIAT PERMANENT DE BBY SUR LA SITUATION AU MALI : “Soutenir la junte militaire dans son projet, c’est ouvrir la voie à toutes sortes d’aventures dans notre espace communautaire”
“Le 9 janvier 2022, la Cedeao a décidé des sanctions à l’encontre des autorités maliennes de transition qui, non content de renier leur engagement à organiser les élections à la date qu’elles avaient proposée, envisagent de prolonger la durée de la transition de cinq (5) années supplémentaires. Ainsi, le chronogramme avancé par la junte militaire pour ce faire, en même temps qu’il viole les dispositions du protocole de la Cedeao dans lequel le Mali est partie depuis sa création, traduit ainsi une volonté manifeste de maintien dans la durée d’un régime militaire, anticonstitutionnel. Pourtant, la Cedeao, en dépit de la situation créée par la junte militaire et malgré le deuxième coup perpétré le 24 mai 2021, a fait preuve de beaucoup de compréhension, en accompagnant, depuis août 2020, le Mali et sa transition qui devait s’achever en février 2022, dix-huit (18) mois, après le premier coup d’état. A dire vrai, loin de cibler les populations du pays frère du Mali, ces sanctions, prises en fonction des textes qui régissent l’institution communautaire de la Cedeao, ont pour objectif d’amener les autorités de la Transition à faire des propositions raisonnables. Et dans pareille situation, soutenir la junte militaire dans son projet, c’est ouvrir la voie à toutes sortes d’aventures dans notre espace communautaire en butte à une insécurité quasi-endémique du fait du terrorisme violent dont la barbarie au quotidien plonge nos populations dans une tragédie sans nom. C’est également encourager les militaires à perpétrer des coups d’Etat à tout va et installer notre sous-région dans une instabilité chronique la ramenant des décennies en arrière et compromettant ainsi toute tentative de développement de nos pays.
Pour toutes ces raisons, le Secrétariat exécutif permanent de Bennoo Bokk Yaakaar (Sep/Bby) soutient la Cedeao dans sa volonté de ramener le Mali dans l’ordre constitutionnel qui organise la vie sociale de nos pays et appelle les autorités maliennes de la Transition et de la Cedeao à renouer le dialogue afin de trouver une solution consensuelle indolore à la situation dont les conséquences peuvent être préjudiciables aux populations. Sous ce rapport et pour conclure, Bennoo Bokk Yaakaar exprime au peuple frère du Mali toute sa compassion et sa solidarité pour les effets nocifs que pourraient induire les sanctions de la Cedeao à l’encontre de la junte militaire.
Avec son tweet-là « au peuple malien ami et frère », il vient de faire ce qu’on appelle au Sénégal tuer le Mali et venir lui présenter ses condoléances. Nos condoléances au peuple malien ! L’objectif essentiel de Macky Sall, de ses pairs valets de l’impérialisme et de la France est de sauver la mainmise française sur le Mali. Ce n’est pas de sauver ou de détruire le terrorisme. S’ils peuvent sauver la présence française au Mali sans libérer le Mali du terrorisme, ils le feront ; s’ils le peuvent en renforçant le terrorisme, ils le feront; et s’ils le peuvent en tuant quelques terroristes sans toucher au sort d’autres terroristes, ils feront cela aussi. S’ils peuvent sauver la mainmise française sur le Mali en détruisant totalement le Mali comme la France et d’autres puissances ont détruit totalement Haïti, ils détruiront totalement le Mali. Sauf qu’aujourd’hui en 2022, nous ne sommes pas à l’époque où la France et ses complices ont saboté la Guinée avec l’opération persil. Nous africains allons faire face ensemble ! De qui se moque l’État impérialiste français qui a utilisé le mercenaire français Bob Denard dans plusieurs coups d’État en Afrique ? Ils pensent que nous malien.ne.s nous sommes amnésiques !? La France a utilisé des mercenaires et même des terroristes pour continuer à piller des pays et des peuples particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient. Et cette France veut nous faire la leçon à nous malien.ne.s?! Le Sénégal et les Sénégalais doivent d’ailleurs être prudents avec cette France qui informe qu’à Kédougou il y a des terroristes. NOUS SOMMES TOUS MALIEN.NE.S! Non à l’embargo contre le Mali !Non au néocolonialisme !Non à la 3e candidature illégale ! REFUSONS !RÉSISTONS !LUTTONS !ORGANIZE, DON’T AGONIZE!RÉSISTANCE ! GMS
Elle, c’est bien évidemment Liliane, la fille de DJ Eduardo. Depuis quelques temps, elle affole la toile et ses publications sont suivies avec attentions sur Instagram.
« Ce terrorisme diplomatique, médiatique et psychologique contre nous ne nous fera pas bouger d’un iota », a déclaré le Premier ministre Choguel Maïga dans un entretien accordé, samedi 15 janvier 2022, à la télévision nationale malienne Ortm. « Notre pays vit une situation difficile de laquelle nous allons sortir. Nous sommes une vieille nation, plus que millénaire, qui a vécu plusieurs épreuves pendant son parcours. Et celle-là n’est qu’une de ces épreuves. Comme toutes les grandes Nations qui ont connu des périodes de déliquescence, de faillite dans leur histoire, mais qui se sont relevées, le peuple malien va se relever avec cette transition et regarder droit vers l’avenir », a déclaré Choguel Maïga lors de l’entretien conduit par le journalise Yaya Konaté.Le Premier ministre malien estime que les sanctions prises par la Cedeao et l’Uemoa sont un abus de pouvoir contre l’Etat malien, « un grand malade devenu la risée des pays de la sous-région et du monde. »Et pour étayer sa thèse, il dira que la Cedeao a violé une convention de l’Onu ratifiée par le Mali en 1987 et qui concerne les pays sans littoral. « Cette convention interdit l’embargo contre un pays sans littoral. La Cedeao n’en a cure. On traite le Mali comme un moins que rien. Quel que soit le dirigeant qui sera à la tête du Mali, il y a des formes d’humiliation qu’on ne peut pas accepter qu’on impose à notre peuple», a déclaré Choguel Maïga.Choguel Maïga en a profité pour faire un petit cours d’histoire sur la création de la Cedeao.« La Cedeao est née au Mali en 1975. C’est à l’initiative du président du Mali et de son homologue du Nigéria que l’idée a germé et a été partagée ensuite à l’ensemble des chefs d’Etat. Ils se sont mis ensemble pour mettre en place une organisation économique qui a évolué pour prendre des dimensions politiques. Le Mali et la Cedeao, c’est comme un père et son fils. Aujourd’hui, le vieux père est malade. Il est dans des difficultés. Ce qu’il attend de son fils, c’est qu’il l’aide, le tienne par la main pour qu’il puisse se lever. Depuis quelques années, il faut reconnaître que la Cedeao fait de son mieux. Et je crois que cette impasse que nous traversons, elle est difficile mais nous allons nous en sortir. Un père et son fils peuvent se disputer, mais jamais se séparer. Nous allons nous retrouver dans les semaines, les mois et peut-être les années à venir ».Pour le chef du gouvernement, la situation au Mali doit être analysée avec discernement, et non pas « à partir de clichés ». « La transition au Mali est différente de toutes les autres transitions. Les conditions de survenue de cette transition, si nous ne les réglons pas, nous allons nous retrouver dans d’autres coups d’État. Ça fait près de trois à quatre coups d’État en moins de trente ans. En Afrique, quand le caniveau est plein d’ordures, on enlève les ordures qu’on dépose au bord du caniveau et avant la prochaine saison de pluie, le caniveau est de nouveau rempli. Nous, nous voulons faire en sorte, qu’à la fin de cette transition, on crée les conditions pour qu’il n’y ait plus d’intervention de l’armée dans la vie nationale ».Lors de l’entretien, le Premier ministre malien est revenu sur les tensions entre son pays et la France. « Dans le Sahel, il y a deux groupes terroristes. Vous avez le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et l’EIGS (Groupe État islamique au Grand Sahara). Le territoire de prédilection du JNIM, c’est le territoire malien. L’EIGS, c’est dans la zone des trois frontières. Un jour, alors qu’on a un accord de défense, le président français décide, parce qu’on a fait des nominations qui ne lui plaisent pas, d’arrêter les opérations militaires sans nous aviser. A quoi sert l’accord alors », s’interroge Choguel Maïga qui en veut à la France d’avoir décidé unilatéralement de combattre l’EIGS et de laisser au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.« Nous avons compris le message. Vous laissez ces emprises et vous voulez nous empêcher aussi de chercher des partenaires ? C’est quoi ça ? », a déclaré l’invité de l’Ortm qui a rappelé que le Mali ne cherche qu’à se défendre et avoir son autonomie de décision. « Cette campagne qu’il y a contre nous, ce terrorisme diplomatique, médiatique et psychologique contre nous ne nous fera pas bouger d’un iota », a martelé le Premier ministre du Mali.Avec Ortm