Dans un long entretien avec nos confrères de L’obs, ce jeudi 5 mai 2022, Modou Lô (écurie Rock Énergie) a affirmé qu’il est en train de tout accélérer pour être guéri.
«Ma priorité actuellement, c’est de retrouver la santé. Je me donne à fond pour revenir au plus vite. J’accélère mes rendez-vous avec le kinésithérapeute pour revenir au plus vite», déclare Modou Lô. Avant d’ajouter : «Je fais tout ce qu’il faut pour accélérer la guérison. Je pense que c’est même dans l’intérêt d’Ama Baldé de faire face à un adversaire à 100% de ses capacités».
Le Roi des arènes «ose espérer qu’Ama Baldé ne souhaite pas non plus affronter un lutteur qui n’est pas à 100% de ses capacités.»
Le combat Modou Lô vs Ama Baldé a été ficelé par la structure Luc Nicolaï and Co.
Kalidou Koulibaly s’est confié dans les colonnes du magazine Onze Mondial, paru hier jeudi. Dans cet échange avec le média français, le défenseur sénégalais de Naples est revenu sur sa situation à Naples est revenu sur le sacre à la CAN et l’accueil populaire à Dakar, sa situation à Naples, il a évoqué le racisme en Italie et dans le monde, entre autres. Morceaux choisis.
Sur la CAN et le Sénégal « Gagner un titre avec son pays, sa patrie, pour des millions de personnes qui te suivent, c’est indescriptible. Pendant tout notre parcours, le pays s’est arrêté pour nous. C’est dur d’arrêter tout un pays. Quand tout le pays s’arrête pour regarder la finale, et qu’à la fin du match, ils voient les couleurs du drapeau sur le toit du continent africain, c’est quelque chose d’exceptionnel. Edou (Mendy) a raison. Gagner quelque chose en club, tu peux le faire avec plusieurs clubs, par contre, gagner un trophée avec ton équipe nationale, tu peux le faire uniquement avec ta sélection. Sentir la force et la ferveur du pays quand on est rentrés au Sénégal, c’était magique. Je n’avais jamais vécu ça. Parfois, je ferme les yeux et je repense à ces milliers de personnes qui étaient là, à courir derrière notre car, j’en perds mes mots. »
« J’essaie d’être l’un des meilleurs défenseurs du monde » « Je ne suis d’accord avec personne sur ce sujet. Les gens donnent leur avis, et moi j’essaie de donner le meilleur de moi-même sur le terrain. J’essaie de faire mon travail le mieux possible, j’essaie d’être l’un des meilleurs défenseurs du monde. (…) Entendre les mots d’Arek (Milik) à mon sujet m’a fait plaisir. C’est un attaquant de qualité, je savais qu’il allait faire les beaux jours de Marseille. J’ai eu la chance de jouer avec lui, c’est un grand buteur. Je savais qu’il allait mettre ses buts à Marseille, certaines personnes ont été surprises. Mais moi, je savais qu’il allait faire le job. C’est un super attaquant, avec un super pied gauche, un top profil, complet. Il sait attaquer, défendre, il marque du droit, du gauche, de la tête. C’est un attaquant très important. Lorsqu’il était ici, à l’entraînement, on se challengeait tout le temps pour se galvaniser. »
« Le racisme est un fléau, c’est quelque chose qu’on doit combattre » « Ma réaction face à une personne raciste ? Si tu es raciste, c’est que tu as une motivation, tu ne peux pas haïr une personne pour rien. Ensuite, je vais essayer de la raisonner. Après, si je vois que c’est une cause perdue, je vais lui dire : « Fais ta route, je fais ma route ». Mon idée principale, c’est d’essayer de comprendre les personnes dans un premier temps. Moi, j’essaie constamment d’apporter de l’amour aux gens. Mon éducation est ainsi, je suis comme ça. J’aime tout le monde, je suis tolérant avec tout le monde. Après, chacun fait ce qu’il veut. Le racisme est un fléau, c’est quelque chose qu’on doit combattre ! Et aujourd’hui, ça devient tabou, c’est ça qui m’énerve le plus ! (…) On est en 2022 et il y a encore beaucoup de racisme. Je tiens à préciser que le racisme est multiple. Il y a le racisme contre la couleur de la peau, mais il y aussi du racisme contre la terre par exemple. (…) Les gens doivent comprendre qu’on est tous égaux, on est tous des être humains. Il y a juste la personnalité et le caractère des gens qui changent. Tu sais pourquoi j’aime Napoli, c’est parce que les gens sont tolérants. Ils adorent vraiment les étrangers. Je suis arrivé comme une personne black entre guillemets, mais je n’ai eu aucun problème, les gens m’admirent, je suis très apprécié ici. Et je les aime aussi. »
Depuis le 13 mars dernier, les opérations de sécurisation pour le retour définitif de la paix en Casamance se déroulent dans le nord Sindian. La commune d’Oulampane, située dans l’arrondissement de Sindian est, selon son maire, sensiblement impactée par ces opérations militaires. » En fuyant les hostilités, les populations, à 90% paysannes et éleveurs ont abandonné leurs terres, leurs vivres, leurs bétails » informe Sagar Coly, l’édile de cette commune. Invité de RFM, Sagar Coly a tenu à expliquer qu’il ne cherche pas à situer les responsabilités dans ce conflit armé mais ce qui l’intéresse est l’accès à une paix définitive. A la question de savoir si les opérations militaires ont-elles installé la paix dans la localité, le maire parle d’accalmie.
Toutefois, il a listé un certain nombre d’urgences pour accompagner le retour des populations déplacées. Pour l’édile d’Oulampane, en cette veille d’hivernage, les populations impactées doivent bénéficier de semences, de matériels agricoles et d’intrants pour se refaire. Elles ont également besoin de pistes de production pour désenclaver cette partie du Fogny où aucun des programmes de l’État n’a réalisé aucune infrastructure. »Ni le Pudc, ni le Puma encore moins l’Aser n’ont ouvert une piste ou électrifié un village » a déploré Sagar Coly. Toujours dans les urgences, le maire, sans verser dans l’exagération, souligne que les enfants de sa commune n’ont jamais vu l’eau de robinet, ni un mètre de goudron, ni un lampadaire.
Lundi, la FIFA a infligé une sanction d’un match à huis clos et une amende de 175 000 francs suisses au Sénégal en raison du comportement de ses supporters contre l’Egypte en barrage retour de la Coupe du monde 2022 au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. Mais ce huis clos ne s’appliquera pas pour la réception du Bénin le 4 juin prochain à l’occasion de la 1ère journée des éliminatoires de la CAN 2023.
D’après le journal L’Observateur, qui cite le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor, cette suspension concernera le prochain match officiel FIFA à domicile, donc les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. D’ici-là, l’instance devrait cependant faire appel dans l’espoir de voir sa sanction allégée.
«On nous reproche des jets de projectiles, l’utilisation de banderole qu’on a considéré comme étant déplacée. Mais aussi l’utilisation de lasers et un comportement inacceptable de la part du public. Donc, nous savions qu’il y avait eu quelques manquements notamment aussi l’envahissement du terrain à la fin du match. Nous avions plaidé que nous étions dans un contexte particulier et aussi nous devions bénéficier de circonstances atténuantes du fait que le Sénégal n’est pas habitué d’avoir ce comportement. Nous avions mis en relation le fait que l’Egypte avait le même comportement à l’aller», a déclaré Senghor en début de semaine. «Nous nous attendions plus ou moins à une sanction, mais estimons que la sanction est assez lourde. Nous allons analyser avec notre département juridique les possibilités de faire un appel ne serait-ce que partiel pour que les sanctions soient allégées.» Affaire à suivre…
Tous les observateurs du ballon rond s’agitent à propos du futur nominé de France Foot- ball. Sadio et Benzema restent les concurrents les plus sérieux pour ce titre. Ainsi, si le Séné- galais est proche de remporter le titre, force est de reconnaître qu’en face, le Français peut bénéficier du lobbying du Real et de ses énormes performances individuelles.
Après George Weah en 1995, aucun autre joueur africain, à l’exception de Sadio Mané, n’a jamais été aussi proche de remporter le trophée du Ballon d’or France Football.
Mané pas très bien supporté par Liverpool, mais le partage des votes, qui s’annonce avec son coéquipier égyptien Mohamed Salah, pourrait le pénaliser.
Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2022 au Cameroun, le numéro 10 des Reds, incontestablement l’un des hommes en forme de Jürgen Klopp, devient un candidat sérieux pour succéder à Messi pour ce trophée. Mais force est de reconnaître que le Sénégalais doit faire encore plus pour espérer passer devant Karim Benzema, un autre prétendant pour le titre. Et une victoire et des buts lors de la finale le 28 Mai, face au Français pourrait être la clé du succès. Sinon, c’est perdu d’avance pour l’international sénégalais sachant qu’il ne bénéficie pas de l’appui de son club d’une part et de l’autre , le partage des votes, qui s’an nonce avec son coéquipier égyptien Mohamed Salah pourrait bien le pénaliser.
Par ailleurs, il faudra prendre ,très au sérieux, le lobbying du Real Madridhabitué à « fabriquer » des Ballons d’or, comme Luka Modric en 2018 ou Fabio Cannavaro en 2006
Pendant ce temps, sur le plan individuel, Benzema passe de vant ses concurrents avec 42 buts et 13 passes décisives en 55 rencontres contre 21 buts, 3 passes décisives en 45 matchs. Par ailleurs, il faudra prendre, très au sérieux, le lob bying du Real Madrid, habitué à « fabriquer » des Ballons d’or, comme Luka Modric en 2018ou Fabio Cannavaro en 2006. Pour Thierry Henry, Benzema est mieux placé que Mané pour gagner le trophée. «Si vous pensez à la finale et pour la rendre encore plus grande, les deux favoris pour le Ballon d’Or sont Sadio Mané et Karim Benzema. Cela ajoutera un peu de piquant supplémentaire. Je crois toujours que Benzema est en avance, mais si Mané le gagne avec Liverpool et qu’ils font le quadruplé, ce serait un cas assez solide. Ce serait formidable pour l’Afrique, mais je vais toujours avec Benzema », a déclaré l’ancien des Gunners d’après le rapport de Liverpool Echo.
Décisifs tous deux avec leurs clubs respectifs, Sadio Mané et Benzema sont dans l’équipe type Fantasy de la semaine ! Auteur de 5 buts dans cette prestigieuse compétition cette saison dont une réalisation contre Villarreal permettant à son équipe de s’imposer sur la pelouse du sous marin jaune, l’international sénégalais figure logiquement dans le 11 type de la LDC suite aux matchs de demi finales. En face, Benzema, auteur d’un doublé à l’aller, a de nouveau porté son équipe face à Man chester City en demi finale avec une passe décisive et le but de la qualification. Il hérite ainsi de la plus grosse note (11) au moment où le sénégalais obtient une note de 7.
Concernant les cas de l’ex-capitaine Seydina Oumar Touré et de l’activiste, Guy Marius Sagna, Barthélémy Dias et les avocats de la Mairie de Dakar comptent internationaliser leur combat contre l’Etat du Sénégal. Le Maire de Dakar révèle que les conseilleurs juridiques de la mairie de Dakar vont porter le combat à l’international contre la discrimination, le harcèlement, dont sont victimes ses nouvelles recrues.
«Je vais saisir le Bureau international du travail (BIT) pour violation des articles 111 et 192 et les centrales syndicales. C’est inadmissible ! Ce sont des citoyens sénégalais qui jouissent de tous leurs droits civiques et de leurs compétences psychologiques. Ils ont le droit de travailler dans leur pays et pour leur pays. N’en déplaise à certains qui sont malheureusement en fin de carrière, dans un désarroi total», soutient Dias-fils.
Le Sénégal, dit-il, devait même décorer le capitaine Touré. «S’il n’avait pas foi en Dieu, il allait participer au complot de l’Etat et avoir un autre grade », fait-il remarquer. Et, Guy Marius Sagna a pris aujourd’hui, la place de beaucoup de syndicalistes dans ce pays. « Ils sont bel et bien des membres de mon cabinet. Si ceux qui ont parlé de révocation l’ont fait en parlant de la mairie de Dakar, je les invite à retirer leurs propos pour la stabilité du pays et de nos gouvernants.
Les centrales syndicales sont interpellées à porter ce combat. Sinon, je ne cotiserai plus et je ne les reconnaîtrai plus. Je ne fais pas partie des politiciens sur qui on exerce le chantage. Je marche vers l’essentiel », a-t-il précisé.
L’édile de la capitale d’indiquer que Macky Sall a nommé son Directeur de cabinet qui n’a même pas un diplôme universitaire. Même si l’Etat tentait de les bloquer à partir du Trésor, promet-il, Seydina Oumar Touré et Guy Marius Sagna vont percevoir chaque mois leurs salaires.
L’Olympique de Marseille de Bamba Dieng a été éliminé ce jeudi soir de la Ligue Europa Conférence au Stade Vélodrome après son match nul 0-0 contre Feyenoord Rotterdam en demi-finale retour.
Les Marseillais, qui s’étaient inclinés 3-2 à l’aller, n’ont jamais trouvé la faille à domicile face à l’équipe néerlandaise. Dimitri Payet est sorti sur blessure en première période. Avec cette défaite, Bamba Dieng est ciblé par certains supporters de Marseille.
L’attaquant sénégalais qui a dû céder sa place au la 60e minute de jeu, paraissait insatisfait de son match. Comme à l’aller, il n’a pas montré sa meilleure face. Et pourtant, il avait marqué un but magistral. Comme dirait l’autre, le football est une vérité du moment.
Pour certains fans, le manque de réalisme de Bamba Dieng a éliminé Marseille. Sur Twitter, des milliers de supporters semblent en vouloir au jeune buteur.
Arrête de t'entêter avec le poulet sans tête bamba dieng, il a jamais su courir avec le ballon, c'est une arnaque, vendez le au plus vite à n'importe quel prix c'est une affaire !
Caleta Car – Bamba Dieng – Luan Pères . Évidemment on oublie pas le match aller même si les autres avaient déjà planqués leurs couilles vous avez été en dessous de tout 🖕
Bamba Dieng il est a des années lumière d’être un grand joueur je sais pas s’il le sait depuis le retour de la Can c’est le néant. Cette élimination c’est à cause de lui en grande partie. Lui et Duje
Je ne serai pas candidat !A l’heure où les tractations pour les investitures en vue des prochaines législatives au Sénégal sont en cours, je viens auprès de ceux à qui j’avais déjà annoncé mon intention de présenter ma candidature pour ces joutes électorales ma décision de renoncer à celle-ci.
En effet, c’est aujourd’hui connu que je suis militant du parti AWALE et c’est avec fierté que j’affiche cela. Ce qui donc est clair que j’aurais dû figurer sur les listes de la coalition AAR Sénégal. J’avais déjà à mon niveau présenté ma candidature à la candidature pour le département de Louga où j’ai grandis et il manquait juste de délivrer mon casier judiciaire et une copie légalisée de ma pièce d’identité. Documents que j’ai déjà en ma possession. Malheureusement, dans la nuit du mercredi 04 au Jeudi 05, je suis tombé sur une publication d’un homme (que je me garderai de citer car ne ressentant que du mépris pour lui) affirmant avoir rejoint cette même coalition, annonce faite de toute évidence avec plaisir et validée par les leaders de cette coalition. Après vérifications et confirmations, j’ai décidé tout simplement de retirer ma candidature et pour ne pas mettre mal à l’aise mes camarades de parti, je compte geler mes activités au sein du parti AWALE.
Le Président du parti étant déjà informé de ma décision, je tiens à en informer tous ceux à qui j’avais déjà annoncé mon envie de participer à ces élections législatives. D’aucuns me diront que le simple fait que ce Monsieur rejoigne la coalition n’aurait dû me pousser à prendre une telle décision, mais je suis au regret de vous annoncer qu’elle en vaut plus que la peine. Je reproche beaucoup à cet homme qui, pendant que nous nous battions pour la démocratie, la stabilité et l’honneur dans notre pays, pendant que nos frères étaient tués dans la rue en Mars 2021 n’avait autre posture que de traiter cette vaillante jeunesse de bandits.
Je reproche à cet homme d’être un fidèle souteneur du Président Macky SALL et qui par pure opportunisme vient chercher à se donner nouvelle image en rejoignant cette coalition. De ce que je sache, nous avons annoncé et confirmé que nous sommes de l’opposition et ne sommes absolument pas en phase avec le pouvoir actuel, pourquoi donc prendre en notre sein un partisan du pouvoir ?Cet homme a su être particulièrement virulent et énervant à des moments très sombres de notre histoire au point de même pousser parfois des gens comme moi à en arriver à des excès de langage, ce que soit dit en passant je ne regrette absolument pas car pour moi, insulter la jeunesse sénégalaise à laquelle je m’identifie est assez suffisante pour porter la réplique.
Je n’ai aucun doute sur la bonne foi des leaders de cette coalition, leaders parmi lesquels je connais certains et pour avoir échangé avec eux, je suis certain de leur authenticité dans les valeurs et idées défendues. Mon estime pour Dr Abdourahmane DIOUF est connue de tous et comme annoncé dans mon message à lui, il reste celui qui s’approche le mieux de mon idéal politique. La politique n’étant point un tremplin vers une réussite sociale, mais une occasion de servir mes concitoyens, je ne suis pas prêt à faire des concessions qui vont au-delà de mes principes et valeurs. De la même manière que je ne suis guère prêt à comprendre que d’anciens insulteurs des sénégalais se retrouvent aujourd’hui « blancs comme neige » car ayant rejoint l’opposition, je ne suis pas prêt à accepter d’être complice d’une telle mascarade.
Politique et principes vont de pair, et le « tout pour être élu » ne me parle absolument pas. Bien-sûr, je donnerai en toute liberté mes avis sur ces élections à chaque fois que j’en sentirai le besoin, mais encore une fois, notez que ceci ne concernera que ma petite personne et que NUL autre. Que le peuple sénégalais reste l’unique vainqueur !
Dans notre Chapitre (Avril-Juin) consacré aux Migrations (20 reportages, mini-dossiers, interviews sur la question des Migrations au Sénégal), en collaboration avec l’organisation Article 19, nous avons fait le diagnostic du flux financier qui découle des fonds envoyés par les migrants sénégalais. Un gros pactole qui a atteint les 1000 milliards FCFA par an et qui participe au développement local.
Malgré les multiples restrictions liées à la pandémie à la Covid-19, les transferts de fonds des migrants sont en hausse. Déjà plus de 2,6 milliards de dollars (1600 milliards FCFA) ont déjà été envoyés en 2021 par les migrants sénégalais, selon le rapport de la Banque mondiale « Migration and Development report ». Ces transferts de fonds proviennent essentiellement du continent européen qui a émis 56,4% des flux, suivi par l’Afrique (33,2%) et dans une moindre mesure l’Amérique (10,3%). Les flux financiers générés par la migration, ont montré que ces envois de fonds dépassent de loin les montants investis par l’Aide publique au développement. Les transferts de fonds constituent une « véritable bouée de sauvetage » pour les familles des émigrés. Ils permettent à la réalisation de nombreux projets (jardins maraichers, forages, écoles, électrification, pistes de production).
La pandémie de coronavirus avait provoqué en 2020, un tarissement des envois de fonds des migrants vers le Sénégal. Mais en 2021, le flux d’envois de fonds vers le pays de la Téranga avait connu une augmentation constante. Des chiffres records ont été notés en 2021. Les sommes d’argent expédiées par les migrants vers le Sénégal ont déjà atteint 2,6 milliards de dollars (1600 milliards FCFA), soit une hausse de de 79 % par rapport aux 1,4 milliard de dollars transférés en 2009.
Selon la Banque mondiale, le montant total de ces envois de fonds représentait un peu plus de 2,6 milliards USD en 2019, soit une augmentation de 79 % par rapport aux 1,4 milliards USD transférés en 2009, et équivalant à 10,5 % du PIB national. Ces chiffres font du Sénégal l’un des cinq pays d’Afrique subsaharienne recevant le plus de transferts de fonds, et l’un des 10 premiers pays sur 42 pays pour la part du PIB représentée par les transferts de fonds.
La répartition des transferts d’argent à l’international dans le pays est gérée par des sociétés de transferts d’argent international, telles que MoneyGram, Ria, Small World et Western Union, ainsi que Wari, la société de transfert d’argent sénégalaise la plus importante. La plupart des services de transfert d’argent fonctionnent sur un principe de collecte « de la main à la main », ce qui implique un déplacement jusqu’à l’agence pour recevoir l’argent en liquide.
Si en temps normal cette opération représente un coût financier et d’opportunité, elle est actuellement soumise à de fortes restrictions. Le confinement restreint également les agences dans les pays d’envoi, où les transferts d’argent envoyés par les communautés de diaspora reposent également en grande partie sur des versements en espèces.
Au Royaume-Uni par exemple, une étude menée en 2015 et 2016 a démontré que l’argent liquide envoyé par l’intermédiaire d’agences constituait la solution privilégiée pour une grande majorité des envois de fonds vers l’Afrique (dans 90 % des cas).
Les fonds des migrants dépassent les montants investis par l’Aide publique au développement
Base de données de la division population des Nations Unies, en 2015La relation entre la migration et le développement n’est plus à démontrer de par l’intérêt entourant les transferts ou envois de fonds des migrants qui ne cessent de croitre, de même que leurs incidences sur les économies locales des pays d’origine. De nombreuses études, portant sur les flux financiers générés par la migration, ont montré que ces envois de fonds dépassent de loin les montants investis par l’Aide publique au développement (1,4 milliard de dollars), et cela sans tenir compte de l’importance que revêt les flux informels et de marchandises.
Selon les statistiques de la Banque mondiale, le Sénégal est le quatrième pays de l’Afrique Subsaharienne récepteur des transferts financiers en provenance de ses ressortissants résidant à l’étranger, derrière le Nigeria (24 356 millions de dollar US), le Ghana (3 536 millions de dollar US) et le Kenya (2 719 millions de dollar) US). Durant la période 2000-2019, le montant des envois vers le pays a connu une évolution à la hausse allant de 233 millions de dollars US en 2000 à 2 422 millions de dollars US en 2018, en passant par 1 478 millions de dollars US en 2010.
Ces transferts de fonds proviennent essentiellement du continent européen qui a émis 56,4% des flux, suivie par l’Afrique (33,2%) et dans une moindre mesure l’Amérique (10,3%)
Transferts de fonds des migrants peu orientés vers les investissements
Avec plus de 600.000 sénégalais recensés résidant à l’étranger. Plus de 45% résident en Europe de l’Ouest et du Sud, 39% vivent en Afrique de l’Ouest, l’Amérique du Nord concentre 8%, l’Afrique Centrale 6% et l’Europe du Nord 0,5%, selon la base de données de la division population des Nations Unies, en 2015.
Selon un rapport de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Sénégal, sur la Balance des paiements et positions extérieures globales, réalisé en 2017, l’essentiel des transferts de fonds des migrants (90,7%) est destiné aux dépenses courantes des familles des émigrés, contre seulement 9,3% consacrés à de l’investissement principalement dans l’immobilier
La source note une croissance moyenne annuelle de 10,8% des fonds en provenance de la diaspora. Les envois de fonds des migrants sont passés de 750 milliards FCFA en 2012 à 1 174 Milliards FCFA en 2017 soit 9,4% du PIB.
En 2017, l’essentiel des transferts (90,7%) était destiné aux dépenses courantes des familles des émigrés. En effet, seulement 9,3% étaient consacrés à de l’investissement principalement immobilier.
Ces transferts ont un impact économique et social dans le pays. Les montants transférés par la diaspora représentent une part non négligeable par rapport au PIB du Sénégal (10,5% du PIB). Ensuite, ces transferts contribuent fortement à améliorer les réserves de change des pays récepteurs et contribuent ainsi à l’amélioration de la balance des opérations courantes de nombreux pays du continent.
L’impact des investissements des migrants
Selon le rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur la « Situation économique et sociale du Sénégal en 2016 », l’essentiel des transferts proviennent des migrants originaires de cinq régions : Diourbel (17,0 %), Dakar (15,9 %), Kaolack (14,5 %), Thiès (14,1 %) et Matam (10,9 %) qui contribuent à hauteur de 73% du montant total des transferts des migrants. En revanche, la part des transferts des migrants est moins importante pour les migrants natifs des régions de Fatick (3,1 %), Ziguinchor (3,6 %) et Tambacounda (3,9 %).
A Matam, les émigrés jouent un rôle important sur le plan économique. Depuis plusieurs décennies, la migration est une tradition très bien ancrée dans cette région. Les investissements dans la région portent la marque indélébile des migrants qui ont choisi d’aller gagner leur vie loin de leur pays.
Quand les migrants financent les projets de développement de leurs localité
Cette région compte une colonie d’émigrés qui sont éparpillés en France, Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Angleterre, Italie, Suisse, Belgique, Gabon, Congo, Cameroun et un peu partout dans le monde. Les migrants restent très attachés à leur village et demeurent plus que jamais soucieux de prendre en main les dynamiques de changement et de développement de leur terroir. Les transferts d’argent des migrants aident les populations à subvenir à leurs besoins essentiels (nourriture, santé, éducation, agriculture…). Ils permettent à la réalisation de nombreux projets (jardins maraichers, forages, écoles, électrification, pistes de production) dans leur terroir.
Les multiples investissements et projets à dimension sociale des migrants ont permis la réalisation des infrastructures et équipements sociaux de base. Ils sont considérés comme de véritables moteurs de développement. L’ascension sociale de ces émigrés pousse beaucoup de jeunes à prendre le chemin de l’émigration.
Vainqueur de la Coupe d’Afrique 2021 avec le Sénégal, Kalidou Koulibaly s’est imposé comme le pilier de la défense des Lions de la Teranga depuis quasiment 6 ans. Le défenseur de Naples, considéré comme l’un des meilleurs à son poste, aurait pu porter les couleurs de l’équipe de France. Mais après avoir longtemps hésité, l’ancien du FC Metz avait décidé de jouer pour le Sénégal à l’âge de 24 ans. Une hésitation qu’il regrette comme il l’a confié dans un entretien pour Onze Mondial. «Ceux qui hésitent ? Je me mets dans la case parce que j’en fais partie aussi. Je suis venu tard, j’ai rejoint l’équipe nationale du Sénégal à 24 ans alors que j’avais déjà été sollicité une ou deux années auparavant.
C’est vrai que c’est une réflexion à avoir, tout le monde veut jouer pour les sélections nationales françaises. Mais après, quand tu réalises que tu as perdu du temps, tu t’en mords les doigts. Personnellement, je m’en suis vraiment mordu les doigts. Je savais que le Sénégal pouvait m’offrir la chance d’évoluer au niveau international, et malgré ça, j’ai attendu deux ans. Et deux ans, ça fait une trentaine de matchs. Je n’ai pas pu jouer pendant 30 matchs avec mon équipe nationale et je m’en mords les doigts encore aujourd’hui.»