
Une équipe a besoin de tout pour avoir le parfait équilibre. Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas.
Ainsi, la physionomie d’un match peut ne pas être la même d’une autre. D’où l’importance d’avoir des profils différents pour pouvoir solutionner parfois des équations très complexes.
Ceci est l’un des points de faiblesse d’Aliou Cissé. À chaque fois qu’il est en face d’une équation tactique, il passe à côté de son match car le plus souvent ses changements sont programmés à la minute pré soit établis bien avant le début du match.
Aliou Cissé ne sait pas résoudre les équations tactiques sinon l’Algérie ne nous aurait jamais battu deux fois de suite dans la même compétition (CAN 2019) de même le Cameroun ne pouvait en ancun cas nous éliminer aux tirs au but en 2017.
Ce faisant pour pouvoir solutionner des problèmes, il faut avoir plusieurs éléments différents à sa portée. A quoi bon sélectionner des joueurs qui, à des degrés moindres, se ressemblent plus ou moins.
A regarder de près l’attaque de l’équipe nationale, tous sont des droitiers : Boulaye, Jakson, Habib Diallo, Sadio Mané, Illiman Ndiaye et Ismaila Sarr.
Le chroniqueur de la TFM qui partage souvent les plateaux avec Talla Fall l’avait une fois dit et c’est vrai, il manque un gaucher à cette attaque Sénégalaise.
Ce n’est pas pour rien que depuis le départ de Fadiga a fait sombrer la génération 2002.
La France utilise Dembélé qui est un gaucher sur l’aile droite. L’Egypte fait également jouer Salah qui est gaucher sur l’aile droite de même que l’Algérie avec Mahrez. Au Cameroun aussi Mbeumo est positionné sur l’aile droite de même qu’Asensio avec l’Espagne. Raphina joue sur le couloir droit avec le Brésil. Je peux en citer plus d’une dizaine d’ailiers gauches qui jouent sur l’aile droite avec leur équipe nationale.
Au Sénégal, le seul gaucher du moins sur ce qu’on a vu contre la Bolivie à avoir le même style que Mahrez est Demba Seck. On ne comprend donc pas pourquoi il n’est plus appelé en équipe nationale alors qu’il avait fait une entrée hyper intéressante.
L’ailier de Torino, tout comme Pathé Ciss et Abdallah Ndour, fait partie des rares joueurs inconnus avant leur convocation qui m’ont convaincu dès leur première apparition avec l’équipe nationale. Et si un joueur parvient à me convaincre en un seul match, c’est parce que je vois en lui un potentiel immense.