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Le Général de l’Armée française au Sénégal parle: « les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français »

Michel Delpi, Général de l’Armée française au Sénégal s’est exprimé au cours de cet entretien accordé en exclusivité à PressAfrik, sur les questions liées à la coopération militaire entre la France et le Sénégal, la crise malienne avec le départ des Forces Barkhane, la lutte contre le terrorisme. Revenant sur les relations militaires entre les deux pays, le Général a soutenu que ce partenariat est particulièrement dense et vertueux et représente près de 30 % des entraînements conjoints auxquels participent les EFS (Eléments français au Sénégal). Le Général s’est exprimé sur le sentiment anti-français noté dans plusieurs pays africains. Selon lui, les leaders populistes et autres leaders d’opinion nourrissent cette haine envers la France. En plus des réseaux sociaux. Entretien !!

Général, ça fait bientôt 2 ans que vous êtes arrivés au Sénégal. Quelle appréciation avez-vous du pays ?

Après bientôt deux (2) ans de présence ici, avec l’ensemble de la sous-région, puisque j’ai la chance de pouvoir me déplacer dans beaucoup de ces capitales africaines pour rencontrer les chefs d’Etat Major de ces armées, je considère que le Sénégal dispose d’un très haut potentiel dans le domaine militaire sur lequel je peux avoir un avis, dans le domaine économique bien évidemment, et en d’autres termes dans le domaine régalien, le Sénégal dispose d’atouts qui sont majeurs. C’est pour cela que le Sénégal est une tête de troupe pour l’Afrique de l’Ouest. C’est un hub avec beaucoup de passages, d’échanges avec énormément de pays quels qu’ils soient. Le Sénégal dispose de tous les atouts régaliens, en particulier avec cette présence de l’Etat sur l’ensemble du pays pour faire face aux risques d’une expansion de la menace terroriste qui pourrait venir frotter le long de ses frontières.      

À ce jour, comment se porte la coopération militaire entre le Sénégal et la France ?

Les éléments français au Sénégal, c’est un pôle de coopération à vocation régionale. Nous conduisons des actions de partenariat avec toutes les forces armées africaine qui en expriment le souhait au profit de tous les pays de la CEDEAO, plus la Mauritanie. Nous faisons que répondre à des demandes de ces pays, de ces forces armées. Ça se traduit par des entraînements conjoints et des exercices conjoints de façon à mécaniser un certain nombre de savoir faire. Consolider et accroître des capacités opérationnelles. Nous agissons notamment dans les trois milieux : terre, air, mer au profit des Forces Armées, de gendarmerie, mais sur le savoir faire militaire.

Nous sommes environ 500 militaires français auxquels nous pouvons ajouter 180 personnels civils sénégalais qui sont employés au sein des Éléments Français au Sénégal (EFS). Un tiers d’entre eux sont des personnels de catégorie A qui travaillent dans le domaine administratif. Les autres travaillent dans les domaines de soutien variés : la restauration, le transport, le soutien logistique, etc.

Nous déployons en permanence sur un certain nombre de CPI de tout petits détachements de militaires pour réaliser ces formations de manière conjoint avec nos camarades africains à leur demande selon leur agenda. 30 % et parfois plus selon les années de notre action de partenariat se fait avec les Forces armées sénégalaises. Cela se traduit par des actions de partenariat dans le domaine terrestre avec la lutte contre les engins explosifs, les mines artisanales, aussi dans le domaine du guidage aérien de façons à pouvoir dialoguer avec les aéronefs qui sont africain ou occidentaux, pour les guider sur des objectifs adverses pour pouvoir réaliser des frappes. Nous travaillons beaucoup aussi dans les échanges de bonnes pratiques sur le secourisme au combat. C’est quelque chose d’essentiel pour les armées qui sont envoyées en opération. Nous agissons aussi dans les domaines comme la mise à terre parachute.

Dans le domaine maritime, nous avons un partenariat très étroit avec la marine sénégalaise dans ce que nous appelons le contre-terrorisme maritime. Donc nous agissons en segments très pointus issus des forces spéciales. Et là, nous échangeons les bonnes pratiques. Ce que nous appelons le retour d’expériences. En comparant le matériel, les procédures, les entraînements conjoints, indispensables à toute unité qu’elle soit conventionnelle ou des Forces Spéciales de manière à se maintenir à un certain niveau de savoir faire et parfois arriver à progresser. Parce qu’on se frotte à d’autres armées étrangères.

Un exercice inter-armée dénommée Xarito

Dans le domaine aérien, nous travaillons au profit des forces de l’armée de l’air sénégalaise. Nous n’avons pas de compétences pour former des pilotes, des mécaniciens dans le domaine de la maintenance. Parce que ça, c’est très spécialisé. Mais nous agissons dans les domaines relatifs à la protection des bases aériennes. Et nous disposons ici au Sénégal d’un avion de patrouille maritime français, un FALCON 50, stationné en permanence sur Dakar, et qui est en pleine coopération avec l’Etat sénégalais dans le domaine de la lutte contre la pêche illégale, dans le domaine du sauvetage en mer. C’est-à-dire la localisation de bateau en détresse en mer. C’est également un avion qui contribue dans le cadre d’un dispositif international aux opérations de lutte contre le trafic de drogue. Qui a permis grâce à cette collaboration internationale la Marine sénégalaise d’obtenir de très bons résultats au cours de ces derniers mois avec la saisine d’une quantité importante de drogue.

15 à 25 milliards injectés dans l’économie sénégalaise

Le dernier exemple à illustrer de ce que nous réalisons avec l’Armée sénégalaise, c’est la réalisation d’un exercice interarmées que nous appelons « Xarito » amitié en wolof. Nous espérons pouvoir refaire cet exercice dans quelques mois. Je précise également dans le cadre de notre partenariat avec les forces armées sénégalaises, nous avons ici au sein de notre Etat Major des EFS, un officier supérieur Sénégalais qui y est installé de manière permanente. Ce qui illustre l’étroitesse de notre coopération de longue date. Nous avons proposé également à l’Etat Major Général des Armées Sénégalaises d’insérer un Officier Supérieur au sein de l’Etat Major des Armées à Paris. Ce qui j’espère va pouvoir se faire d’ici quelques mois. Cela illustre notre partenariat extrêmement étroit et ambitieux. Je voudrais rappeler que cette petite communauté des éléments français au Sénégal est pleinement intégrée à la population sénégalaise. J’ai évoqué 180 personnels sénégalais qui sont employés ici au sein des EFS. La grande majorité de nos personnelles vies ici en famille. Enfin, nous avons un impact sur le tissu économique Sénégalais qui n’est pas neutre. Puisque nous faisons appel en permanence aux multitudes d’entreprises sénégalaises dont nous apprécions beaucoup les compétences sur les contrats d’entretien, de rénovation, des chantiers de rénovation (construction de villa pour les familles), etc. Donc ça représente de 15 à 25 milliards de F CFA par an,  injectés dans le tissu économique sénégalais.

Le Général de l'Armée française au Sénégal parle: "les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français"

Aujourd’hui, l’un des principaux problèmes dans le monde, c’est l’insécurité lié au terrorisme. D’abord, quelle définition donnerez-vous au terrorisme ?

Je pense que le terrorisme peut prendre des formes diverses. De très nombreux pays au monde ont été touchés soit par le terrorisme politique, soit par celui religieux, ou celui lié à revendication indépendantiste. Les voix du terrorisme sont très variées. Mais dans son mode d’action, le terrorisme est une forme de contestation de l’autorité de l’Etat par la voix des armes et en répandant la violence de manière aveugle. Et les populations sont pour la plupart du temps les premières victimes de cette violence. Les pays du Sahel, le Mali, le Niger, le Burkina Faso sont aujourd’hui confrontés aux menaces de terrorisme depuis un certain nombre d’années.

Jusque-là, le Sénégal est épargné par des attentats et autres attaques. Sauriez-vous nous dire pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Le terrorisme sahélien a toujours pour centre de gravité le Mali, le Nord du Burkina Faso. Et ce que nous appelons la région du Liptako qui est à cheval sur ces trois frontières. Le terrorisme a un certain nombre de limites en termes de capacité d’expansion, lié à ses savoir-faire, sa structuration, ses effectifs, ses ambitions. Donc aujourd’hui, le terrorisme sahélien n’a pas encore les moyens et la volonté d’aller plus loin à l’Ouest et de se rapprocher des frontières du Sénégal. Je pense que le Sénégal dispose d’atout majeur pour faire face à cette menace liée à la structuration et au potentiel opérationnel de ses forces de défense et de sécurité.

En fait le terrorisme évolue aisément là où l’Etat n’est pas présent, ou qu’il est faible. Partout où l’Etat est présent, ou qu’il répond aux besoins des populations en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, la justice avec une présence d’autorités (gouverneur, préfet, maire) le terrorisme a beaucoup plus de mal à s’implanter. Parce que tout simplement, l’Etat est présent, il est fort, répond aux populations. Et le terrorisme qui a besoin de s’appuyer la plupart du temps par la force vers les populations, a beaucoup plus de mal à s’implanter dès lors que l’Etat est fort.

Le Mali vient de mettre fin à sa coopération militaire avec la France. Les autorités de la transition ont mis en avant le manque de résultats au vu de la progression des djihadistes du nord au centre jusqu’à Bamako. Que répondez-vous ?

D’abord, il faut rappeler que le départ de la force Barkhane et la force Takuba, attachée à la force Barkhane, est une décision politique qui s’est décidé, qui était prise en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires africaines et occidentaux (Européen et Nord Américain). Parce que, les conditions à la fois politique et juridique qui sont nécessaires à la bonne exécution de mission militaire n’étaient plus réunies. Parce que la junte malienne avait fait le choix dans certains nombres d’entraves pour la bonne réalisation de ses missions. Les forces ne sont plus capables de faire voler les aéronefs au titre de soutien logistique ou d’appui aux forces qui sont confrontées à l’adversaire. Les choses sont plus compliquées. L’efficacité se réduit et la sécurité est mise en jeu pour les soldats qui sont engagés.

« La force Barkhane n’a jamais eu pour vocation d’éradiquer seule le terrorisme… Il n’y aura jamais de victoire militaire contre le terrorisme »

La force Barkhane et la force Takuba sont en cours de retrait. Cela va prendre encore un certain nombre de mois puisque c’est une opération logistique qui est majeure. La deuxième chose qui est bonne de rappeler est que la force Barkhane n’a jamais eu vocation à éradiquer seul le terrorisme. Et qu’aucun pays n’est capable de faire face à une menace de ce type-là. Ça nécessite une sorte de coalition internationale. Ce qui est le cas au Mali avec la présence des forces armées nationales, la présence d’une opération de maintien de la paix majeure, la MINUSMA qui représente plus de 11 mille hommes déployés sur le sol malien et qui permet de sécuriser beaucoup de zones, et la force Barkhane qui intègre un certain nombre de contingents européen pour faire face à la menace terroriste.

Est-ce qu’on peut parler d’une insuffisance de résultat ? Je dirais non. La force Barkhane a obtenu de très nombreux succès tactiques. Qui se sont traduits par la mise zone de combat de plusieurs centaines de terroristes qui depuis 9 ans que les opérations sont conduits sur le sol malien. On réussi à neutraliser plusieurs chaînes de terroristes. Il n’y aura jamais de victoire militaire face au terrorisme. Il n’y a qu’une solution, c’est le principe de l’approche global qui intègre l’action militaire, mais qui est un volet de lutte contre le terrorisme.

Le Général de l'Armée française au Sénégal parle: "les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français"

Quel bilan faites-vous des différentes opérations françaises au Mali ?

D’abord, parce que la Force Barkhane et les Forces Françaises ne sont pas seules et n’ont pas vocations toutes seules, à pouvoir faire face à une menace terroriste qui touche l’ensemble du Mali, les ¾ du Burkina Faso et une bonne partie du Niger. Donc, ce n’est pas à la portée de la seule force Barkhane, en étroite concertation avec les autorités maliennes, nigériennes, et essentiellement, le choix a été fait de conduire un effort en terme d’opération dans la zone du Liptako-Gourma (située à cheval sur les frontières communes du Burkina, du Mali et du Niger). Ce qui ne couvre pas bien évidemment, l’ensemble du Mali. Parce que ce n’est pas avec quelques milliers d’hommes que vous pouvez contrôler l’ensemble de ce territoire, en tout cas, pas avec des forces étrangères qui sont déployées sur demande des pays africains concernés.

Pourquoi le terrorisme a gagné du terrain malgré la présence française censée éradiquer le phénomène ?

Il y a beaucoup de ce que nous appelons des espaces lacunaires, c’est-à-dire, des endroits qui ne sont pas contrôlés par les forces régaliennes, les forces africaines, mais également par les forces internationales qui sont là pour les aider, les appuyer. Et donc, ce terrorisme, qui se caractérise par une forme de clandestinité, évolue et se répand dans tous les endroits où les forces souveraines et les forces étrangères ne sont pas présentes. Alors, il est très difficile de localiser et d’identifier des terroristes qui peuvent évoluer comme tout bon civil, comme des bergers, comme des marchands en cachant leurs armes et qui propagent leurs méfaits en se regroupant très rapidement et de manière très discrète sur un point particulier pour conduire une attaque et se disloquer dans la foule. Nous ne sommes pas face à des armées classiques, conventionnelles, visibles et contre lesquelles nous pourrions collectivement conduire des actions que je qualifierais de classiques. C’est toute la difficulté de l’asymétrie de la conduite d’action de lutte contre le terrorisme face à un adversaire qui est dans une forme de clandestinité.


Qu’est-ce qui rend si difficile la lutte contre le terrorisme ?

Je pense que d’abord, c’est un phénomène qui est lié aux réseaux sociaux, et à tout ce qui se propage sur les réseaux sociaux. Ici, au Sénégal, mais également dans la plupart des pays de la sous-région, nous ne sommes jamais, nous français, que nous soyons militaires ou civils confrontés à des phénomènes d’animosité ou de violence à notre égard. Il est toujours frappant de voir que nous évoluons dans le plus grand sentiment de sécurité, en particulier ici au Sénégal et avec des relations qui sont extrêmement chaleureuses avec nos camarades africains et c’est valable dans la quasi-totalité de ces pays.

Il y a ce qu’on appelle le sentiment anti-français en Afrique, vous en pensez quoi ?

C’est un phénomène de réseaux sociaux, je pense que ça exprime une grande souffrance de la part de beaucoup de ces populations qui sont confrontés à un phénomène d’insécurité, qui sont confrontés aussi, à des difficultés dans leur vie quotidienne, à des difficultés économiques à une crise liée à la pandémie du Civid-19 qui a exacerbé l’ensemble de ces difficultés. Et lorsque ces populations souffrent, eh bien, elles cherchent une forme de bouc émissaire. Donc, il y a sur ces réseaux sociaux des leaders populistes qui s’expriment, il y a également des faiseurs d’opinion, qui parfois sont très toxiques et qui peuvent propager une forme de détestation de la France et créer des effets d’entraînement.

Pour autant ce ne sont pas forcément des discours et des narratifs qui sont très structurés qui sont documentés pour voir apparaître énormément de fausses informations. Donc, je pense que ce sentiment anti-français, en fait, il est très fragile, il a un côté irrationnel et il ne traduit pas la réalité de notre relation que je qualifierais de physique lorsque nous évoluons au sein des populations africaines.
Donc, il y a une forme de paradoxe entre ce que nous voyons sur les réseaux sociaux, ce que nous entendons, et ce que nous voyons dans la rue, que ce soit ici, à Dakar, à Niamey, à Ouagadougou, n’importe où, dans les provinces.

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Adversaire d’Amanekh le 15 mai prochain, Lac Rose est face à son destin

Un temps présenté comme l’un des plus grands espoirs de la lutte sénégalaise, Lac Rose n’est plus que l’ombre de lui-même. Face à Amanekh le 15 mai prochain, le lutteur de Fass Ndakaru a l’obligation de rebondir.

Lac Rose est un combattant bourré de talents. Et le respect qu’il a acquis, il le doit à son génie et son courage de ses débuts dans l’arène. Malheureusement, à cause d’une blessure contractée lors d’un match de foot entre lutteurs et les artistes sénégalais, au stade Amadou Barry, il a eu un regrettable coup d’arrêt.

C’est cette blessure qui a fait que le grand frère de Pape Ndoye a baissé pavillon et de façon successive, devant Garga Mbossé, Sa Thiès et Moussa Ndoye. Mais grâce à l’appui financier de son président Abass Ndoye, Lac Rose s’est fait soigner après avoir lutté avec cette gêne pour des raisons sociales. Pour son grand retour dans l’arène, Lac Rose croisera Amanekh pour tenter de redorer son blason dans l’arène. Ce come-back est prévu le 15 mai prochain.

Un combat qui devra mettre la lumière entre les deux lutteurs dont le premier acte avait découlé sur un imbroglio où officiellement Amanekh est vainqueur suite à un recours malgré la victoire déclarée de Lac Rose le jour du combat.

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Le Roi des arènes, Modou Lô, n’exclut pas de faire carrière en MMA

Si ses fans sont maintenant satisfaits de le voir tel le Roi des arènes, Modou Lô n’exclut pas de livrer un jour un combat en MMA. Une discipline que certains de ses camarades lutteurs ont déjà expérimentée (Record).

En France durant le mois de février pour préparer son combat contre Ama Baldé, qui était prévu le 13 mars passé, avant son report à la suite de sa blessure, Modou Lô s’entraînait avec les frères Sissokho, des pratiquants de la MMA. Et durant son séjour auprès de cette fratrie, Xaragne Lô a pris goût au MMA et n’écarte pas la pratique de cette discipline, un jour.

“Pourquoi pas ? Je pourrais, bien sûr, un jour, disputer un combat MMA. D’ailleurs, j’étais avec la famille Sissokho. Et ils pratiquent la discipline. Ce sont eux qui m’accompagnaient lors de mes entraînements en France. 15 jours avant mon retour à Dakar, il y avait un combat et nous étions tous partis y assister. Il n’est donc pas exclu qu’un jour, je fasse du MMA”, a révélé le Roi des arènes, Modou Lô.

Réputé être un bon puncheur dans l’arène, Modou Lô pourrait réussir dans le MMA en plus de son large bagage technique. L’avenir nous en dira plus pour l’heure il devra défendre sa couronne prochainement contre Ama Baldé

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Gabrielle Kane » »J’ai rendu visite à ma sœur Adji SARR pour lui réitérer mon soutien et mon affection dans cette désormais tempête politico-médiatique »

On ne mesure malheureusement pas les conséquences dramatiques sur elle, sur les femmes mais aussi sur notre société d’aujourd’hui et de demain. Pour une fois, il n’est pas question de politique. Il est question d’une jeune femme de 20 ans qui accuse un homme politique de plus de 45 ans de viol. Certes sur le plan légal, l’un est présumé innocent, l’autre présumée victime. Cependant, sur le plan moral, ce n’est pas à cette jeune femme d’avoir peur, d’avoir honte. Elle doit changer de camp. Adji SARR est victime quoiqu’il advienne. Depuis le début de cette affaire, il n’y a pas eu COMPLOT. Il y a d’abord eu traite humaine, puis non-assistance à personne en danger et en détresse de la part de bon nombre de personnes, qui parfois se disent responsables et croyants. Qu’est-ce que la responsabilité ? Il est temps que l’on se pose individuellement et collectivement la question.

Le silence complice de ceux qui devraient protéger demeure face à des attaques d’une violence inouïe sur une jeune femme de 20 ans. Les gars, vous gérer rien du tout, vous vous débinez ! Nous méritons des responsables courageux pour sauvegarder la liberté d’opinion et d’expression que nous avons toujours eu au Sénégal, sans crainte, sans menaces et sans insultes. Si cette fille avait été la « fille de quelqu’un », nous n’en serions pas là. Mais Adji n’est la fille de personne, c’est une fille de la rue donc personne ne prend ses responsabilités. Adji SARR est une victime, que toutes les preuves soient sur la place publique pour situer les responsabilités des uns et des autres. Oui, elles sont malheureusement multiples! La vérité, 14 familles en ont besoin pour faire leurs deuils. Une jeune femme en a besoin pour se reconstruire pour son avenir. Et tout un pays en a besoin pour sortir de cette division nationale sans précédent. Ramadan Mubarak à tous !

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Macky Sall après le décès de Astou Sokhna : “Aucun manquement ne sera toléré”

Disant avoir «appris avec la plus grande tristesse le décès de Mme Astou Sokhna à l’hôpital», le président Macky Sall a publié lundi soir un message de «condoléances émues à sa famille» sur le réseau social Snapchat, très populaire parmi les femmes sénégalaises.
«J’ai instruit les autorités compétentes de faire toute la lumière sur les causes du décès afin de situer toutes les responsabilités. Aucun manquement ne sera toléré», a ajouté le chef de l’État, assurant avoir «à cœur» le secteur de la santé et insister «tous les jours sur l’amélioration de la prise en charge des populations».

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Amadou Sakhir Mbaye de Louga: Astou Sokhna avait déjà perdu un bébé né prématuré

Les révélations se poursuivent suite au décès de Astou Sokhna, une femme en état de grossesse de 9 mois qui devait subir en urgence une césarienne, survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, au nord du Sénégal. Selon Libération, dans sa parution de ce mardi, ce n’est pas le premier drame qu’aurait vécu le mari de la défunte dans ladite structure sanitaire. En mars 2019, sa femme Astou Sokhna avait déjà accouché, prématurément, d’un bébé âgé de 7 mois dans le même hôpital. 

En effet, le bébé avait vécu une semaine avant de rendre l’âme en pédiatrie. « On ne nous a jamais dit ce qui s’y était passé », a déclaré Modou Mboup, mari de Astou Sokhna. 

Décédée après avoir souffert de 9 heures 30 à 5 heures 30 du matin, la victime était âgée de 34 ans. Le tollé, déclenché par la sortie de sa famille, a poussé la direction générale de l’hôpital à tenir un point de presse hier lundi, pour donner sa version des faits.

Dans sa déclaration, le directeur général de l’établissement, Amadou Guèye Diouf qui évoque « une mort par la volonté divine », a réfuté le caractère urgent concernant la césarienne que devait subir Astou Dionne.

Toujours dans son speech, Dr Diouf a annoncé avoir transmis un rapport au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Des informations du canard révèlent que le document n’a pas convaincu la tutelle puisqu’une mission d’inspection interne quitte Dakar ce mardi, direction de Louga.

Avant cela, le mari de la défunte a annoncé à travers les médias, avoir déposé une plainte pour « négligence médicale ».

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Ballon d’or France Football 2022 : Sadio Mané parmi les 4 favoris à mi-chemin

Karim Benzema, Kevin De Bruyne, Robert Lewandowski et Sadio Mané sont les quatre favoris du Ballon d’Or France Football 2022 à mi-chemin, selon le classement de L’Equipe. Pour le quotidien sportif français, le changement de calendrier pourrait servir les intérêts de l’international sénégalais de 30 ans.

« Contrairement à son compère de Liverpool, l’Égyptien Mohamed Salah, l’attaquant sénégalais Sadio Mané peut jouer la carte « palmarès » cette année pour le Ballon d’Or France Football, puisqu’il a remporté, en février dernier, la Coupe d’Afrique des nations avec le Sénégal« , souligne l’Equipe.

Sadio Mané a aussi participé, rappelle le journal, toujours face aux Pharaons, à la qualification pour la prochaine Coupe du monde. Le percutant ailier sénégalais est également en course pour un titre en Premier League, en Ligue des Champions et en FA Cup, après avoir déjà remporté la Coupe de la Ligue. Mais, pour ce qui est du caractère « décisif et impressionnant », Benzema a de la matière à proposer.

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De l’affaire Astou Sokhna à celle des bébés morts calcinés à Linguère et à la Clinique Madeleine, que des « crimes » impunis

« Des sources autorisées révèlent de fortes pressions religieuses pour tenter d’étouffer cette affaire ». Cette révélation de nos confrères de Libération suite au décès de Astou Sokhna à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, par négligence médicale, fait douter d’une possible sanction une fois que les responsabilités seront situées. En effet, ce n’est pas le seul cas passé sous silence au lendemain des tapages médiatiques. Si l’on se rappelle la mort calcinée des 4 bébés à Linguère et celle de la clinique Madeleine. Que nenni ! Des actes d’indifférence totale dans des hôpitaux sénégalais qui, le plus souvent restent impunis.

Les tapages médiatiques nées de négligences médicales ne manquent pas au Sénégal. La plus récente : mort de Astou Sokhna à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, le 31 mars dernier. Alors que la dame devait subir en urgence une césarienne, elle a souffert de 9 heures 30 à 5 heures 30 du matin avant de rendre l’âme. De telles erreurs médicales, il n’en manque pas dans les établissements de Santé publiques ou privés. Si l’on se rappelle du décès horrible des quatre (4) nourrissons dans l’incendie du service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô et celui du bébé mort asphyxié et calciné à la clinique de Madeleine.

Dramatiquement mis en scène par les médias, ces faits sont souvent rangés sous les projecteurs de la négligence, de l’insolence voir même de mépris des services hospitaliers. Des comportements pas professionnels qui font interroger sur la compétence des blouses blanches. Le pire est que dans ces trois cas précités, les mis en cause n’ont jamais été sanctionnés à la hauteur de leurs actes pour éviter des cas pareils à l’avenir. Soit ils bénéficient d’une liberté provisoire, soit ils sont placés sous contrôle judiciaire, ou simplement licencié de leur poste. 

De l’indifférence totale, l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga est coutumier des faits 

 L’histoire de Astou Sokhna est un exemple parmi tant d’autres, a fait savoir dans un poste Moustapha Coly Prof d’anglais au Lycée Malick Sall de Louga. Selon lui : la maternité de l’hôpital Ahmadou Sakhir Mbaye est un vrai mouroir. Monsieur Coly conseille aux femmes enceintes de ne pas s’y rendre pour les besoins d’accouchement. Parce que « vous y sortirez les pieds devant ».

La mort de cette dame aura alors déclenché le début d’une vaste campagne de dénonciation sur le manque de sérieux et de professionnalisme dans la prise en charge des cas urgents non seulement à la maternité mais aussi dans les autres services de cet hôpital. 

De l’organisation mafieuse révélée à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye 

D’après toujours le témoignage de monsieur Coly, une organisation mafieuse est opérée au sein de cet établissement. « Dans cet hôpital, on constate que tous les diplômés ou presque ont ouvert à leurs domiciles des cliniques privées. Ils consultent leurs patients avant de se rendre à l’hôpital de ce fait ils arrivent souvent en retard à leurs postes. Certains s’absentent prétextant un séminaire. Pour se rendre compte de leurs stratagèmes, c’est leurs secrétaires qui viennent vous souffler à l’oreille, vous informant que le Monsieur consulte à domicile, alors que vous avez déjà payé votre ticket. Ceux qui en ont les moyens vont s’y rendre, les autres sont obligés de prendre une autre date de rendez-vous avec la complicité des secrétaires », a t-il fait savoir » dans un post sur le réseau social Facebook. 

L’époux de la défunte dépose une plainte et l’hôpital annonce une conférence de presse.

Modou, le mari de Astou Sokhna a informé que « l’hôpital pour étouffer la mort de sa femme a produit, un certificat de décès, sans signature, qui évoque une mort naturelle, rédigé à la hâte ». Il raconte : «En 9 mois, ma femme n’a jamais raté un seul rendez-vous. Dans son dossier, il était mentionné qu’elle allait accoucher par césarienne parce qu’elle avait une complication par le passé. Jeudi, à part  une perfusion, il n’y a rien qui a été fait pour elle. C’est vers 14 heures que sa mère est venue. A 23 heures, elle souffrait énormément mais la sage-femme de garde ne faisait que mettre son doigt dans son sexe. Pourquoi faire ça à une femme qui doit accoucher par césarienne? Vers 4 heures du matin, elle a dit qu’elle commençait à étouffer. On a appelé la sage-femme qui est revenue faire la même chose encore avant de repartir. Elle nous a carrément dit que celui qui doit «programmer » Astou viendra vendredi. Quand Astou a commencé à hurler de douleur, elle lui dit : «Si tu n’arrêtes pas, je fais sortir ton mari et ta maman ». 
Astou lui a répondu, en se tordant de douleur, qu’elle ne pouvait pas attendre vendredi. Vers 5 heures du matin, elle ne respirait presque plus. Je l’ai soulevé. Vers 5 heures 30, elle semblait dormir. Je suis sorti de la chambre alors pour prier. C’est en ce moment que sa maman m’a bipé au téléphone. Je me suis dit «ça y est, elle est au bloc opératoire». Quand je suis revenu, sa maman m’a dit qu’elle était décédée. La sage-femme et les aides-soignants n’étaient même pas au courant. On les a informés, ils sont venus constater le décès avant de repartir. Même la sonde qu’avait Astou, c’est moi qui l’ai enlevée ». Ainsi pour que justice soit faite, une plainte a été déposée ce lundi, par le mari de la défunte. 

De l'affaire Astou Sokhna à celle des bébés morts calcinés à Linguère et à la Clinique Madeleine, que des "crimes" impunis

Selon les informations de Libération, il y avait exactement une sage-femme et trois aides-soignants mais personne n’a daigné se préoccuper de la situation d’Astou. Pire, les mots ont volé très bas par moments comme le confie la maman de la défunte : «Ma fille souffrait tellement qu’elle a arraché la perfusion. Elle a supplié la sage-femme pour se faire opérer.

Et du coté de l’hôpital, le directeur s’est brièvement exprimé sur la question lors d’une conférence de presse, évoquant le secret médical qui lui interdit de donner plus de détail sur la victime.

L’on se demande toujours si la plainte du mari d’Astou finira par situer les responsabilités et leur faire payer de leurs actes surtout que des sources de Libération révèlent  de fortes pressions… religieuses pour tenter d’étouffer cette affaire ?

Certainement même feuilleton judiciaire que la mort des quatre (4) nourrissons dans l’incendie du service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô et celle du bébé asphyxié et mort calciné à la clinique de Madeleine. Toujours pas de sanctions. 

De l'affaire Astou Sokhna à celle des bébés morts calcinés à Linguère et à la Clinique Madeleine, que des "crimes" impunis

Toujours pas de date d’audition dans la mort de 4 bébés calcinés à Linguére 

En effet, le dossier relatif au violent incendie survenu le 21 avril 2021 à l’hôpital Maguette Lo de Linguère ayant causé la mort de quatre bébés prématurés semble être au point mort.  Le juge d’instruction qui a fait face aux trois personnes visées à savoir les docteurs Abdou Sarr et Khady Sy (respectivement ex-directeur de l’hôpital et ex-responsable du service de la Pédiatrie) et Fatou Seck, aide-infirmière, chargée de la surveillance de l’unité de néonatalogie n’a toujours pas fixé date d’audition.

La raison : les mis en cause n’ont pas reçu les mandats de comparution

Le 24 avril dernier, à l’hôpital de Linguère, quatre bébés prématurés ont perdu la vie dans des conditions dramatiques. Quelques heures après l’incendie, le parquet de Louga a donné mandat à la brigade de gendarmerie de Linguère d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités. Après avoir recueilli les premiers indices, les hommes en bleu ont auditionné le chef du service maintenance de l’hôpital Maguette Lô, le responsable du service de la Pédiatrie, la chargée de la surveillance de l’unité de néonatalogie, le directeur de l’hôpital… Le dossier sera ensuite transmis au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Louga. Sur la base des éléments à sa disposition, le maître des poursuites, visant le trio cité plus haut, a saisi le juge d’instruction d’un réquisitoire d’instruction dans lequel il vise les délits d’homicide involontaire et de blessures involontaires.

Et quant au bébé mort à la clinique Madeleine: le pédiatre, l’infirmière et la nurse libérés !

De l'affaire Astou Sokhna à celle des bébés morts calcinés à Linguère et à la Clinique Madeleine, que des "crimes" impunis

Les trois employés de la clinique de la Madeleine placés sous mandat de dépôt le 12 octobre dernier, suite au décès du bébé Roya Saleh dans des conditions dramatiques, sont libres. Ils ont bénéficié d’une liberté provisoire. Il s’agit du pédiatre Dr Hussein Joubaïly, d’une infirmière et d’une nurse. 

Leur libération fait suite aux résultats du laboratoire français Cerba. En effet, requis pour apporter la lumière sur les circonstances de la mort du bébé Roya Saleh, le laboratoire a produit des résultats qui ont été transmis au juge d’instruction du 8e cabinet de Dakar au courant du mois d’octobre.

Dans ses conclusions, Cerba avait fait part d’une « suspicion d’épidermolyse bulleuse ». C’est-à-dire une maladie qui entraîne une perte de la peau. L’examen microscopique avait révélé la « présence de rares éléments inflammatoires au niveau du derme superficiel ». Ce qui écarte la thèse d’une brûlure ou d’incendie retenue aux premières heures de l’enquête. 

Mais, cette libération des agents de la clinique de la Madeleine n’a pas plu à la famille Saleh qui avait émis des craintes sur le traitement de cette affaire.   Ce, suite aux prélèvements de peau effectués sur la dépouille du nouveau-né sans qu’elle en ait été informée.

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Eumeu Sène, Le Roi des VIP : « On démarche mon combat contre Tapha Tine »

Vendredi passé, Eumeu Sène, le Fou de Tay Singer, double tombeur de Va Bombardier et Balla Gaye 2, Rai des VIP, était au domicile du promoteur Gaston Mbengue pour répondre à son invitation. Sur les lieux, il révèle que son combat contre Tapha Tine est démarché.

« On parle de mon combat contre Tapha Tine. Il y a des promoteurs qui le veulent. On est en train de le démarcher. Mais bon, lou diote yomb (toute chose en son temps).

Pour mes fans, les 100%, je les salue au passage et je les remercie. Je dis bien les vrais. Je leur demande de bien me soutenir sans jamais se relâcher»., nous informe le tombeur du B52 de Mbour.

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