« Nous rendons grâce à Dieu; la démocratie sénégalaise a une fois de plus rayonné à travers le scrutin du 23 janvier. Nous félicitons Seydina Issa Laye Samb et Barthélémy Dias, respectivement donnés vainqueurs par les urnes à Yoff et à Dakar. Nos encouragements et vœux de réussite pour l’intérêt général. Nous exprimons nos remerciements à tous les Dakaroises et Dakarois qui nous ont démontré une adhésion entière à notre ambition pour l’émergence de notre ville capitale. Notre engagement à vous servir demeure intact », a posté le maire sortant de Yoff et candidat de Bby à la mairie de Dakar sur sa page Facebook.
Les résultats provisoires des élections locales, dans beaucoup de communes, sont favorables à la coalition Yewwi Askan Wi. Et pour le journaliste et analyste politique Cheikh Yerim Seck, la coalition Benno Bokk Yaakaar a tout intérêt à « rectifier le tir ». Au cas contraire, ces élections seront « l’acte 1er vers la chute ». Pour corroborer son analyse, Cheikh Yerim tient pour exemple les dernières élections locales sous Wade. Le journaliste considère que Macky Sall devrait faire revenir ses compagnons qui détiennent un ancrage populaire. « Macky Sall avait restreint la base populaire du régime », poursuit-il sur la Tfm au lendemain du suffrage. En outre, Cheikh Yerim juge nécessaire que Macky, pour sortir de l’ornière, fasse renaître l’espoir chez les Sénégalais.
J’adresse mes félicitations à mon jeune frère, le maire Bara Gaye et au nouveau conseil municipal. Je leur souhaite bonne chance pour ce nouveau mandat. Je remercie les électeurs et toutes les populations de Yeumbeul Sud qui ont cru en la dynamique du #YeumBeulBouBess.J’exprime ma gratitude aux militants, dignitaires et religieux pour leur disponibilité, leur soutien et leurs prières. Je remercie également tous les responsables de partis, mouvements et autres associations regroupés dans la Coalition Benno Bokk Yakaar qui a porté ma candidature.Merci à Mme Hott pour son engagement, son accompagnement sans faille et ses efforts inlassables tout au long du processus.Je reste engagé pour Yeumbeul car ma conviction en un #YeumbeulBouBess est intacte. Vive Yeumbeul Sud ! Vive Yeumbeul Bou Bess !
Nous n’avons pas encore tous les résultats des élections locales du 23 janvier 2022 au Sénégal. Mais ceux que nous avons déjà montrent une tendance: le président Macky Sall, détourneur en chef des richesses du peuple sénégalais à son profit et au profit de ses maîtres impérialistes, et ses alliés ont été sanctionnés. Quoi de plus normal devant la destruction massive de notre économie, de notre système éducatif, de notre système sanitaire, de notre environnement! Cependant cela ne nous fera pas oublier ou banaliser le fait qu’il y a eu du vol dans ces élections. Une machine bien huilée qui avant les élections, pendant les élections et après les élections vole les élections. N’oublions pas les modes de scrutin, son caractère censitaire, la manipulation de certains préfets, sous-préfets, gouverneurs indignes, l’achat des consciences… Justement, l’élimination des listes de l’opposition par certains préfets et sous-préfets avait pour objectif de contenir la déferlante populaire. Bravo au peuple sénégalais ! C’est lui qui après être sorti en mars 2021 a déroulé une seconde vague celle-ci électorale. Le peuple a raison de jubiler. Aux élus de démontrer qu’ils seront des élus du peuple et non des élus d’une femme ou d’un homme. Peuple sénégalais, n’allons pas nous coucher. Ne commettons pas l’erreur d’élire et de réélire et de retourner à nos moutons.La surveillance active vigilante et prudente des équipes municipales et départementales devra se faire au quotidien. Marquons à la culotte nos élu.e.s! Les élections ont eu lieu hier 23 janvier. À partir d’aujourd’hui nous recommençons nos manifestations, nos conférences de presse, nos réunions avec le peuple sénégalais qui souffre et qui se bat pour sortir de son oppression. Et nous serons à ses côtes.Nous continuerons, aux côtés des victimes, à nous battre pour que les nouvelles équipes municipales règlent les spoliations foncières héritées des anciennes équipes. Nous continuerons à nous battre pour une gestion démocratique des municipalités et des conseils départementaux.Gestion participative n’est pas implication des populations. Nous militons pour que les populations soient l’Alpha et l’Omega de la gestion territoriale. Les nouvelles équipes municipales sorties des élections locales de ce 23 janvier 2022, devront être aux côtés de leurs populations opprimées par le pouvoir central et non garder une posture activement complice ou silencieusement couarde.Nous allons aider les municipalités qui le souhaitent à gérer ce qui leur a été confié conformément aux intérêts des populations.Nous allons continuer à occuper la rue avec les Sénégalais qui se battent contre les injustices qui leur sont faites par le pouvoir central et les pouvoirs municipaux.Notre objectif est le « Askan Wi Yewwi », l’autonomie populaire.Après le « Yewwi municipal » le peuple devra réaliser le « Yewwi de l’assemblée nationale », le « Yewwi national » et le « Yewwi continental » du néocolonialisme, de la démocratie bourgeoise, de l’oppression économique, environnementale…La lutte continue donc! Non au néocolonialisme !Non à la 3e candidature illégale !REFUSONS !RÉSISTONS !LUTTONS !ORGANIZE, DON’T AGONIZE!RESISTANCE!GMS
Tous ceux qui pouvaient être sceptiques quant à la fiabilité du processus électoral sénégalais peuvent réviser leurs appréhensions. La preuve par le dénouement du scrutin d’hier 23 janvier 2022. Les vaincus ont concédé leur défaite et les vainqueurs ont jubilé. Les résultats des élections départementales et municipales ne sont pas encore définitifs mais ils semblent refléter étrangement ceux de la dernière présidentielle. Dans la plupart des circonscriptions du pays, les candidats présentés sous l’étiquette de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) ont été plébiscités alors que dans beaucoup d’autres, ce sont des listes parallèles, déposées par des ténors du camp présidentiel, qui n’avaient pas trouvé grâce dans les investitures et qui avaient choisi de déposer leurs propres listes pour se jauger au niveau de leurs fiefs respectifs, qui ont fini par ravir la vedette. Ces candidats ont battu campagne en proclamant leur ancrage aux côtés du président Sall. Seulement, on avait auguré que l’éparpillement des votes avec plusieurs listes concurrentes allait peser négativement sur la balance de l’opposition mais le risque s’est avéré plus grand pour le camp au pouvoir.
Benoit Sambou ouvre un boulevard à Ousmane Sonko à Ziguinchor
L’émiettement des votes potentiels de Bby entre une multitude de listes a pu constituer une réelle menace, eu égard au système électoral avec un panachage du scrutin proportionnel et un scrutin majoritaire à un tour unique. La dispersion des voix du camp présidentiel a conforté l’élection de Ousmane Sonko à Ziguinchor. Les voix engrangées par Benoit Sambou, tête de liste de Bby, ont été fatales au maire sortant Abdoulaye Baldé candidat de l’Ucs Mbolo mi qui n’avait pu obtenir l’investiture de Bby. En vérité, seul Benoit Sambou n’avait pas compris que le seul moyen de barrer la route à Ousmane Sonko résidait dans un regroupement derrière Abdoulaye Baldé. Peut-être que Benoit Sambou avait d’autres motivations ! De même, la ministre Aminata Assome Diatta qui avait abandonné son électorat de la Bignona évitant une confrontation avec Ousmane Sonko pour se réfugier à Keur Massar n’a pas eu la main heureuse.
A Rufisque, les divisions entre Ismaila Madior fall, Seydou Diouf, Souleymane Ndoye et autres se révèlent être du pain béni pour Yaw. C’est certainement le cas à Sangalcam, à Keur Massar et à Peckesse où le maire sortant Djibo Mbaye et l’ancien Directeur général de la Senelec Pape Dieng se sont neutralisés au profit de Ndiaw Thiam de Wallu Sénégal.
Les mêmes divisions au sein du camp du président Macky Sall ont compromis le sort de Abdoulaye Diouf Sarr à Dakar. Ainsi, pourrait-il regretter les quelques voix glanées par la liste de Mame Mbaye Niang de Avenir Sénégal 2035 et de Euleuk Sénégal ou de Bunt BI, toutes émanant des flancs de Bby. Aussi, Abdoulaye Diouf Sarr n’a pas su faire montre de capacités de rassembleur autour de sa personne. Nous alertions sur de tels risques dans une chronique en date du 6 Décembre 2021 intitulé : « Pour que Diouf Sarr gagne à Dakar ». Mais manifestement le ministre de la Santé était autiste ou refusait d’écouter la moindre mise en garde. A son corps défendant, les divisions et aigreurs dans son camp ne lui ont pas rendu la tâche facile. On remarquera que le président Sall a systématiquement gagné les élections nationales à Dakar depuis 2012 mais ses poulains ont toujours perdu les élections locales. Au demeurant, le camp du président Sall a réussi à conserver la quasi-totalité des mairies qui étaient en sa possession. On rappellera que les villes de Ziguinchor et Dakar étaient dirigées par d’autres familles politiques.
Partout ailleurs, si la compétition électorale a pu être âpre, il reste qu’elle n’aura pratiquement opposé que des ténors du camp présidentiel. Ceux parmi eux qui ont en effet gagné contre Bby dédient leur victoire au Président Macky Sall. On retiendra la grande défaite de Idrissa Seck à Thiès où son poulain Yankhoba Diattara n’a pas réussi à surmonter les divisions avec talla Sylla le maire sortant ainsi que des responsables de Bby.
L’opposition a perdu son pari référendaire
L’opposition semble avoir mésestimé notamment en zone rurale, l’impact auprès des populations des réalisations du gouvernement. Les routes, les ponts, les ouvrages d’assainissements, les infrastructures de santé et les autres petites ou grandes réussites que sont la politique de filets économico-sociaux dont les financements aux jeunes et aux femmes ainsi que les bourses familiales ou encore les réalisations en matière d’électrification et/ou d’hydraulique rurale, sont différentes actions qui ont été ainsi bien sanctionnées par les électeurs.
Ousmane Sonko clamait partout que ces élections territoriales constituaient l’occasion pour prouver l’impopularité du régime de Macky Sall et ces élections allaient préfigurer les résultats de l’élection présidentielle de 2024. Il faisait de ces élections une sorte de référendum contre Macky Sall. Il annonçait même que si Bby gagne les élections, Macky Sall en tirerait la conséquence de se représenter à la présidentielle de 2024. il n’a eu de cesse de le répéter durant toute la campagne électorale comme un leitmotiv. Certes la coalition Yaw a remporté des victoires symboliques mais l’analyse fine des résultats ne permettrait d’accréditer l’idée d’un recul du camp présidentiel. Les élections locales sont bien différentes d’une élection présidentielle mais si on prend pour référence la présidentielle de 2019, le vote d’hier a épousé étrangement les mêmes configurations que celui du 24 février 2019. Ousmane Sonko peut alors déduire des résultats d’hier que le baromètre au niveau national reste très largement favorable à Macky Sall. Comment alors pourra-t’-il revenir dire au Sénégalais que Macky Sall est un président honni par ses concitoyens ?
Nous avions prévenu, dans une chronique en date du 7 septembre 2021 que « L’opposition va rater «son référendum du 23 janvier 2022 ». En effet, nous écrivions que : « La grande faiblesse de l’alliance(Yaw) est qu’elle ne présente pas d’offre politique autre que celle de «dégager le régime de Macky Sall». Ainsi, se trompe-t-on d’élections car présenter les joutes électorales du 23 janvier 2022 comme un référendum contre le régime de Macky Sall est une grave erreur d’appréciation pour Ousmane Sonko et ses alliés».
Barthélémy Dias qui avait le vent en poupe, a très largement érodé son capital sympathie par son discours des derniers jours de la campagne en bravant tout le Sénégal et toutes les institutions et menaçait de mettre le feu à Dakar. Il a parlé comme son père Jean Paul Dias, en 1993, qui prescrivait aux magistrats de se payer un linceul en cas de proclamation de résultats défavorables à son camp politique qui était celui de Me Abdoulaye Wade ! Pour autant, cela n’a pas profité à Soham El Wardini, qui a joué à l’utilitaire quand le maire Khalifa Ababacar Sall a eu des déboires judiciaires. Soham El Wardini est désormais en rupture de ban de la coalition Yaw et s’est montrée assez digne dans sa campagne électorale.
La révélation Serigne Mboup à Kaolack et les nouvelles offres politiques
Des personnalités présentées comme des leaders significatifs de l’opposition que sont Elhadji Malick Gakou, Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo, n’ont pas osé se présenter à une autre circonscription que celle de Twitter ou de Facebook. La réélection du maire sortant de Guédiawaye, Aliou Sall semblmzit être écrite d’avance mais Ahmeth Aidara investi par Yaw a pu jouer les troubles fêtes. Il reste que d’autres nouvelles candidatures ont été remarquables. La candidature de l’homme d’affaires Serigne Mboup, président de la Chambre de commerce de Kaolack, à la mairie de la capitale du Saloum, a pu paraître naturelle. Serigne Mboup avait souhaité, dans un premier temps, être investi par la coalition Bby mais faute d’obtenir l’onction du président Macky Sall, il a initié une coalition qui a pu drainer des foules importantes avec une offre politique nouvelle. Un réel engouement a été observé autour de sa candidature. Il devient ainsi maire de Kaolack, un mlaire pas hostile au camp présidentiel. Par contre, la candidature de l’ancien coordonnateur du mouvement citoyen « Y’en a marre », Fadel Barro, à Kaolack, est apparu plus comme une prétention mal placée qu’une offre politique sérieuse.
La stratégie du patron de médias Bougane Guèye Dany de la coalition Gueum sa Bopp (Gsb) a été d’être à l’affut, pour offrir sa bannière à tout frustré ou toute personne qui aurait des velléités de déposer une candidature. Qui en veut en voilà ! C’est ainsi que les couleurs de Guem sa bopp sont très présentes à travers le pays mais malheureusement cela ne s’est pas traduit en victoires électorales éclatantes. Bougane Guèye Dany pourra toujours se consoler de brandir un nombre relativement importants de conseillers municipaux élus sous les couleurs de sa coalition mais est-ce pour autant que cela signifierait un ancrage politique durable ?
Un autre enseignement et pas des moindres des joutes électorales du 23 janvier 2022 est qu’on a assisté à l’irruption de nombreux jeunes cadres qui ont brigué les suffrages des électeurs. Ce nouvel engouement pour la politique annonce-t-il un regain d’intérêt des technocrates pour les activités politiques ? Ils commencent à être nombreux à se dire que « si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique s’occupera de vous ». Alors la redistribution des cartes dans les différentes formations politiques semble s’imposer. Le président Macky Sall devra alors travailler à reconstituer sa famille politique, à la souder davantage et surtout à oser renouveler son personnel politique.
Chers amis et camarades, mon équipe de campagne vient de compiler l’ensemble des résultats pour l’élection du Maire de la ville de Guediawaye qui consacre l’élection du candidat de YAW. Je le félicite et lui souhaite pleins succès. Je remercie la population de GUEDIAWAYE et encourage la coalition Benno Bokk Yakaar. Ma passion et mon engagement pour GUEDIAWAYE restent intacts.
« Alhamdoulilah, je rends grace a Dieu Soubhanawoutalah de m’avoir fait premier magistrat de la ville de Guédiawaye. Remerciements et felicitations aux populations de Guediawaye Vive la grande coalition Yewwi askanwi», a écrit Ahmed Aïdara sur sa page Facebook.
« Message de remerciement et de félicitations, chères concitoyennes et chers concitoyens de la Commune de Saint Louis, je vous ai soumis ma candidature pour présider à la destinée de notre chère ville pour les cinq prochaines années autour du Programme Ambitieux Réaliste et Réalisable et de la Coalition And ak MTN liggeey NDAR. Votre choix ne s’est pas porté sur ma candidature, je le respecte.Je remercie toutes celles et ceux qui ont voté pour moi et pour la Coalition notamment la population de Dakar Bango qui m’a fait gagner les sept bureaux de l’École Serigne Babacar Guèye. Je remercie également tous nos leaders et militants qui se sont fortement mobilisés durant toute la campagne électorale.Je félicite le Maire sortant pour sa victoire.
A défaut de la tenue d’une conférence de presse reportée finalement, la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) s’est fendu d’un communiqué. «Dans l’ensemble, les tendances nationales donnent notre coalition largement gagnante dans plusieurs capitales régionales et départementales d’autant plus qu’en dehors des listes Benno Bokk Yaakaar, beaucoup de nos responsables sont allés à ces élections sous d’autres bannières. L’analyse exhaustive des résultats permettra d’en faire le point. Toutefois notre volonté de conquérir Dakar et Ziguinchor, en particulier, n’a pas été concluante», ont reconnu les membres dans le document signé par la Cellule de communication, ce dimanche 23 janvier tard dans la soirée.
Ainsi, diront-ils, va le jeu démocratique. «Benno Bokk Yaakaar appelle ainsi tous les militants et responsables à renforcer l’unité et la mobilisation pour des victoires encore plus éclatantes dans le futur», ont-ils souligné.
Par ailleurs, la coalition de la mouvance présidentielle a assuré que les élections territoriales de ce dimanche 23 janvier 2022 ont confirmé la vitalité de la démocratie sénégalaise. «Le scrutin s’est tenu globalement dans le calme et la sérénité. Les populations ont voté en toute responsabilité. Globalement, tous les acteurs ont donné écho à l’appel du Chef de l’Etat, Macky Sall, pour un vote apaisé. La Coalition Benno Bokk Yaakaar félicite l’ensemble de ses candidats, ainsi que ceux de toute les autres coalitions, vainqueurs comme vaincus. En dernière analyse, c’est le triomphe de la démocratie sénégalaise, le triomphe du peuple sénégalais. Le scrutin démontre, en effet, la fiabilité de notre système électoral», a-t-elle expliqué.
Au fine, Benno Bokk Yaakaar «félicite l’administration et les autres acteurs en charge de l’organisation, de la supervision et du contrôle des élections qui ont créé les conditions d’un scrutin démocratique, libre et transparent».