Dans le match des Législatives, pouvoir et opposition cherchent à contrôler le jeu. Dans un mercato animé, les deux camps veulent se renforcer. C’est la période des transferts. Le Quotidien fait l’état des lieux dans sa parution de ce samedi.
On ne sait pas si Kylian Mbappé ira au Réal Madrid, mais une chose est sûre : l’attaquant star du Psg sera l’un des acteurs majeurs des transferts qui s’ouvrent en juin.
À des milliers de kilomètres, un mercato, sous une autre forme, se joue entre acteurs politiques au Sénégal.
À 3 mois des élections législatives, les acteurs politiques changent de position sur le terrain, histoire de mieux jouer.
Le président de la République est très actif dans ce jeu largement décrié dans l’espace politique.
En enrôlant le maire de la Médina, Macky Sall a dribblé son monde et rappelle qu’il ne veut pas de défaite comme lors des Locales (près de 92 000 voix de différence entre Yewwi Askan Wi et Benno Bokk Yakaar).
Rejeté par Yaw qui n’avait clairement pas confiance en lui, Bamba Fall s’est appuyé sur la bannière de Gueum sa bopp, de Bougane Guèye Dany, pour battre Cheikh Bâ, candidat de Bby.
Pour rappel, Bamba Fall dirigeait la liste de Manko Taxawu Senegaal à Dakar lors des Législatives de 2017.
Récemment, le maire réélu de Biscuiterie, membre de Wallu Senegaal, Djibril Wade, neveu de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, a officialisé sa transhumance vers le camp du pouvoir.
Il en est de même pour Abdoulaye Aziz Guèye, maire de Ouakam.
L’édile de Diourbel, Malick Fall, candidat de Wallu Senegaal, a aussi posé son baluchon à Bby, à la suite d’une audience avec le chef de l’État.
À Tambacounda, le maire de Bala, Amadou Bâ, de la coalition Yaw, a aussi posé ses valises chez Macky Sall.
C’est le cas également de Ismaïla Kaba, l’édile de Kothiary, une localité située dans la même région.
Dans la commune de Ndiébel, Dame Bèye Bâ (Yaw), a retourné sa veste en rejoignant le camp du pouvoir.
Si El Hadj Amar Lô Gaydel, maire de Sagatta Gueth, département de Kébémer, de Wallu, a rejoint Bby, le maire Yaw de Bambey, reçu au Palais, maintient le suspense.
Tout le contraire du nouveau maire de la commune de Sadio, dans le département de Mbacké, qui a rejoint le camp présidentiel.
Au total, c’est une dizaine de maires de l’opposition que Macky Sall est en train de faire transhumer.
Ciblée principalement par le pouvoir, Yaw se bouge pour ne pas perdre du terrain.
Après le journaliste Adama Gaye, Dame Mbodj, Mamadou Lamine Dianté, Maimouna Bousso et d’autres leaders de partis ou mouvements ont adhéré à la coalition, classée deuxième lors des dernières élections locales.
À Yewwi, le renfort du député Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly pourrait être important dans le département de Mbacké.
Pape Diop, lui, partira en coalition avec Théodore Chérif Monteil.
À Wallu, la coalition n’existe plus, même s’il était dit qu’elle devait cheminer jusqu’en 2024.
Le Pds, qui a déjà mis en place son directoire de campagne, compte aller aux élections législatives avec des partis et mouvements derrière lui, alors que Mamadou Diop Decroix a déjà lancé ses activités depuis mardi.
Perçus comme la 3ème voie, Thierno Bocoum, Ibrahima Hamidou Dème, Cheikh Oumar Sy, Abdourahmane Diouf et Thierno Alassane Sall ont mis sur pied une coalition électorale, alors que Boubacar Camara, leader de Pcs/Jengu Tabax, s’est allié avec Jotna dans le cadre de la coalition Tabax Jotna.
Bougane Guèye Dany aussi continue de tisser sa toile.
D’ici le 6 mai, date de l’ouverture des dépôts de candidatures, le mercato devrait encore s’animer.
Abdou Bakhoum, manager attitré d’Ama Baldé, déclare impuissant que ModouLô «a déserté» et qu’ils ne savent plus quoi faire au sujet de leur combat en attente d’être organisé par le promoteur Luc Nicolaï.
«Il paraît que Bira Sène a déclaré que nous sommes désormais libres par rapport à notre combat contre Modou Lô et qu’on doit en même temps un combat au promoteur Luc Nicolaï», fait savoir Abdou Bakhoum, manager attitré d’Ama Baldé, hier, au bout du fil. Le plus farouche défenseur de Seuleu bou Ndaw de poursuivre: «Après la blessure de Modou Lô, le CNG nous avait adressé une lettre nous signifiant que si, à partir du 24 avril, ModouLô ne fournit pas de certificat de guérison, nous serions libres de prendre un autre combat».
Au terme de ce délai, le camp du champion de Pikine a reçu un coup de fil de l’instance faîtière dirigeante, notamment par le biais de sa personne morale. Car, révèle M. Bakhoum : «Le président Bira Sène m’a appelé au téléphone. Il m’a dit ceci : si vous pouvez avoir un autre combat, vous pourrez venir récupérer votre licence pour s’engager à le livrer. Il m’a tout de même fait savoir que nous devons toujours un combat, contre ModouLô, au promoteur Luc Nicolaï».
«ModouLô a déserté»
Abdou Bakhoum rappelle que ce combat a duré quatre bonnes années sans être tenu. Suffisant pour qu’il en déduise ceci : «ModouLô a déserté. Et pour le moment, on ne sait pas exactement quoi ou comment faire par rapport à notre combat».
Après avoir expliqué la grande perplexité dans laquelle ils se trouvent depuis fort longtemps, le manager de Pikine, dans la faconde qu’on lui connaît, de dire : «Jeudi, j’étais chez Moussa Dioum, pour présenter mes condoléances à sa famille. J’y ai rencontré Modou Lô, mais il n’a apparemment aucun problème. Il faisait les choses normalement. Il serrait la main à tout le monde, se déplaçait aussi sans brouillamini. On apprend d’ailleurs qu’il est guéri, mais qu’il dit qu’il ne pourra pas lutter pour le moment».
Ama Baldé
Par rapport à cette lancinante question pour le moment sans réponse précise, notre interlocuteur affirme qu’il s’est ouvert au patron de la lutte dans l’ultime but d’en avoir le cœur net. «J’ai demandé au président du CNG si ModouLô pourra prendre un autre combat lui aussi, il m’a fait savoir que cela dépendrait du promoteur Luc Nicolaï. Il m’a précisé que le Roi des arènes devra forcément lutter avec Ama Baldé».
«Pour le moment, avoue Bakhoum, on ne sait pas si Ama Baldé prendra un autre combat avant Modou Lô ou pas. Ce qu’il faut dire, c’est que c’est une affaire de contrat et nous nous réunirons incessamment pour savoir la conduite à tenir. Présentement, nous ne savons encore pas ce qu’il y a lieu de faire réellement».
Comme Ama Baldé et son staff, les amateurs aussi ne savent plus quelle sera la suite de cette histoire. Croisons donc les doigts pour scruter l’avenir avec optimisme…
Entre l’ancien footballeur El Hadji Diouf et son épouse, Valéry Bishop, c’est terminé. La dame a introduit une demande de divorce. Le dossier a été évoqué hier, vendredi, devant le juge civil. Ce dernier a renvoyé l’audience au 6 mai prochain.
Les Échos, qui donne la nouvelle dans son édition de ce samedi, précise que le renvoi est dû à l’absence d’El Hadji Diouf. L’ancien capitaine des Lions est en ce moment au Ghana pour les besoins du jubilé d’Asamoah Gyan.
Le journal rapporte que la demande de divorce de Valéry Bishop n’est pas directement liée au récent mariage de son mari avec Ndèye Aly Lom.
La même source affirme que la future ex-madame Diouf avait décidé bien avant cet événement de rompre avec celui dont il partage la vie depuis plus de vingt ans.
Les Échos n’a pas précisé les griefs portés contre El Hadji Diouf. Le journal s’est borné à informer que si Valéry Bishop a mis du temps avant de prendre l’initiative d’une procédure de divorce, c’est que le couple ne s’était pas marié au civil. Il n’avait pas de certificat de mariage.
Il a fallu à Valéry Bishop obtenir la régularisation de son union avec le footballeur à la retraite avant d’entamer la procédure de séparation. C’est qui est désormais fait.
Plusieurs maires élus sous les couleurs Yewwi Askan wi ont rejoint le camp présidentiel. Et c’est le Président de la république Macky Sall , qui coordonnait cette opération débauchage. Mais pour son ancien premier ministre, Abdoul Mbaye, c’est une mauvaise image pour le Sénégal et un coup dur pour la démocratie.
« Tout compte fait ce régime a compris que corrompre des maires élus par transhumance coûte moins cher et est plus efficace qu’une campagne électorale pour faire élire ses propres candidats rejetés par les populations. La dignité des politiciens sénégalais est de bas prix », regrette, Aboul Mbaye.
Dimitri Payet et Jorge Sampaoli ont pris la défense de Bamba Dieng, auteur d’un but et de beaucoup d’occasions à Rotterdam.
Le match de Bamba Dieng a beaucoup fait parler jeudi soir à Feyenoord. Intéressant, il a su se créer quatre grosses occasions, et a également inscrit un très joli but. Mais les deux premiers duels perdus face au gardien restent un peu en travers de la gorge de certains supporters. Dimitri Payet, auteur des deux très bonnes passes pour Dieng dans le premier quart d’heure, n’arrive pas à en vouloir au Champion d’Afrique de ne pas les avoir converties en but : « C’est la vie d’un passeur. Je préfère être passeur que buteur, parce que le passeur dépend du buteur. On en a encore parlé hier soir par message avec Bamba. Je ne vais pas aller reprocher à Bamba, qui a deux ans de vécu et peu d’expérience en coupe d’Europe, de rater des duels face au gardien. Par contre, se les créer, je me rends compte que Bamba quand il joue, il se procure trois ou quatre occasions nettes. Et le jour où il aura le calme et la sérénité pour les mettre, ça va être un très grand buteur, je lui ai dit. On a des occasions, on s’en procure, je serais plus inquiet si on n’en avait pas ».
De son côté, Jorge Sampaoli était content de la prestation de Dieng : « Dans notre plan de jeu, il fallait deux attaquants qui prennent la profondeur, c’est pour ça qu’on a mis Dieng et Bakambu. Bamba a été très bon dans la stratégie offensive demandée, il a marqué et il a eu trois ou quatre grosses occasions qu’il s’est créées. Il a bien étiré la défense adverse, je pense que ça dépend de l’adversaire et du match. Le plan demandait de la profondeur, c’est pour ça qu’on avait choisi Bamba Dieng. »
Le combat entre Modou Lo et Ama Baldé ne devrait pas se tenir cette saison. Le CNG vient d’annoncer que ce dernier est désormais libre de s’engager avec tout autre promoteur. L’instance dirigeante de la lutte au Sénégal a pris cette décision après l’expiration, depuis le 26 avril, du délai de deux mois accordé à Modou Lô pour présenter un certificat de guérison. Un tel document permettrait au CNG d’envisager la reprogrammation de la confrontation entre le Pikinois et le Parcellois.
«Nous avions notifié aux managers des deux lutteurs que si un certificat de guérison n’est pas déposé dans les délais établis, les deux athlètes seraient libres de contracter un autre combat, tout en devant un combat au promoteur», rappelle le président du CNG, Bira Sène, dans un entretien avec Lutte Sénégal TV, repris par Record. Il ajoute : «Avec la situation qui prévaut, le promoteur peut aller discuter avec les lutteurs pour qu’ensemble ils reprogramment le combat à une date qui leur conviendrait. Ce qui est sûr, c’est que les deux lutteurs sont actuellement libres.»
Le chef de l’Etat a lancé «Jokko ak Macky», un espace de dialogue direct avec les Sénégalais, particulièrement les jeunes. Une façon pour lui de satisfaire leurs attentes en mode fast-track.
Vendredi 22 avril, le médecin-chef du district sanitaire de Vélingara, Dr Omar Sané, réceptionne du matériel médical. Les extracteurs d’oxygène, lits d’hospitalisation, de gynécologie et d’accouchement, chariots, coins-nouveaux-nés, entre autres éléments du lot, sont destinés à améliorer la prise en charge au niveau du pavillon d’hospitalisation, de la maternité et de la salle de tri du centre de santé de la localité.
Ces équipements sont une dotation de la direction des Infrastructures et des Equipements médicaux du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ils constituent une doléance des jeunes de la localitétransmise au chef de l’Etat, qui s’était engagé à la satisfairele 8 avril,lors de la troisième session des«Jokko ak Macky», le nouvel espace présidentiel de dialogue avec les Sénégalais, en particulier les jeunes, établis au pays et de la Diaspora. Le Président Macky Salla donc tenu sa promesse en moins de deux semaines.
Tout en continuant de réclamer un hôpital de niveau 2 ainsi qu’un appareil de radiographie numérique, qui leur épargnerait de parcourir 100 km pour subir leurs examens à Tamba, Vélingara et ses 300 mille habitants saluent les premiers fruits de leur«Jokko ak Macky». «Nous félicitons le chef de l’Etat pour la promptitude de sa réaction en vue de soulager, en partie, les populations de Vélingara en matière de soins de santé», s’incline Massamba Diao, le vice-président du Conseil départemental de la jeunesse.
Pikine, Keur Massar, Dakar-Plateau, Médina Les séances de «Jokko ak Macky» ont été lancées samedi 5 mars. Les jeunes de Pikine étaient à l’honneur. Quatre jours après cette rencontre inaugurale, Macky Sall a demandé au ministre des Collectivités territoriales et à son collègue du Plan «de lui proposer, d’ici à fin mars 2022, un Plan spécial d’aménagement et de développement du département de Pikine».
Keur Massar et Dakar-Plateau ont à leur tour rencontré le chef de l’Etat par visioconférence. Au niveau du dernier-né des départements du Sénégal, la santé, la formation, la culture et, surtout, les inondations, étaient parmi les sujets abordés. Sur cette dernière problématique, Macky Sall a d’abord rappelé les mesures prises dans le cadre du programme d’urgence contre le phénomène, notamment la pose d’une canalisation devant conduire les eaux pluviales de Keur Massar vers le marigot de Mbao. Il a ensuite annoncé un Programme spécial d’aménagement et de développement du département censé apporter une solution durable à l’équation.
Certaines questions «basiques» étaient également au menu du «Jokko ak Macky» de Keur Massar. La rencontre a permis, par exemple, à une participante nommée Ndèye Waré Touré de résoudre un problème administratif qu’il trainait depuis 2013. «J’ai pu bénéficier d’une annulation d’existence, d’un nouvel extrait de naissance et finalement, d’une pièce d’identité en bonne et due forme», confie-t-elle, manifestement soulagée.
Le même souci d’efficacité a été notéau détour du «Jokko ak Macky» consacré aux jeunes de Dakar-Plateau et de la Médina. Macky Sall ayant demandé au gouvernement, quelques jours seulement plus tard, «de finaliser, dans les meilleurs délais, avec les ministres et maires concernés, un Plan d’urgence de modernisation de l’arrondissement du Plateau». Ces deux communes constituant pour le chef de l’Etat «des vitrines de la capitale, dont l’amélioration du cadre de vie et l’épanouissement des populations s’érigent en priorités».
Grincements de dents La nouvelle initiative présidentielle suscite des grincements de dents. Certaines voix, de l’opposition notamment, y voient une campagne déguisée en direction des Législatives du 31 juillet prochain. Des autorités de l’administration territoriale craignent, pour leur part, que les nouvelles promesses présidentielles, dans le cadre des «Jokko ak Macky», éclipsent les engagements antérieurs de l’Etat auprès des populations.
Comme pour répliquer aux uns et rassurer les autres, Macky Sall a indiqué qu’à travers sa nouvelle trouvaille, il cherche plutôt à trouver des «solutions pragmatiques aux aspirations et requêtes légitimes des citoyens». Sans gêner, s’empressent de préciser certains de ses partisans, le déroulement des programmes et projets de l’Etat en cours.
Dans ce sens, le président de la République invite le gouvernement à «renforcer les actions de proximité et l’écoute des populations, notamment les jeunes et les femmes». «Ces derniers, martèle-t-il, doivent disposer de toute l’attention requise pour la résolution de leurs préoccupations en termes de formation, d’insertion, de financement, d’emploi, d’infrastructures sociales de base, d’amélioration de leur cadre de vie.»
Macky Sall a toujours placé les jeunes au centre de ses préoccupations. Dès les premières années de son accession au pouvoir, il a créé la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (DER/FJ) et le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) pour répondre aux besoins de cette catégorie de la population en matière de formation et d’insertion. Mais depuis les émeutes de mars 2021, le chef de l’Etat accorde une plus grande attention aux aspirations de la jeunesse.
Ces événements avaient touché plusieurs localités du pays. Ils avaient causé plus d’une dizaine de morts, des centaines de blessés et des milliards de francs CFA de pertes économiques. Ils ont été déclenchés par l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr, avec la convocation du leader de Pastef. Mais les manifestations mettaient en scène des dizaines de milliers de jeunes qui exprimaient surtout leur mal-être et réclamaient plus d’écoute et d’attention de la part des pouvoirs publics.
Les fruits de Xëyu Ndaw Ñi A cette jeunesse en colère, Macky Sall avait lancé : «Je voudrais vous dire que je comprends vos inquiétudes et vos préoccupations.» Avant d’annoncer un infléchissement de sa politique ainsi qu’une batterie de mesures. «J’engagerai dans les meilleurs délais une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel», clamait le président de la République.
Un peu plus d’un mois après ce discours, le chef de l’Etat joint l’acte à la parole. Au cours du Conseil présidentiel pour l’insertion et l’emploi des jeunes, tenu le 22 avril 2021, il annonce une enveloppe de 450 milliards de francs CFA destinée au programme Xëyu Ndaw Ñi pour la période 2021-2023.«Je tiens à ce que ce programme soit pragmatique et orienté vers l’action, mais opérationnel de façon diligente à l’échelle nationale. Il devra répondre aux exigences d’inclusion, d’équité territoriale et de justice sociale», précisait-il.
Un an plus tard, l’équation de l’emploi des jeunes n’est pas totalement résolue. Mais le gouvernement a enregistré des avancées significatives. D’après les chiffres officiels, Xëyu Ndaw Ñi a généré 46 334 emplois dans des secteurs tels que l’environnement et le cadre de vie, la santé, le tourisme, la sécurité, le service civique national et l’animation socioéducative.
Les sessions «Jokko ak Macky» entrent dans le cadre des efforts de l’Etat dans la prise en charge des préoccupations des jeunes. Elles traduisent au bout du compte un rétablissement de la connexion entre le Président Macky Sall et la jeunesse de son pays.
A un peu plus d’un an de la fin de son contrat avec le Napoli, Kalidou Koulibaly pourrait être l’un des gros dossiers du mercato estival, avec le PSG qui semble déjà avoir pris les devants pour le recruter.
La charnière centrale du Paris Saint-Germain pourrait changer la saison prochaine. Si Marquinhos semble intouchable, ce n’est pas le cas de Presnel Kimpembe et encore moins de Sergio Ramos. Arrivé pour 0€ l’été dernier, l’ancien du Real Madrid a grandement déçu et pourrait déjà quitter le PSG, direction la MLS. Mais qui pourrait le remplacer ? Comme souvent avec Leonardo la solution pourrait venir de Serie A, puisque la presse italienne parle de Stefan de Vrij de l’Inter, mais surtout de Kalidou Koulibaly ! Ce dernier semble pouvoir quitter le Napoli à la fin de la saison, alors que le PSG a souvent tenté de le recruter par le passé.
Koulibaly va partir… ou prolonger !
D’après les informations de La Gazzetta dello Sport, l’avenir de Kalidou Koulibaly serait l’un des gros sujets du moment, du côté du Napoli. Le journaliste Alfredo Pedulla explique qu’un départ est probable, mais seulement face à une offre très importante, alors que le site spécialisé Transfermarkt évalue le joueur à près de 45M€. Si jamais une offre satisfaisante ne venait pas à arriver lors du mercato estival, alors Koulibaly pourrait carrément prolonger son contrat avec le Napoli.
Poursuivi pour des faits d’escroquerie, Pape Sana Aïdara comparaissait devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est traduit en justice par la dame Astou Ndoye qui lui reproche de l’avoir grugé de 2.400.000 francs. Le tribunal, après l’avoir déclaré coupable, l’a condamné à une peine de 6 mois dont 2 ferme.
Le sieur Pape Sana Aïdara a écopé, hier, d’une peine de 6 mois dont 2 mois ferme. Il a été reconnu coupable des faits d’escroquerie portant sur la somme de 2.400.000 francs. Il a été attrait par la dame Astou Ndoye à qui il devait faire voyager en France pour poursuivre ses études. À la barre, l’étudiante raconte avoir versé son argent au prévenu depuis 2019.
«C’est en 2019 que je suis allée le voir lorsque j’étais en licence 3 à la fac. Comme je voulais faire mon Master après la validation de ma licence, il m’a fait savoir qu’elle m’a trouvé une école privée en France et que si je ne versais pas les 2.400.000 francs, l’école n’allait pas m’accepter». Selon la plaignante, le prévenu l’avait promis de la faire voyager en 2020. Malheureusement, il lui a dit que le voyage n’a pas abouti à cause du Covid.
Mais ce qui a réveillé les soupçons de la partie civile c’est qu’elle voyait les gens voyager. Ainsi, il lui a demandé des explications mais Pape Sana lui a demandé de patienter. Ayant vainement attendu, elle lui a demandé de lui rembourser son argent. «Pour obtenir cela, j’ai fait le pied de grue parce que chaque jour, je quittais Thiès pour venir à Dakar et je restais chez lui jusqu’à 21 heures. Lorsque je suis allée à l’université pour continuer mon Master, l’université a refusé de me prendre arguant que je n’avais aucune justification en ce qui concerne les 3 années que je suis restée sans aller m’inscrire», regrette Astou Ndoye.
Gérant d’une agence de voyage, le prévenu Pape Sana Aïdara a contesté les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. Invité à fournir une explication au tribunal, Pape Sana soutient avoir remis à la plaignante un contrat de prestation de service. «Mon rôle, c’était de lui trouver cette université en France. Lorsqu’elle s’est présentée à moi, c’est le Master 1 que je devais lui régler en France. Elle n’a pas été orientée jusqu’à présent et elle ne m’avait pas parlé de remboursement», déclare le mis en cause qui affirme avoir utilisé l’argent à d’autres fins.
En guise de dommage et intérêts, Astou Ndoye a réclamé la somme de 100.000 francs en sus des 2.400.000 francs qu’elle avait versés au prévenu. Devant le juge, elle a refusé l’acompte de 300.000 francs Cfa qui a été versé par la famille du prévenu soutenant qu’elle voulait un remboursement intégral des sommes qu’elle lui avait remises.
Dans ses observations, le procureur a estimé que la culpabilité du prévenu ne souffre d’aucun doute. «À un moment donné, c’est lui qui lui a demandé de verser l’intégralité des sommes pour que son inscription soit acceptée par l’université. Et jusque-là, aucun élément objectif du dossier ne prouve cela», argue le parquetier qui requiert contre Pape Sana Aïdara une peine de 1 an dont 6 mois ferme. La défense, de son côté, a sollicité une application bienveillante de la loi pénale. «La plaignante dit avoir eu vent de la société de mon client par l’entremise d’une de ses amis avant qu’elle ne s’y rende. Lors de la signature du contrat, la pandémie n’était pas prévisible. Il y a une faute civile et non escroquerie. Il s’est engagé à payer à compter du 5 juin prochain à des échéances de 500.000 francs Cfa par mois. La peine requise par le parquet me semble exagérée», a plaidé la robe noire.
Finalement le tribunal a déclaré Pape Sana Aïdara coupable du chef d’escroquerie et lui a infligé une peine de 6 mois dont 2 mois ferme. Pape Dana Aïdara est aussi condamné à payer à Astou Ndoye la somme de 2.500.000 francs qu’elle a réclamée.