Dynamique victorieuse des sélections sous Aliou Cissé et Pape Thiaw 2002, la force de la réussite du foot sénégalais

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Avec Aliou Cissé et Pape Thiaw, les sacres du Sénégal à la CAN et au CHAN portent l’empreinte de la Génération 2002. Un succès qui porte aussi la marque d’autres fi- gures emblématiques qui évoluent dans l’ombre des sélections, à l’image de Lamine Diatta et El Hadji Diouf.

Les retombées de l’héritage de 2002. En l’es- pace d’un an, le Sénégal s’est confortable- ment installé sur le toit de l’Afrique. D’abord avec l’Équipe nationale A, sacrée le 6 février 2022 à la CAN au Cameroun face à l’Égypte (0-0, 4-2 aux tab), puis avec la sélection lo- cale, récemment couronnée au CHAN en Al- gérie (0-0, 5-4 aux tab). Deux trophées qui portent la marque de deux anciens joueurs de la Génération 2002, Aliou Cissé et Pape Thiaw. Capitaine des «Lions» en 2002, devenu sélectionneur depuis 2015, le premier symbolise l’empreinte des anciens de la «Ta- nière». Grâce à ses résultats, notamment ses deux finales d’affilée de Coupe d’Afrique des nations (2019 et 2021) et son sacre de l’année dernière à Yaoundé, il compte aussi dans son bilan deux phases finales de Mondial (2018 et 2022). Une première pour un sélectionneur du Sénégal. Encore loin de ce palmarès, le second suit néanmoins ses pas. Moins d’un an depuis son intronisation sur le banc de l’Equipe nationale locale en avril dernier, l’ancien joueur du FC Metz impressionne. Après avoir réussi à qualifier le Sénégal au Championnat d’Afrique pour la première fois depuis 2011, il a donné aux «Lions» locaux leur premier titre continental dans la compétition. Un triomphe qui le place également au premier rang de l’histoire du football sénégalais. Après leurs performances d’il y a un peu plus de deux décennies sur les terrains, ils donnent maintenant au pays un palmarès en or, avec ces deux sacres prestigieux qui confirment la domination du Sénégal en Afrique. Du grand art.

Tony Sylva, Lamine Diatta, El Hadji Diouf, les hommes de l’ombre

Mais au-delà de Aliou Cissé et Pape Thiaw, cette embellie du football sénégalais est aussi rendue possible grâce à l’apport d’autres fi- gures de l’épopée de la Génération 2002 qui avait atteint la finale de la CAN à Bamako et les quarts de finale du Mondial en Corée du Sud et au Japon. L’ancien portier Tony Sylva (préparateur des gardiens), Lamine Diatta (Team manager), El Hadji Ousseynou Diouf (ambassadeur des Equipes nationales et conseiller du président de la Fsf) jouent aussi un rôle prépondérant dans la gestion de l’Equipe nationale A. Une transition que le

Président Macky Sall et Me Augustin Senghor n’avaient pas manqué de souligner lors de la réception, au Palais de la République, dans la foulée de l’arrivée des nouveaux champions d’Afrique, le 5 février. «C’est une très bonne chose pour le football sénégalais. Ce sont des acteurs du football qui ont eu une grande expérience acquise au cours de leurs carrières et ils sont en train d’en faire bénéfi- cier au Sénégal», se félicite Badara Sarr. L’ancien sélectionneur de l’Equipe nationale locale, passé par l’As Douanes, Mbour Petite- Côte et Casa-Sports, explique leurs résultats par «un travail de très longue haleine» qui est en train de porter ses fruits. Mais pas que ! «Il y a aussi une complémentarité entre les anciens de 2002, ceux issus de la formation fédérale, notamment d’anciens joueurs qui n’ont pas eu une expérience internationale, mais se sont très vite transformés en entraîneurs en obtenant les licences pour en arriver-là. Mais il y a aussi ceux qui sont sortis des instituts et écoles de formation, comme l’Inseps ou le Cneps. Il y a aussi une très bonne organisation au sein de la Fédération et la formation des entraîneurs. C’est un tout qui paie maintenant et explique cette qualité chez les entraîneurs. Désormais, les erreurs du passé sont évitées», ajoute le technicien, également Secrétaire du Syndicat des en- traîneurs de football du Sénégal (Sefs).

«Leur vécu et leur aura leur donnent cette légitimité»

Avec les performances réussies depuis un peu plus d’un an, le choix porté par la Fsf sur les anciens internationaux est payant. Toutefois, ce n’était pas gagné d’avance pour Aliou Cissé et Pape Thiaw. «Ce ne sont pas toujours les meilleurs joueurs qui deviennent les meilleurs entraîneurs. Il faut un bon management et beaucoup de pragmatisme pour être un bon entraîneur, fait remarquer Badara Sarr. En plus des techniciens, il y a aussi d’autres anciens de 2002 qui sont dans l’Administration et les instances. Cette reconversion leur permet de bien encadrer le football sur l’international et surtout en Afrique, parce qu’ils ont une carrure qui leur permet de pouvoir donner leurs avis un peu partout, que ce soit à la Fsf, à la Caf ou même à la Fifa.» Auprès des joueurs, leur expérience fait aussi ses effets. «Leur vécu et leur aura leur donnent cette légitimité. Quand El Hadji Diouf parle à un attaquant sénégalais, c’est sûr qu’il va l’écouter, parce qu’il va se dire qu’il a été un très grand joueur», confie Badara Sarr, persuadé que «le Sénégal est en train de grandir dans le football»

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