
L’idylle entre le meilleur footballeur Sénégalais de tous les temps et le club Bavarois n’aura duré le temps d’une rose ou plutôt d’une saison.
Accueilli comme un roi lors de sa signature et traité comme un malpropre à la fin, le parcours du double ballon d’or Africain aura été plus que contrasté.
Une blessure au genou (la plus grave de sa carrière) est venue pour ne rien arranger. Du point de vue statistique Sadio (auteur de 12 buts en 38 matchs et ce malgré 03 mois de blessure) n’a rien à envier à Gnabry (47 matchs/17 buts), Musiala (47 matchs/ 16 buts), Sané (44 matchs/ 14 buts), Muller (40 matchs/ 08 buts) et Coman (35 matchs/ 09 buts). Seul le Camerounais Choupo Moting a un ratio nettement plus élevé avec (17 buts en 30 matchs).
Face à une telle situation l’on peut se demander pourquoi les dirigeants bavarois ont cherché à se débarrasser de Sadio coûte que coûte?
Premièrement, ils ont peut être eu l’impression de s’être trompé de choix car Sadio était venu pour compenser le départ de Lewandowski qui claquait facilement chaque année au minimum 30 buts.
Deuxièmement, ils voulaient un vrai neuf qui a la même précision que le buteur polonais. Il leur fallait donc amoindrir leur masse salariale pour pouvoir accueillir un autre buteur (Harry Kane) de la trempe de Lewy. Pour les dirigeants bavarois, il n’était surtout pas question de payer un joueur un salaire annuel de 22 millions d’euros pour qu’il cire le banc.
Et ce sont les exigences du haut niveau, le sentiment n’y a point de place. L’erreur du Bayern a été de croire que Sadio, qui a été étincelant à la pointe de l’attaque des reds durant la seconde moitié de saison après son retour de Can, pouvait remplacer Lewandowski. Une erreur qu’ils ont tenté de rectifier en montrant la porte de sortie au meilleur ailier gauche que Liverpool ait connu.