Can 2004: Un El Hadji Diouf finissant fait couler le Sénégal en 1/4 !

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Deux ans, après avoir atteint pour la première fois de son histoire une finale, le Sénégal envisageait de faire plus en Tunisie.

La désillusion a été aussi grosse que l’attente. Dès le premier match, le doute commençait à s’installer après le nul concédé, le 26 janvier 2004, face au Burkina Faso (0-0). Guy Stéphan avait reconduit le même onze qui avait été finaliste deux ans plutôt à l’exception de 03 éléments près.

Souleymane Diawara, Ousmane Ndoye et Mamadou Niang prenaient la place de Lamine Diatta, Moussa Ndiaye et Fadiga (qui était indisponible à cause de ses problèmes cardiaques.)

Les rentrées d’Habib à la 58e à la place de Coly, de Pape Bouba Diop à la 80’ à la place d’Ousmane Ndoye et de Diomansy Camara à la 69’ à la place de Mamadou Niang n’auront pas servi à grand chose.

Le 30 janvier, le Sénégal se relançait face au Kenya (petit poucet du groupe) grâce à des buts de Mamadou Niang (4’ et 31’) et Pape Bouba Diop (19’).

En défense, on retrouvait Ibrahima Faye, Omar Daf, Lamine Diatta et Pape Malick Diop. Au milieu, on retrouvait le trio qui avait tenu la baraque face à la France à savoir Salif Diao, Aliou Cissé et Pape Bouba Diop. En attaque, Mamadou Niang prenait la place de Fadiga et accompagnait le duo El Hadji Diouf et Henry Camara.

Frédéric Mendy et Diomansy Camara prenaient la place d’El Hadji Diouf et Mamadou Niang à la 69’ tandis qu’Habib Beye remplaçait Omar Daf à la 85’.

Le 02 février 2004, Habib Beye de la tête (45’) répondait à la tête de Dramane Traoré (34’). Grâce à ce nul, le Sénégal décrochait son ticket pour les 1/4. Guy Stéphan opérait deux changements dans le onze: Habib Beye prenait la place d’Omar Daf tandis que Moussa Ndiaye suppléait Aliou Cissé.

Face au Pays-hôte, Guy Stéphan opérait également des changements dans son onze de type. Lamine Sakho prenait la place de Mamadou Niang au moment où Aliou Cissé reprenait sa place au détriment de Moussa Ndiaye.

On retrouvait pratiquement la même équipe que celle de 2002. Tony Sylva était épaulé en défense par Habib Beye, Ibrahima Faye, Lamine Diatta et Pape Malick Diop.

Au milieu, on retrouvait trio de la coupe du monde (Aliou Cissé, Salif Diao et Pape Bouba Diop). En attaque, Lamine Sakho (remplaçant de Fadiga) épaulait Diouf et Henry Camara.

Malheureusement, le Sénégal perdra ce match dès suite d’un ballon perdu par El Hadji Diouf au milieu de terrain à la 65’. Le remplacement de Salif Diao à la 73’ par Mamadou Niang et Lamine Sakho par Diomansy Kamara paraissaient trop tardifs pour inverser la vapeur.

Le premier constat est que l’équipe, comme en 86, 90, 92 et 94, était trop instable. Guy Stéphan n’avait pas de onze type et tâtonnait sans cesse.

La seconde observation est que El Hadji Diouf (23 ans) était cramé mais étant nostalgique de ses prouesses de 2002, on n’a pas voulu ouvrir les yeux. Il fallait confier les clés de cette équipe à Mamadou Niang qui était l’attaquant le plus en forme.

Malheureusement, le coach a voulu miser sur des cadres qui n’étaient plus que l’ombre d’eux mêmes. Aliou Cissé doit retenir les leçons de ce débâcle pour ne pas commettre les mêmes erreurs en 2024. Le football n’a pas de mémoire seule la forme du moment doit prévaloir.

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