Lutte – Longue préparation mystique : Le Cng n’écarte pas de suspendre les lutteurs fautifs

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Déçu du comportement des deux lutteurs, Balla Gaye 2 et Boy Niang 2, qui ont abusé lors de leur préparation mystique, le Cng de lutte ne veut plus se contenter de sanctions financières. L’équipe de Bira Sène, qui compte corser les mesures, n’écarte pas de suspendre les fautifs.

Dans notre édition de ce mercredi, nous avons fait le constat que les sanctions financières, liées à la longueur des préparations mystiques, n’ont aucun effet par rapport à l’indiscipline notée dans l’arène.

Des amendes qui sont encore tombées à l’issue du combat Boy Niang 2-Balla Gaye 2 de dimanche dernier, à l’Arène nationale. Un «derby de la banlieue» marqué par une préparation mystique qui a battu le record en termes de durée. C’est ainsi que le Pikinois a été délesté de 3,5 millions Cfa. Là où le Lion de Guédiawaye s’est vu retirer de son cachet, 2,4 millions.

Face à l’inefficacité d’une telle mesure, le Cng se doit de trouver d’autres alternatives afin de remettre de l’ordre au sein de ce sport traditionnel qui a atteint le sommet de l’indiscipline.

Et apparemment, l’équipe de Bira Sène a bien compris qu’il fallait poser d’autres actes, prendre d’autres mesures plus con­traignantes, afin de rassurer les amateurs, tous agacés de ce qui s’est passé dimanche der­nier.

Si la préparation mystique dépasse les 30 minutes…
Intervenant à l’issue de la réunion hebdomadaire de ce mardi, le président du Cng, au micro de la Tfm, compte aller au-delà des sanctions financières. «Tous les lutteurs savent que la préparation mystique ne doit pas dépasser les 10 minutes», rappelle Bira Sène. Qui révèle : «Maintenant, on va aller plus loin dans les sanctions qui ne seront pas seulement financières.» En clair, «si la préparation mystique dépasse les 30 minutes, le lutteur fautif s’expose à une suspension d’au moins 6 mois», avertit le pa­tron de la lutte sénégalaise qui annonce prochainement l’officialisation d’une telle mesure.

Déterminée à remettre de l’ordre dans l’arène, la structure en charge de la lutte peine, il est vrai, à se faire entendre. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé.
On se rappelle en début de saison, la note circulaire du Cng qui parlait d’une batterie de mesures, allant des conditions d’organisation des «Face2Face» au respect des heures et autres directives, lors des grands combats. On connaît la suite.

Il faut espérer que les nouvelles mesures qui vont suivre, sur la durée surtout des préparations mystiques, produisent leurs effets. Un autre défi à relever pour l’équipe du président Bira Sène.

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