LE MALI DOIT SORTIR DU FCFA SELON LE DOCTEUR NGONGO SAMBA SYLLA
LE MALI DOIT SORTIR DU FCFA SELON LE DOCTEUR NGONGO SAMBA SYLLA Lire la suite »

Lorsqu’une question politique ou géopolitique, voire géostratégique est passée au peigne fin par des intellectuels de la facture de monsieur Babacar Justin NDIAYE, toute autre analyse aussi pertinente qu’elle soit, ne sera qu’accessoire ou répétitive. Cependant, en modeste observateur, je n’ai pu m’empêcher d’extérioriser ma pensée très simpliste tirée d’une inquiétude, certes juvénile, face à une situation aujourd’hui malienne,mais qui impactera inévitablement le Sénégal.En cause, la démarche de la CEDEAO et de l’UEMOA qui semble paradoxale à la volonté de la communauté internationale de venir en aide au Mali depuis le début de la lutte contre le terrorisme.Lorsque le pouvoir de Bamako fut menacé par l’ennemi, l’Organisation des Nations Unies prit la ferme résolution de venir en aide au Mali, sous l’impulsion de la France qui se précipita en premier pour soi-disant barrer la route au djihadiste. Comment expliquer que cette même France, acteur majeur de l’intervention de la communauté internationale au Mali, décide de manière unilatérale de se retirer du Mali pour réorganiser ses forces ailleurs, sous une dénomination encore plus énigmatique que la première, pour lutter contre les mêmes terroristes. Soit le Président français a commis une erreur tactique dans cette réorganisationOu bien la lutte contre le terrorisme au Mali n’a jamais été la vraie motivation de la FranceOu encore, la menace n’a jamais existée en réalité, ce qui renvoie à la deuxième interrogation Pour couronner le tout, la CEDEAO et l’UEMOA décident d’asphyxier le Mali par dessanctions d’une rare violence.Je ne suis pas malien et je n’ai jamais été au Mali, mais les données apparentes témoignent d’une adhésion majoritaire de la population de ce pays à la gouvernance par les militaires puisqu’aucune contestation n’a été répertoriée depuis la prise de ce pouvoir. Au contraire, la manifestation de soutien à la junte de ce vendredi 14 janvier 2022 démontre suffisamment l’attachement des maliens à la politique et la refondation proposées par les militaires.Pour rappel, les Etats-Unis sont indépendants depuis 1776, pourtant en 1955, c’est-à-dire en 179 années d’existence, les hommes n’y étaient pas égaux. Un homme noir n’avait pas la même place qu’un homme blanc dans un bus de transport public. La République française a été proclamée en 1792 et c’est 152 années après, précisément en 1944 que la femme sera autorisée à voter en France. Sans aller dans la profondeur de l’évolution de ces grandes démocraties, il faut comprendre que chaque peuple à sa propre histoire et son destin. Pour murir, nous avons besoin d’expérience. Et je pense que le Mali est dans l’expérimentation de son expérience si je peux m’exprimer ainsi. Il mérite donc une chance.Et pour un Etat avec 60 années d’existence, je trouve que le Mali est en avance sur les occidentaux.Il faut condamner les coups d’Etats militaires sans perdre de vue que, ce qui compte vraiment, c’est la volonté du peuple et les maliens ont montré ce jour leur position à la communauté internationale.En dehors de la prise en compte de la volonté du peuple, la posture de la CEDEAO, démontre aisément que les dirigeants africains sont plus préoccupés par des questions politiques que l’existence même des États. Parce que de telles sanctions participent à affaiblir un État déjà désorienté, qui a besoin de rester fort pour combattre le terrorisme qui le menace dans son intégrité. Au-delà de la personne du colonel GOITA, les États frères africains laissent tomber un pays, qui lutte pour sa survie et la victime principale est le peuple malien qui ne demande qu’à vivre en paix et va malheureusement subir les conséquences directes de ces sanctions et accumulera un retard considérable dans sa propension vers le futur.Finalement, on se demande qui aide qui et pourquoi?Et le Sénégal dans ces sanctions?!!Le Mali est l’un des premiers partenaires économiques du Sénégal. En effet, par sa position géographique, ce pays n’a pas accès à la mer et n’a donc pas de possibilité d’assurer son propre service de transport maritime.Entre la Cote d’ivoire, la Guinée et la Mauritanie, les Maliens en pourcentage très élevé ont préféré le Sénégal. La raison est simple, en dehors des aspects techniques favorables, nos liens sont historiques et ont toujours été privilégiés, car le Sénégal et le Mali formaient un seul pays au lendemain des indépendances. Et le nom de l’ancien Président de la transition malienne BA NDAO en dit long sur nos liens.Si cette situation perdure, la fermeture du corridor Dakar Bamako, pilier du transport routier des deux États et poumon gauche du port autonome de Dakar, risque d’impacter sérieusement notre économie. Et dans la durée, même après la levée des sanctions, la confiance se rompra et le transporteur malien s’habituera à un autre corridor aussi périlleux soit-il, au détriment du contribuable et homme d’affaire sénégalais.Le général Charles de Gaule disait que les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts, ce que la Chine et la Russie ont compris pour s’opposer aux sanctions contre le Mali à l’ONU. Le Sénégal aurait pu mettre son véto à la CEDEAO et à l’UEMOA, car en plus d’être notre ami, le Mali est notre frère et nous avons intérêt à échanger avec le Mali.
Le capitaine Seydina Oumar Touré sur la situation du Mali Lire la suite »

Le Sénégal a levé 40 milliards de francs Cfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a annoncé vendredi le ministère des Finances et du Budget.
Dans un communiqué reçu à l’APS, le ministère indique que l’Etat du Sénégal, à travers la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, ’’a procédé, le vendredi (…), à une émission par adjudication d’obligations assimilables du Trésor portant sur une maturité de 05 ans et sur un montant de 37,5 milliards de FCFA’’.
La même souligne qu’à l’issue de l’opération, ’’sur des soumissions reçues de 180 milliards de FCFA, correspondant à un taux de couverture de 479%, un montant de 40 milliards de FCFA a été retenu avec un taux d’intérêt de 4,29%, soit le taux le plus bas de l’Union’’.
’’Ces résultats confortent la qualité de la signature du Sénégal et l’appréciation positive des politiques publiques, par les investisseurs’’, salue le ministère, notant que ’’cette intervention a été réalisée avec la collaboration de l’Agence UMOA-Titres et de la BCEAO’’.
DAKAR LÈVE 40 MILLIARDS DE FRANCS CFA SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA Lire la suite »

Le remue-ménage se poursuit dans les cabinets d’instruction qui ont connu quelques changements jeudi dernier. Du moins, selon le quotidien Les Échos qui donne l’information.
Le juge Abdoulaye Assane Thioune quitte le 2ème cabinet. Par consultation à domicile, ce magistrat instructeur a été appelé à quitter son fauteuil pour devenir juge du siège.
D’après les sources du journal, il a été remplacé à ce poste par Mamadou Seck, qui n’aura fait que quelques jours au 3ème cabinet avant de prendre la place du juge Thioune.
Si certains parlent d’erreur corrigée, d’autres estiment qu’il s’agit d’une sanction à l’encontre du magistrat qui aurait mal géré l’affaire des passeports diplomatiques.
Car, dans cette affaire qui attire toutes les attentions, le procureur de la République avait requis le mandat de dépôt aussi bien pour Mamadou Sall que pour Babacar Biaye.
Du coup, personne ne comprend que, jusqu’à présent, seul le député Mamadou Sall ait été inculpé et envoyé en prison.
Son autre collègue parlementaire est comme oublié par le magistrat instructeur. L’autorité, qui suit de très près cette affaire, aurait décidé de l’enlever du poste pour le faire remplacer.
Magistrature : Encore un chamboulement ! Lire la suite »

La Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue dimanche dernier à Accra a prononcé des sanctions contre le Mali. Les dirigeants ouest-africains ont décidé de la fermeture des frontières des pays membres avec le Mali dont les avoirs au sein de l’UEMOA ont été également gelés. Le pays ne pourra plus bénéficier des appuis des banques affiliées à l’union monétaire.
En réponse, les autorités transitoires maliennes ont appliqué la réciprocité en fermant leurs frontières terrestres et aériennes à tous les pays de la CEDEAO, à l’exception de la Guinée Conakry. Mais cette réplique ne suffit pas à la junte qui a appelé les maliens à manifester leur désaccord avec ces mesures restrictives contre leur pays par l’organisation ouest-africaine.
Le Colonel Assimi Goïta vise à travers ces rassemblements qui se tiennent sur l’étendue du territoire malien, jauger sa popularité. L’homme fort de Bamako qui est au pouvoir depuis l’éviction de Bah N’daw et de son Premier ministre Moctar Ouane n’a pas connu de répit.
Au bras de fer avec l’allié français sur la question du retrait de Barkhane et de l’arrivée de mercenaires russes de Wagner, l’ancien patron des forces spéciales maliennes dans le centre du Mali doit ajouter l’opposition d’une bonne partie des formations politiques à sa volonté de proroger la transition de quelques années.
Un nouveau front s’est ouvert avec la CEDEAO qui exige le respect du calendrier électoral défini par le premier gouvernement, à savoir l’organisation de la présidentielle et des législatives au 27 février 2022. Un calendrier rendu caduc par les conclusions des Assises nationales de la Refondation de décembre dernier qui ont proposé une transition de 6 mois à 5 ans. Mis sous pression par la CEDEAO, Bamako a présenté un chronogramme étalé sur 5 ans, avec une présidentielle en…2026. Dès lors, s’est installé un dialogue de sourds entre les deux parties. La suite est connue de tous.
Les manifestations de ce vendredi ne sont donc que la suite logique de ce conflit dont les conséquences sur la population malienne risquent d’être catastrophiques.
Avec le gel de ses avoirs par l’UEMOA, le Mali se dirige vers une asphyxie financière qui sera d’autant plus difficile à supporter que le pays est déjà confronté à une crise sécuritaire dont il ne peut se sortir depuis plus de dix ans.
Dans ce contexte on ne peut plus difficile, enrôler le peuple malien est un défi immense pour la junte qui a mis les petits plats sur les grands pour la réussite de l’exercice de ce vendredi.
À Bamako, le rassemblement est prévu à la place de l’Indépendance et enregistrera la participation des ministres du gouvernement de Choguel Maïga. Ce dernier, selon le programme lu à Dakaractu, devrait prononcer le discours de clôture.

Les matchs se suivent et se ressemblent pour les Lions du Sénégal dans cette 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Les Lions ont été accrochés cet après-midi par le Sily National.

Pour le compte de la deuxième journée du groupe B, le Sénégal a été tenu en échec par les Guinéens amenés par un excellent Naby Keïta. Sur la pelouse du stade Omnisports de Bafoussam, les Lions n’ont pas trouvé les ingrédients nécessaires pour venir à bout de la Guinée. Mais, avaient-ils réellement les arguments pour faire mieux dans cette rencontre ? Aliou Cissé a dû trimer pour composer son onze de départ.
Le onze de départ
Avec les absences de Gana Gueye et de Kalidou Koulibaly, Aliou Cissé a dû composer sa formation de départ avec les joueurs à sa disposition. Le Sénégal a défié la Guinée cet après-midi avec un onze inédit. Seny Dieng, Pape Abou Cissé, Abdou Diallo, Saliou Ciss, Ibrahima Mbaye, Kouyaté, Loum Ndiaye, Sadio Mané, Bouna Sarr, Mame Thiam et Boulaye Dia étaient alignés pour ce derby ouest-africain.
Revenus du covid, Nampalys, Pape Matar Sarr et Famara Diédhiou n’ont pas été retenus par Aliou Cissé dans son onze initial. Pourtant, la présence du milieu de terrain de Leicester a fini de démontrer sa nécessité
Le système ? 4-4-2 (selon Aliou Cissé) mais le Sénégal a évolué en 4-2-3-1
Présent en conférence de presse d’après-match, le sélectionneur national Aliou Cissé a affirmé que les Lions ont évolué cet après-midi en 4-4-2. Avec le duo Loum Ndiaye – Kouyaté au milieu de terrain, on croirait à un plan défensif d’Aliou Cissé. Deux milieux défensifs dans l’entrejeu avec Sadio Mané positionné dans un rôle de meneur pour défier l’entrejeu joueur de la Guinée, composé de Naby Keïta, Amadou Diawara et de Moriba Kourouma. Cette configuration d’équipe n’a pas aidé les Lions à développer un jeu fluide.
Ce qu’il faut indiquer toutefois, est que le Sénégal a plutôt joué dans un système de 4-2-3-1. Avec Bouna Sarr et Mame Baba Thiam sur les côtés, le Sénégal n’a pas existé sur les ailes. Pourquoi ? Cissé a préféré depuis près d’un an, de faire jouer Sadio, l’atout sénégalais le plus valeureux sur les côtés, dans le cœur du jeu. Les latéraux aussi, n’ont pas proposé grand-chose à part l’apport peu remarqué de Saliou Ciss qui revient dans le groupe après avoir été testé positif au covid.
Le choix Boulaye Dia en pointe de l’attaque aussi refait débat alors que l’attaquant de Villarreal reste sur deux prestations transparentes face au Zimbabwe et à la Guinée. Mais encore, le numéro 9 des Lions n’a pas vraiment bénéficié de ballons pour se mettre en évidence. Bouna Sarr, par contre, qui a été le deuxième joueur sénégalais qui à toucher le plus de ballons, s’est illustré dans cette rencontre comme lors de la première.

‘La première période
Sous une chaleur accablante au stade omnisport de Bafoussam, les Lions ont d’abord peiné à mettre du rythme dans la rencontre. Les Guinéens ont été les premiers à se montrer dangereux. Bouffée dans l’entre jeu par le syli national, l’équipe nationale a été inexistence au cours des 5 premières minutes. Face à un Sénégal en manque cruellement d’inspiration, la bande à Naby Keita a cru en sa chance et a multiplié les tentatives. La première vraie occasion intervient à l’heure de jeu. Sur un contre, le milieu de Liverpool centre pour Moriba, ce dernier décale pour Guilavogui qui lancé au niveau du point de penalty. La frappe du joueur du PFC est très tendre pour inquiéter Seny Dieng. La Guinée prolonge sa belle dynamique, tente d’ouvrir la marque, mais bute souvent sur un Pape Abou Cissé, concentré et sérieux. C’est avec une prestation décevante, apathique et un jeu collectif très faible que les sénégalais ont regagné les vestiaires.
‘La seconde période
Métamorphosés, les Lions plus motivés dominent le jeu au retour des vestiaires. Un réveil collectif confirmé par cette double action de Boulaye Dia. D’abord à la 53e minute sur un superbe coup franc enroulé depuis le bord gauche par Bouna Sarr. Au second poteau, Abdou Diallo plonge mais manque le cadre avec son extérieur pied gauche. Quelques secondes plus tard, cette fois avec Bouna Sarr centre en direction du premier poteau, où la tête plongeante de Kouyaté ne trouve pas non plus le cadre.
Les hommes d’Aliou Cissé accélèrent le match. Par l’intermédiaire de Sadio Mané, Bouna Sarr à l’entrée de la surface, manque l’ouverture du score (66′). Aliou Cissé cherche d’autres solutions, lance Habib Diallo qui prend la place de Mama Baba Thiam, Boulaye Dia est remplacé par Joseph Lopy du FC Sochaux. Des changements qui n’ont pas apporter grand-chose. Les deux équipes n’ont pas su se départager et se sont quittés sur un score nul et vierge. Un résultat qui arrange les deux sélections désormais 1er exæquo au classement du groupe B.
Voilà donc une seconde rencontre des Lions avec la même copie rendue face à des adversaires différents. Dans une position favorable à la qualification aux huitièmes de finale, le Sénégal devra faire montre de beaucoup de génie et de maîtrise pour s’adjuger la première place dans ce groupe tout en espérant une contre-performance de la Guinée.
Les notes du match des Lions face à la Guinée
Seny Dieng 5
Pape Abou Cissé 5
Abdou Diallo 6
Saliou Ciss 6.5
Ibrahima Mbaye 3
Loum Ndiaye 4
*Cheikhou Kouyaté 7
Sadio Mané 4
Bouna Sarr 5
Mame Thiam 4
Boulaye Dia 4
CAN 2021 – Sénégal vs Guinée : Analyse et notes du match des Lions Lire la suite »