Yaw est dans tous états, au centre de l’école Touba Diacksao à Pikine-Est, selon le correspondant sur place de Libération online. En effet, des bulletins de Bby, pour la ville de Dakar, ont été découverts au bureau de vote numéro 8 à place de ceux de la liste dirigée par Abdoulaye Thimbo, maire sortant de Pikine.
Les sénégalais sont appelés ce dimanche aux urnes pour élire leur maire. Mais à l’Unité 12 des Parcelles Assainies, des couacs ont été notés, car le matériel n’est pas complet. Il s’agit d’un manque d’enveloppe qui a retardé le démarrage du vote.
Ce dimanche 23 janvier 2022, les électeurs sénégalais vont désigner leurs représentants au niveau des conseils départementaux, de villes ou de communes sur l’étendue du territoire. Plusieurs listes vont compétir en espérant engranger le plus de suffrages.
Il y a cependant quatre (4) circonscriptions électorales où faute de listes en compétition, des bulletins blancs vont côtoyer la seule liste qui se présente. Ces localités sont principalement :
Darou Nahim et Touba Mosquée dans le département de Mbacké Touba Merina dans le département de Kébémer; Fass Ngom dans le département de Saint-Louis.
Dans les cas où, à une élection, une seule liste ou un seul candidat se présente aux suffrages des électeurs, il sera disposé des bulletins blancs dans chaque bureau de vote en nombre au moins égal à celui des électeurs.
La mise en place du bulletin blanc permet de garantir le caractère secret du scrutin. Une fois que l’électeur sera identifié avec la présentation de la carte d’électeur, il prendra le bulletin de la liste et le bulletin blanc. L’électeur se rendra ensuite au niveau de l’isoloir afin de choisir l’un des bulletins avant de jeter l’autre à la poubelle disposée à cet effet.
Lors du dépouillement, les bulletins blancs sont décomptés séparément. Ils n’entrent cependant pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés. Toutefois, il en est fait mention sur le procès-verbal des opérations du bureau de vote et dans les résultats des scrutins.
« Delenda Carthago » ! On raconte que Caton l’ancien, durant les guerres puniques qui opposèrent Rome à Carthage, martelait invariablement « qu’il faut détruire Carthage », quelque que soit le thème qui était débattu au Sénat. Au Sahel, Caton semble avoir beaucoup d’émules, qui font de la présence militaire française, l’Alpha et l’Omega de tous les malheurs qui secouent cette partie du continent. Mais, puisqu’il n’est plus permis de débattre sereinement de cette question sans être taxé de « pro- français » et tutti quanti, l’auteur de ces lignes tient à lever, d’emblée, toute équivoque. En une vingtaine d’années de pratique à éclipses du métier de journaliste et d’analyste politique, on ne trouvera pas dans mes écrits une ligne qui fait l’apologie de l’ancienne puissance coloniale. Bien au contraire ! Pour ne prendre que quelques exemples, au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy comme président de la République française, j’avais écrit un article publié par Le Courrier International et repris par Le Monde. Son titre ? « Un pyromane à l’Elysée ». Je prédisais, vu le comportement de caïd de l’impétrant, qu’il allait mettre littéralement le feu aux poudres. Ce qui advint quelques mois plus tard, avec les émeutes qui firent flamber les banlieues françaises. L’agité de l’Elysée déclenchera plus tard un autre incendie, la guerre de Libye, point de départ de la déstabilisation en profondeur du Sahel. Mieux, Directeur de l’information de la Tfm, l’un de mes meilleurs souvenirs dans cette rédaction fut d’avoir pris la responsabilité entière de faire inviter, grâce au Docteur Dialo Diop du Rnd, au journal de 20H, l’historienne Armelle Mabon qui revisita le bilan du massacre des Tirailleurs sénégalais du camp de Thiaroye. Les révélations de cette dame teigneuse, honnie par une bonne partie de l’establishment militaire français, firent l’effet d’une bombe. Beaucoup de journaux embrayèrent dessus pour réclamer des comptes à l’ancienne puissance coloniale. Pour boucler la boucle, dans la même foulée, je partis interviewer à Diakhao le vieux Biram Senghor dont le père Mbap, fut l’une des victimes de cet effroyable massacre et dont il réclame en vain depuis la réhabilitation. Cette tragédie qui frappa la famille Senghor n’est que le prolongement d’une longue tradition de violence d’Etat de la part de la France. Une violence incarnée à travers les siècles par de sinistres personnages comme Joseph Fouché, conventionnel régicide pendant la Révolution française, surnommé « le mitrailleur de Lyon », ville où il exécuta des centaines de personnes avant de tourner casaque et devenir ministre de la Police, le général Paul Aussaresses, bourreau des nationalistes algériens qu’il se vantait, au soir de sa vie, d’avoir massacré « sans regret ni remords » ou encore le tristement célèbre Jacques Foccart, âme damnée du gaullisme et architecte d’un nombre incalculable de barbouzeries et de coups tordus en Afrique. De la répression de l’insurrection malgache qui fit des dizaines de milliers de morts à l’anéantissement du maquis de l’UPC conduit par l’héroïque Ruben Um Nyobé, qui fit autant de victimes, la France a laissé une longue trainée de poudre et de sang sur le continent. Il faudrait des rayons entiers de bibliothèque pour documenter l’étendue de ces crimes dont elle ne s’est jamais excusée. Cela dit, essayons maintenant d’examiner sereinement les faits qui se déroulent actuellement au Mali et au Sahel, problématiques majeures dont se sont emparés des populistes et des gourous de sous-préfecture qui, confondant histoire et hystérie, font régner une terreur médiatique sur les réseaux sociaux où l’anathème tient lieu d’argumentation et les logorrhées font office de réflexion .
Il ne fait aucun doute que la France porte une responsabilité historique dans la déstabilisation en cours du Sahel, consécutive à la chute du colonel Khadafi. Avec le retour de la Lybie avec armes et bagages des combattants touarègues de la « légion verte » qui ont tôt fait de relancer leur irrédentisme atavique, avant de se faire doubler par des djihadistes, la boîte de Pandore était ouverte au Mali. Mais si le pays a pu sombrer aussi rapidement dans le chaos, c’est aussi qu’à quelques exceptions près, il le doit à l’impéritie de la plupart de ses dirigeants successifs qui se sont souvent signalés par une gestion erratique de l’Etat. Le clientélisme, le népotisme, la corruption endémique et le manque de justice sociale ont fait le lit de l’insurrection islamiste dans les zones où les populations ont toujours été livrées à elles-mêmes et ont servi de caisse de résonnance au djihadiste Amadou Koufa et ses séides. Pire, c’est le coup d’Etat du capitaine Amadou Haya Sanogo qui renversa le Président Amadou Toumani Touré en 2012 qui précipita la déroute de l’armée malienne et permis l’occupation du Nord par les rebelles touarègues et les insurgés islamistes. Cependant, quelques que soient ses turpitudes passées, présentes et à venir, il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre que c’est l’intervention décisive de la France à Konna, décidée par François Hollande, qui stoppa les colonnes djihadistes. Sans le déclenchement de l’ « Opération Serval », on parlerait aujourd’hui très certainement de l’émirat du Malistan. C’est donc vraiment enfoncer des portes grandement ouvertes de dire que la France est au Mali d’abord pour sauvegarder « ses intérêts. » Bousculée par des puissances émergentes, l’ancienne Métropole, dans un mélange de condescendance et de paternalisme, plus que le pillage largement fantasmé des ressources du Mali, est d’abord intervenue dans ce pays pour « tenir son rang » et porter ce qu’elle croit être « le fardeau de l’homme blanc ». Les anciennes colonies de son « pré carré » étant l’un des rares endroits où elle peut encore garder l’illusion de jouer dans la cour des grands. Pour autant, il serait réducteur est illusoire de croire que la France est seule, comme le répètent à tout bout de champs les révolutionnaires de salon, à gérer ses « intérêts » au Mali. Pendant tout le temps qu’il a été au pouvoir, le Président mauritanien Ould Abdel Aziz a fait de la question malienne une sur-priorité, craignant une contagion à ses frontières. Plusieurs fois, des unités de l’armée mauritanienne ont pénétré ainsi en profondeur en territoire malien pour frapper des bases « terroristes ». Un moment, « Aziz » a même discrètement joué le rôle d’un véritable proconsul au Mali, en s’activant de manière décisive, grâce à ses nombreux réseaux sur le terrain, pour la réélection du Président Ibrahim Boubacar Keïta, fortement affaibli par sa gestion de cette crise proteiforme. Que dire de l’Algérie, parrain et garant des Accords d’Alger, que des rumeurs tenaces mais invérifiables, soupçonnent de jouer un rôle trouble dans la traque du djihadiste en chef Iyad Aghali ? Longtemps à la traine face à la menace de contagion islamiste, même le Sénégal est en train de mettre les bouchés doubles pour se constituer un glacis sécuritaire à l’Est. Et concernant la stratégie de lutte contre les djihadistes, c’est peu de dire que le Niger, pays également frontalier du Mali, n’a jamais été sur la même longueur d’onde que Bamako, surtout depuis l’élection de Mouhamed Bazoum, grand connaisseur de la problématique sécuritaire au Sahel en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur de son pays. Si on ajoute à cela que la Turquie, le Qatar et maintenant la Russie, via son bras armé officieux Wagner, sont à l’affût pour jouer leur partition au Mali, avoir la France pour seule ligne de mire relève d’une grille d’analyse trop hémiplégique.
C’est dans ce méli-mélo géopolitique et dans un contexte sécuritaire tendu qu’est intervenu en Août 2020 le coup de force de la bande du colonel Assimi Goita, dont certaines figures n’étaient pas à leur premier putsch. C’est le cas du colonel Malick Diaw, actuel Président du « Parlement » de la junte de Bamako, le Conseil national de Transition (CNT). La Cedeao, organe aujourd’hui voué aux gémonies par de larges secteurs de l’opinion publique malienne, avait plutôt fait preuve de mansuétude à l’égard des jeunes officiers. Mais, moins d’un an après leur arrivée au pouvoir, le colonel Goita et ses compagnons, opéraient un second coup de force pour éjecter la composante civile de la Transition incarnée par le Président Bah Ndao et le Premier Ministre Moctar Ouane, qu’ils avaient pourtant cooptés, au motif, entre autres, qu’ils prenaient leurs ordres de l’Elysée. La Cedeao, en dépit de ses réussites incontestables au Libéria, en Guinée Bissau ou plus récemment en Gambie où sa pression militaire a permis le départ du pouvoir de Yahya Jammeh, malgré des moyens très limités, n’a toujours pas bonne presse auprès de larges couches de la population africaine. Son image de « syndicat de chefs d’Etats » lui colle à la peau comme une tunique de Nessus. Son peu d’empressement à corser son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, dans le but de condamner les coups d’Etat constitutionnels qui servent souvent de matrices aux coups d’Etat militaires, a creusé davantage un fossé entre la Cedeao et des populations révulsées par l’incurie de certains de leurs dirigeants et aspirant légitimement à un meilleur leadership. Mais, pour autant, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Autrement dit, au risque d’aggraver son cas, l’institution pouvait-elle laisser la junte dirigée par Assimi Goita dont les engagements initiaux relèvent encore de l’ordre des promesses, pousser l’audace jusqu’à proposer une transition comprise entre « six mois et 5 ans » et tourner ainsi en bourrique le médiateur désigné par l’instance sous-régionale, en l’occurrence l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan ? Penser que le Président Buhari, dirigeant à la très forte personnalité et lui-même ancien putschiste reconverti à la démocratie, pouvait laisser passer un tel affront, montre le manque de maturité politique de la junte malienne et souligne l’ignorance crasse de leurs supporteurs qui voient partout la main de la France, dans une sorte de délire monomaniaque. De la complexité de la crise malienne, les drogués du buzz et les camés des « like » qui sévissent sur les réseaux sociaux, n’ont cure. Ces Torquemada 2.0, avec une incroyable paresse intellectuelle, préfèrent chaque jour distiller le venin de la désinformation et de la manipulation. Ils se veulent les agents autoproclamés de la police de la circulation de la pensée, condamnant au bûcher médiatique toute voix dissonante. Aussi dures que soient les sanctions de la Cedeao pour les populations maliennes déjà fortement éprouvées, elles étaient prévisibles devant l’autisme suicidaire du colonel Goïta et la fuite en avant orchestrée par son Premier ministre Choguel Maïga. Devenu l’incarnation du nouveau nationalisme africain pour ses aficionados, l’homme multiplie les coups d’éclat et les coups de menton, dans une surenchère populiste permanente. Pourtant, le parcours sinueux de ce politicien extrêmement ambitieux devrait inciter ceux qui en font leur héros à la prudence. Ancien membre du RPM, le parti de l’ancien Président Moussa Traoré, Choguel Maïga a été aussi ministre sous le règne d’Amadou Toumani Touré, avant de rallier le gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keita. Il en sera même le porte-parole zélé avant de lâcher brutalement IBK et adhérer au M5 RFP, organisation dont les manifestations monstres exigeant le départ de l’ancien Président, ont servi de cheval de Troie aux militaires pour prendre le pouvoir. La vérité avec la junte malienne, c’est que les jeunes officiers aux commandes de cet immense Etat ont pris goût au pouvoir et n’envisagent pas de sitôt de retourner dans les casernes. Céder à leurs desideratas serait un appel d’air pour tous les apprentis putschistes de la sous-région comme on l’a vu récemment au Burkina Faso, pays durement frappé aussi par une insurrection djihadiste, avec l’arrestation d’un officier accusé de vouloir renverser le régime. Robespierre, au moment de sa chute, se serait écrié, dépité : « La République est morte et les brigands triomphent !» Au Mali où le risque de « Somalisation » du pays n’a jamais été aussi grand, il faut prier que les rentiers de la crise et les démagogues de tout poil ne triomphent pas.
Je publie mon article qui date de mars 2012 et qui portait sur la situation du Mali.La situation actuelle du Mali m’oblige à le publier encore pour ainsi apporter ma modeste contribution par rapport au débatŋ actuel.
Le Mali pays de l’Afrique de l’Ouest, indépendant depuis 1960 et membre de la CEDEAO,fut l’objet d’attaques, le 17 janvier 2012 par d’abord deux mouvements de lutte que sont les rebelles Touaregs du Mouvement National pour la Libération de l’Azawat (MNLA), et le Mouvement Salafiste d’Ansar Dine. Ces derniers, après leur victoire sur une armée malienne complètement démunie et dépourvue d’équipements et de méthodes de guerres efficaces , se verront renforcés par leurs frères d’esprit, du Mouvement d’Aqmi et du Mujao, pour ensemble former un état islamique dans la zone conquise.Ces mouvements fondementalistes arabo-touaregs qui se définissent, aujourd’hui, comme étant de « grands défenseurs » de l’islam, ont comme stratégie commune de lutte le « Jiahad ». Cette forme de guerre sainte, perpétuée au nom de l’islam, a pour but de faire régner la Charia comme loi d’organisation d’une société déterminée. Malheureusement pour eux, une telle propagande ne prospère pas, car l’islam demeure une religion de paix et de tolérance, en témoigne sa forme soufi qui nous enseigne de par son histoire que l’une des plus importantes guerres saintes enregistrée à son actif fut celle de Badr. Cette guerre qui a vu la participation même du prophète Mohamed (570-632) verra la victoire des musulmans sur leurs ennemis, et marqua ainsi l’implantation de ce dernier sur la terre d’Arabie et l’abolition aussi de cette forme de lutte et de conquête. A la place de la guerre sainte, la guerre contre les vices connue sous le nom « Jiahad Nafsi» est recommandée pour tout bon musulman d’après beaucoup de sources hadith. Cependant, malheureusement pour le peuple malien qui après tant de siècles d’histoire, allait être victime d’agressions de la part de ces soi-disant avocats et porte-drapeaux de l’islam. Ces fondamentalistes et « grands défenseurs » de la charia finissent de représenter aux yeux de beaucoup de musulmans, de vulgaires bandits de terroristes qui, à travers leurs comportements et actes posés, montrent le mépris et l’arrogance qu’ils ont nourrissent pour ce peuple du Mali. En effet, ce pays, en raison de son rôle historique symbolisé par le croisement de trois grands empires que sont le Ghana (sous le règne des Sarakolés au IV siècle), le Mali sous Sundjata Keita au XI siècle avec la mise en œuvre de la charte du Mandé et le Songhaï fondé par Sonni Ali Ber puis Askia Mohamed au XV siècle, en plus de son passé de terre d’ échanges et de métissages sociaux-culturels, symbolisés par l’architecture et les monuments historiques de Tombouctou devenus patrimoine mondial de L’UNESCO gage de la richesse de son passé, mérite aide et assistance afin que ce legs historique puisse être conservé pour eux d’abord, ensuite pour l’Afrique et enfin pour l’Humanité tout entière.Ce rappel historique m’amène à poser le débat de fond qui, à mon avis, devrait porter sur le positionnement et la participation de l’Afrique noire dans ce conflit. Je dis bien l’Afrique noire par rapport à une question qui la concerne et qui est matérialisée par l’élan de solidarité autour des pays africains par rapport aux pays du Maghreb qui, à mon avis, à travers leurs comportements ,discours et actes, ont fini de montrer leur rôle dans ce conflit.Les pays de la CEDEAO, malgré un comportement décevant, lié à leurs engagements et discours concernant l’avancée des terroristes et à une politique lente marquée par une absence de prise de décision commune, sont en train de reprendre le train de la marche historique pour avoir pris la décision salutaire et courageuse d’accompagner la France avec l’envoi de plus de 3000 soldats pour combattre les terroristes, pour le bonheur de tous les citoyens de la zone ouest africaine, voire même de l’Afrique noire.Aujourd’hui la marche du monde et la géopolitique actuelle voudraient que cette force africaine qui opère au Mali puisse constituer de levier de protection et d’anticipation pour résoudre les conflits qui peuvent intervenir dans les différents pays du continent. L’Union africaine peut saisir cette occasion pour qu’enfin une OTAN (organisation du traité de l’Atlantique Nord) à l’africaine puisse en découler. L’histoire évolutive voudrait que la logique interpelle enfin les dirigeants africains à s’armer davantage de courage et d’amour pour leurs peuples afin de sortir ce beau continent de l’incertitude où il est plongé, depuis des siècles.Voici l’Afrique en possession d’une belle occasion pour, cette fois-ci, faire l’Histoire afin de cesser de la subir.Quel que soit son nom ou bien l’appellation qu’on lui donnera, ce déploiement des forces africaines devrait jeter les bases d’une Afrique unie et sans barrières où l’Est, l’Ouest, le Nord et le Sud vont ensemble converger et œuvrer pour le développement intégral du continent. Un développement sectoriel ou bien étatique est à mon avis incompatible avec les réalités historiques. Ainsi interrogée, l’histoire permettrait aux leaders africains d’aller au-delà des frontières artificielles que Berlin sous Bismarck (1884-1885) avait tracées, et de retrouver les grands ensembles d’empires ou regroupements de peuples qui constituaient l’Afrique d’avant la colonisation. Jamais le Sénégal ne se fera sans la Gambie, jamais l’Ethiopie ne décollerra pas sans l’Erythrée, jamais le Maroc ne se développera sans l’Algérie. En outre, envisager l’économie et le développement d’une manière solidaire et communautaire peut constituer une garantie de paix et d’avancée pour la résolution des conflits et des crises en Afrique. Cette logique de pensée se rapproche de celle dégagée par l’éminent professeur Djibril Tamsir Niane qui dans le journal le Soleil du Mardi invitait les dirigeants africains à créer l’unité autour de la question malienne. Le Professeur Niane préconise une solution qui devrait impérativement passer par l’unité et une force de défense commune.
Une collision entre une moto et une voiture de transport en commun a fait deux morts, vendredi soir, dans le département de Goudiry (est), a appris l’Aps d’une source sécuritaire locale. Les victimes sont des militants de la coalition dirigée par Salif Tewett pour l’élection du conseil municipal de Boynguel Bamba, une commune du département de Goudiry. Le convoi de la coalition revenait de son dernier meeting, qui s’est tenu à Nanganam.Avec Aps