
L’agence française de développement (AFD), l’institut Diambars et Play International groupe SOS ont procédé à Saly au programme de renforcement des académies sportives et inclusives en Afrique. En marge de cette cérémonie, l’ancien gardien français, Bernard Lama, un des fondateurs de Diambars, a notamment évoqué le sacre des lions à la CAN et le mondial 2022 au Qatar.
En tant qu’ancien footballeur qui adore le Sénégal, comment avez vous vécu le sacre des lions lors de la dernière Can au Cameroun avec notamment Gana Gueye et Saliou Ciss formés à Diambars ?
C’est une grande fierté de les voir là (Gana Gueye et Saliou Ciss entre autres), de les voir devenir champion d’Afrique, de voir le Sénégal sur le toit de l’Afrique pour la première fois. Nous avons vécu ça en France. J’étais très fier quand j’ai vu cette marée humaine dans les rues de Dakar. Cela m’a fait penser à 1998 à Paris où il y avait plus d’1 million de personnes. J’étais très ému pour le Sénégal. C’est une très bonne chose pour le pays. Maintenant, il faut en profiter. C’est bien qu’il y ait la coupe du monde qui arrive juste derrière et qui doit permettre au Sénégal d’asseoir son statut d’international.
Champion d’Afrique, le Sénégal sera le représentant du continent le plus attendu au Qatar. Jusqu’où peuvent aller les lions?
Je pense que cette coupe du monde sera compliquée pour toutes les nations. C’est une compétition qui se dispute en plein milieu de saison. On ne sait pas encore comment les joueurs vont réagir.
Ce que je constate est qu’il y a énormément de blessés. J’ai du mal à comprendre ce phénomène. Je me pose beaucoup de questions. Après la Coupe du Monde, qu’est ce qui va se passer? On ne sait pas dans quel état on va les récupérer parce qu’il fait chaud au Qatar.
Les joueurs auront peu de vacances après le mondial. Je trouve cela dangereux sachant qu’il y aura de grosses échéances derrière: la ligue des champions, la coupe d’Afrique des nations…
Cela dit le Sénégal est champion d’Afrique. Ça veut dire qu’il y a une obligation de résultats. Le Sénégal est dans une poule accessible. Le second tour est à sa portée. Il faut sortir des poules d’abord mais ce sera sans doute très compliqué.
J’ai vu que dans cette équipe sénégalaise, il y a des joueurs qui sont entrain de revenir. Édouard Mendy rejoue, c’est une bonne chose. Il faut qu’ils tiennent le choc. Gagner une coupe du monde, ce n’est pas forcément le plus difficile. Il y a 07 matchs à jouer pour y parvenir. Après, ce sont des matchs de très haut niveau où les erreurs ne se pardonnent pas. Par conséquent, il faut être très concentré.
Quels sont vos favoris pour ce mondial au Qatar?
Je vois comme favori numéro 1 le Brésil. Je connais bien cette équipe car je regarde beaucoup les matchs des nations de l’Amérique du Sud. L’Argentine sera très bonne aussi. C’est une équipe construite autour de Lionnel Messi. Derrière, tout le monde peut également l’emporter.