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Aliou Cissé, selectionneur des lions «J’ai faim, j’ai la dalle, j’ai les dents qui trainent en bas…

Si les Lions sont champions d’Afrique en titre, le sélectionneur ne compte pas tirer un trait sur les titres. Aliou Cissé ambitionne de reconquérir l’Afrique et, pourquoi pas, le monde. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il est revenu sur les difficultés des compétitions de l’année, notamment sur la préparation du Mondial, sur ses objectifs personnels mais aussi les coups de balai à donner dans la tanière. Matchs amicaux avant le Mondial, style de jeu, expertise locale, rigueur et professionnalisme dans la tanière, Aliou Cissé a fait le tour.

Les Echos : Coach,pouvez-vous un peu revenir sur ces deux premières journées de qualification contre le Bénin et le Rwanda ?

Aliou Cissé : Ça fait plaisir de vous recevoir afin d’expliquer à travers vos lignes la façon dont on travaille dans la tanière. On va faire un mini bilan sur ces éliminatoires de la Can où le Sénégal va défendre son titre en Côte d’Ivoire en 2023. La spécificité de ces deux matchs, c’est de les avoir abrités au lieu de recevoir une fois et de devoir aller jouer à l’extérieur comme c’était prévu. On voulait les 6 points, on les a eus. C’est très bien de commencer ainsi.

Pourquoi plaidez-vous pour un report de la fenêtre de septembre de ces éliminatoires à la Can 2023, alors que pour le moment, la Fsf n’a pas encore trouvé de matchs amicaux pour préparer le Mondial ?

Justement, le fait que la fédération ne trouve pas encore de matchs amicaux doit encore plus pousser la réflexion, à savoir pourquoi on n’en a pas. Ce n’est pas une décision de la fédération de ne pas faire jouer son équipe. C’est parce que nous avons de véritables difficultés à avoir des sparring-partners pour pouvoir préparer la Coupe du monde. Ce sont des périodes très compliquées pour les sélectionneurs. En 2018, on a eu tout le mal du monde pour trouver des équipes pour la préparation du Mondial. Est-ce que c’est nous qui nous y prenons un peu tard ?

Est-ce que c’est au niveau de notre organisation ? Ou encore au niveau des matchs makers que l’équipe du Sénégal n’est pas valorisée ? Je n’en sais rien ! Mais c’est super compliqué aujourd’hui de trouver des matchs amicaux. Si le Sénégal ne trouve pas de matchs amicaux, il ne faut pas qu’on se voile la face, ce sera très compliqué pour nous. Je parle aussi pour les autres équipes africaines qui iront au Mondial. La meilleure formule, pour moi, c’est de décaler ces matchs de septembre pour pouvoir donner à ces équipes africaines de pouvoir mieux se préparer.

Si vous ne trouvez pas de matchs amicaux justement, est-ce que ces éliminatoires ne pourront pas vous servir de préparation pour le Mondial ?

Oui, oui biensûr, c’est ce qu’on a fait au mois de juin. En réalité, on veut encore plus et ça c’est légitime. Oui, vous avez raison, jouer le Mozambique peut faire partie de notre préparation. Mais si on veut préparer la Hollande, ce n’est pas avec le Mozambique qu’on va le faire, on doit le faire avec une équipe européenne. Si on doit préparer le Qatar, ce sera avec une équipe asiatique. Idem pour l’Équateur, il faut forcément une équipe sud-américaine. Y ajouter le Mozambique c’est toujours un plus. On a toujours besoin de revoir les automatismes, les cohésions de groupe, pouvoir donner du temps de jeu à tout le monde. C’est vrai que, plus il y a de matchs, mieux ce sera pour nous.

Mais ces matchs-là ne doivent pas être des rencontres qui ne nous servent à rien du tout dans notre préparation. C’est dans ce sens que j’ai dit que ce mois de septembre doit être une page pour les teams Africa qui iront au Mondial. Vous voyez, quand le Sénégal joue, c’est l’Afrique tout entière qui est derrière nous et c’est pareil pour les autres équipes représentant de notre continent. Nous avons cette volonté d’aller représenter nos pays, il faut donc qu’on nous donne le temps de préparation.

La CAF, vu que la Can sera en juin, en se mettant d’accord avec la Fifa, peut aménager cette fenêtre pour les mondialistes. Sinon, en septembre on est vite en novembre et ce sera la Coupe du monde. La Coupe du monde, c’est demain. On est juste à 4 mois de la compétition. C’est que quand on entend les gens, on a l’impression que la Coupe du monde c’est dans 2 ans. Si on me demande si le Sénégal a entamé sa préparation comme il se doit pour le Mondial, je dirai non. Ça devient une urgence.

Quels sont vos objectifs personnels pour cette Coupe du monde ?

Honnêtement, on a de grands objectifs. On ne peut pas être numéro 1 en Afrique pendant 4 ou 5 ans, avoir en son sein des joueurs comme Édouard Mendy, Kalidou Koulibaly, comme Gana Guèye et Sadio Mané, être l’équipe championne d’Afrique et ne pas avoir d’ambitions à la Coupe du monde. Pour cette Coupe du monde, nous sommes ambitieux, mais nous sommes aussi réalistes. On veut y aller pour jouer tous nos 7 matchs. Nous savons que c’est la Coupe du monde et que le niveau est très élevé, mais on ira là-bas sans complexe, sans peur et avec un mot à dire.

On n’ira pas pour apprendre, ni pour juste participer. On y va avec l’ambition d’aller le plus loin possible et pourquoi pas gagner la Coupe du monde. Ce n’est ni de l’arrogance, ni de la suffisance, ce sont nos ambitions. Ce sera avec le travail que nous sommes en train de faire, avec l’expérience que nous avons emmagasinée depuis des années. On a espoir.

Après le premier sacre du Sénégal et de tous ces succès, personne ne peut plus écrire l’histoire du Sénégal, sans le nom de Aliou Cissé, pensez-vous pouvoir aller au-delà de ces réalisations ?

J’ai faim. J’ai très faim. Je suis très heureux et fier d’avoir gagné cette Coupe d’Afrique des nations, mais ça ne me suffit pas. La vie continue après ce sacre. Nous pouvons encore écrire d’autres belles pages du football sénégalais. On dit que le Sénégal est en train de montrer sa suprématie sur le football africain, mais nous n’avons pas seulement envie d’être sur le toit de l’Afrique. Si on peut aller décrocher la lune, pourquoi on devrait rester sur le sommet de la montagne ? C’est ça notre objectif. On peut toujours mieux faire, on peut toujours s’améliorer.

On sent le regard des gens sur nous, le respect des gens, mais nous sommes des compétiteurs. Nous avons envie d’aller à cette Coupe du monde-là et y réaliser une très bonne compétition. On a aussi envie d’aller à la Can 2023 et défendre notre titre. Tout ça ce n’est pas en restant dans notre confort, tranquillement, pénard qu’on y arrivera. Gagner cette coupe n’est pas une fin en soi. On a d’autres objectifs. Comme je l’ai dit, j’ai faim, j’ai la dalle, j’ai les dents qui trainent en bas, je veux encore aller gagner d’autres titres. Il faut donc qu’on se remette tous en question, faire notre autocritique et toujours essayer d’aller de l’avant.

Vous arrive-t-il de repenser, de dormir et d’en rêver, à ce soir du 6 février ?

Je suis tellement, mais tellement dedans que je me rappelle peu de ces moments d’euphorie et de gloire. C’est-à-dire ce sont des joies contenues. Je sais que ce n’est pas encore fini. Il y a encore d’autres échéances qui nous attendent, qui seront compliquées, difficiles et il nous faudra encore garder cette humilité qui fait qu’on ne doit pas s’enflammer. Ou bien on finira par penser qu’on est meilleur que tout le monde. On n’est pas meilleur que tout le monde, c’est parce que nous avons des valeurs, un état d’esprit qu’on a instauré. Nous avons travaillé en amont à installer cet amour, ce respect, cette solidarité qu’il y a entre nous pour qu’à un moment donné, les qualités sportives de tout un chacun puissent sortir.

La plus grosse erreur qu’on fera, c’est de penser qu’on est meilleur que tout le monde, c’est de penser qu’on ne doit plus progresser, anticiper, organiser etc. le football de haut niveau n’aime pas la suffisance, l’arrogance et demande toujours à se remettre en question tous les jours. Toutes les équipes qui restent longtemps en haut, c’est parce qu’il y a une remise en question permanente. Ce sont des joueurs, un entraineur, qui sont toujours capables de sortir de leur zone de confort. Il faut se dire que c’est possible ce qui se dresse devant nous.

En 7 ans à la tête de l’équipe nationale, vous allez participer à votre second Mondial, avec un statut de champion d’Afrique. Pensez-vous avoir encore des choses à bonifier ?

Il y a toujours des choses à rectifier. Il y a encore des stratégies à peaufiner. Nous devons améliorer l’équipe sur le plan collectif. Il y a de nouveaux et jeunes joueurs qui arrivent un petit peu de partout qu’on doit intégrer dans cette équipe. Ils doivent connaitre leurs rôles, statuts et positions dans l’équipe. Savoir ce que nous attendons d’eux. Il y a aussi la relation entre les joueurs et la presse. Ça fait aussi partie des choses à améliorer. Parfois vous avez des difficultés tout comme nous en avons parfois.  Nos stratégies sur les coups de pied arrêtésetc.… Ce n’est pas parce que nous sommes en haut de la montagne que nous n’avons pas des choses à améliorer dans cette équipe du Sénégal.

On dit que le Sénégal est sur le toit de l’Afrique, mais est-ce que c’est suffisant. Ce n’est pas une fin en soi d’être sur le toit de l’Afrique si on peut aller voir ce qui se passe dans les étoiles. On a envie d’y aller et ça passera par encore plus de travail. On n’a pas à baisser la garde. Il faut toujours être ambitieux. On a encore beaucoup d’axes de progression à améliorer, dans le jeu, dans la préparation, dans nos relations avec la presse parce que c’est l’équipe du Sénégal qui est arrivée à ce niveau-là. On a dépassé les frontières du Sénégal.

Vous-a-t-il une fois traversé l’esprit de faire comme Aimé Jacquet : après le sacre, partir sur ce succès ?

Aimé Jacquet a gagné la Coupe du monde, moi non. Peut-être que si je gagne la Coupe du monde, on y pensera. Pour l’instant, je n’ai gagné qu’une Coupe d’Afrique et j’en suis fier, c’est quelque chose d’énorme. Depuis des décennies, le Sénégal courrait après. J’ai fait partie de ces hommes qui l’ont amenée. A mes enfants, je pourrais leur dire voilà ce que nous avons fait. J’espère avoir la même chance que Aimé Jacquet, qu’il va me contaminer afin de gagner la Coupe du monde et à partir de là on verra. Dans ma jeune carrière d’entraineur, c’est une étape de gagner la Coupe d’Afrique. C’est un commencement pour moi et j’espère en gagner d’autres avec le Sénégal ou avec d’autres pays.

A vos débuts, vous disiez être plus proche de Simeone que de Guardiola ou Mourinho. Aujourd’hui, comment décrirez-vous le style de El Tactico ?

C’est un style qui mélange un petit peu de tout. Je ne suis pas figé dans notre philosophie de jeu. Je n’ai pas envie de faire de la possession. Je ne suis pas obnubilé par ce football de possession. Coute que coute avoir la possession, non. Après il y a deux sortes d’entraineurs : ceux qui ne vont penser qu’au résultat et d’autres qui pensent au cheminement pour arriver au résultat. Les deux sont bons. Personnellement, je ne suis pas figé dans la réflexion tactique ou dans mon football. Je suis en ouverture dans mon football. Il y a des footballs de possession qui sont intéressants.

Quand la possibilité s’offre, on peut être dans la possession. Mais si nous devons être beaucoup plus direct ou verticaliser et jouer sur les deuxièmes ballons, il n’y a pas de souci. Nous en sommes capables. Je suis plus pour le football total qui est de pouvoir allier la possession, les transitions, le jeu direct ou vertical. Je donne des consignes de ce genre. On a eu à demander aussi aux joueurs d’être plus patients, comme ce fut le cas contre le Rwanda. Il fallait être patient face à ce genre d’équipe qui vient avec un bloc derrière. C’est pour cela que j’ai aimé ce match. C’était dur et difficile. C’est bien par moments de gagner dans la difficulté et la souffrance.

Ça montre encore le mental, la solidarité, la force qu’on a eue de ne pas avoir abandonné jusqu’à la 87e minute et avoir ce pénalty. J’aime quand mes gars jouent comme ça, parce que quand l’inspiration n’est pas là, il faut que la transpiration y soit. Les mecs ont joué avec d’autres valeurs que les Sénégalais ne connaissaient pas. Aux arrêts de jeu 4 minutes, j’ai regardé, il nous restait 30 ou 35 secondes, on a eu le ballon. C’était notre dernière attaque. On aurait pu mal le négocier. On a bien fait, Saliou a fait l’appel, Sadio lui a mis le ballon et on a eu le pénalty. Je loue ça. Nous pouvons gagner en début comme au milieu d’un match. On est capable en money time aussi de montrer comme nous sommes de véritables compétiteurs pour aller arracher ces trois points.

Après ces trois matchs joués à Dakar, comment trouvez-vous le public sénégalais ? Bon supporter ou spectateur ? Et surtout quand il critique vos changements ?

Ça ne me dérange pas. On a fait nos sorties et on a gagné. Les changements qu’on a faits nous ont permis de gagner. Mais en réalité, je ne donne pas de l’importance à ces critiques. Je suis avec mes joueurs pendant une semaine. Je sais quand quelqu’un n’est pas bien pendant cette semaine. Peut-être qu’il a besoin de jouer 40 ou 45 minutes. Il arrive qu’un joueur vienne me dire :‘’coach je ne me sens pas bien, je peux joueur une heure ou je ne peux pas jouer 2 heures’’. Sur le plan tactique, on peut avoir quelqu’un sur un côté que sur l’autre. Ce sont ces changements que nous faisons pour améliorer notre équipe.

Après le spectateur, il a envie de voir son joueur s’exprimer pour diverses raisons et c’est compréhensible. Il y a toujours des gens qui vont individualiser le football alors qu’il est collectif. On a besoin de tout le monde. On apporte parfois des changements pour stabiliser notre équipe, pour améliorer offensivement notre équipe ou que ce soit stratégique parce qu’on va vers les tirs au but et qu’il faille mettre les meilleurs tireurs. Parfois ça arrive qu’on soit bloqué par l’adversaire et qu’il faille changer de stratégie, contourner et mettre un profil plus percutant. Les changements appartiennent à l’entraineur.

La Caf a organisé la Licence Caf Pro et vous étiez le seul absent, comment justifiez-vous cette absence ?

Si, j’ai participé à cette formation. (sourire)

Pas pour ce dernier module…

C’est une question de temps. Quand vous êtes sélectionneur, vous n’avez pas beaucoup de temps. Il ne faut pas oublier. Je vais encore utiliser vos colonnes pour expliquer un peu. Sur le continent africain, sur une année, nous jouons trois compétitions. Cette année on a joué la Can, les éliminatoires de la Coupe du monde, les éliminatoires de la Can 2023 et nous allons aussi jouer la Coupe du monde. Quand c’est comme ça, il ne nous reste pas beaucoup de temps. C’est une volonté de la Caf de pouvoir valoriser les entraineurs africains. Je suis dedans depuis 4 ans.

C’est vrai que c’est une première, la Licence Caf Pro,mais c’est juste par un souci en rapport avec le calendrier que je n’ai pas pu me rendre tout le temps là-bas. Mais je suis au courant de tout ce qui se passe là-bas. Je suis en contact tout le temps avec eux. Mon rêve c’est que ces diplômes qu’on fait en Afrique, la Licence Pro, soit les mêmes que ceux de l’Uefa ou la Comebol… Nos diplômes ne doivent pas être en dessus des autres parce qu’on y a mis les moyens et pendant 4 ans. Les entraineurs africains doivent être capables d’entrainer des équipes de haut niveau parce que nous en avons le potentiel. Ça valorise l’expertise locale.

Justement parlant d’expertise locale, on vous reproche de ne pas faire confiance aux Sénégalais à l’image de votre staff et que les décisions vous les prenez seul. Vous le confirmez ?

Je ne suis pas dans ces histoires de race, sinon je n’aurais pas passé mes diplômes en France. Le football est universel. Ce qui m’intéresse, c’est la compétence. Il faut savoir raison garder. Ces compétences-là peuvent être sénégalaises, algériennes ou françaises. Ce qui m’intéresse, c’est ce que tous ces mecs là peuvent donner quand ils sont chez nous et Dieu sait qu’ils ne dorment pas matin, midi et soir. Ils travaillent comme des fous. Ils sont à la hauteur de ce qu’ils font pour le pays. Le reste, c’est des détails ; après mon staff n’est pas non plus pléthorique, la porte est ouverte à tous, il faut savoir que ce n’est pas moi qui décide tout le temps de ceux qui intègrent ou pas le staff technique de l’équipe nationale.

Moi aussi j’ai un chef. Je ne suis pas libre de faire ce que je veux dans cette tanière. Il faut que ça soit clair. On ne décide de rien dans la tanière sans que mes supérieurs ne soient au courant ou qu’ils ne donnent pas leur aval. Il y a souvent des choses qui me gênent un peu, c’est de vouloir me faire passer pour un électron libre qui fait et dit ce qu’il veut, qui se fout de tout le monde. C’est une image qu’on veut me coller alors que je ne suis pas comme ça. Je ne suis ni impoli ni insubordonné. Je ne prends jamais de décision avant d’en discuter avec la tutelle qui se trouve être le comité exécutif de la Fsf. On travaille toujours en symbiose. Ce côté avec le mec des rastas qui fait ce qu’il veut, il faut sortir ça de la tête des gens.

Le caractère d’Aliou Cissé fait souvent jaser. On parle aussi de rigueur dans vos rapports dans la tanière…

(Rire) Non «Man nittu jamm là», (je suis un homme de paix). Il faut que les gens comprennent que cette rigueur dont on parle, c’est juste le football professionnel. On est au niveau le plus élevé du football avec les plus grands joueurs. Ce que les gens appellent de la rigueur, c’est le quotidien de ces joueurs-là depuis le bas âge, depuis l’âge de 14 ans. S’il n’y avait pas cette rigueur-là, ils ne seraient pas des joueurs professionnels. Tu ne travailles pas, tu n’es pas sérieux, tu n’y arrives pas. Il y a une obligation de passer par certains codes pour être footballeur professionnel : la rigueur et la ponctualité en font partie. Idem pour le respect de soi-même et des autres. Ce sont sur ces codes-là que des garçons comme Sadio Mané et autres ont grandi. Alors quand on vient en équipe nationale, ça doit être une continuité. Pourquoi venir en équipe nationale et penser que c’est un moment de décontraction ?

La sélection, c’est aussi important qu’en club. Nous sommes tous des professionnels. Il faut se comporter en professionnel. Les garçons ne sont là que pour gagner, ils ne sont pas là pour s’amuser. Ils se sont battus pour que les comportements qui étaient là avant quittent la tanière. Les joueurs se sont accaparés du projet qu’on leur a donné. Pour moi, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Je ne suis pas dictateur, ce sont les exigences du haut niveau. L’équipe nationale, c’est le baromètre de notre société. Ce sont les messages qu’on reçoit derrière disant qu’on rend fier qui est notre victoire et notre fierté. Partout, même quand on va à La Mecque, on nous parle de Sadio Mané, comme ça a été le cas avant avec Diouf et Bocandé. Le football est un jaloux qui ne supporte pas la rivalité. Le plus important pour nous, c’est le legs qu’on laissera aux futures générations.

Être coach, c’est usant ? Que faites-vous à vos heures perdues ?

Travailler ! Voilà (soupir)

Dans quoi exactement ?

Peaufiner, parler avec mes collègues entraineurs.

Vous êtes toujours dans le coaching alors ?

Non pas seulement dans le coaching. Touche un peu de tout. Le football, c’est ce que j’aime, mais ma vie ne s’arrête pas seulement au football. Je rencontre d’autres personnes qui font aussi partie de moi, de ma progression. Le football prend une grosse part de moi mais à côté de ça, j’ai aussi une autre vie. Cette vie-là, c’est ma famille, mes amis, pouvoir sortir, profiter des gens et essayer de faire en sorte que les gens profitent aussi de moi.

J’ai une vie normale. Mais quand je suis dans le métier, j’y suis. J’y suis plus souvent que je n’y suis pas (rire) ; parce que quand les autres arrêtent, moi je continue. Là vous êtes venus, deux jours après la fin du regroupement, je suis encore ici avec certains de mes collaborateurs. Nous sommes en train de travailler sur les perspectives. C’est un travail de tout le temps. Les gens ne regardent que le jour du match. Mais le match, c’est juste 90 minutes par rapport à tout le travail en amont que la fédération, que moi-même et mon staff faisons pour mettre en places ces résultats. Que les gens sachent qu’un match est une petite part par rapport à tout le travail, cette organisation que nous faisons derrière.

C’est du travail d’organiser un match, peaufiner, voyager… Les gens, la seule chose qu’ils regardent, c’est le spectacle le jour du match. Ils ne peuvent pas se rendre compte des difficultés pour préparer une compétition sur le plan logistique, de l’intendance, médical et tout.  C’est en concordance avec Augustin Senghor, avec le secrétaire général Victor Ciss, avec le vice-président Abdoulaye Sow. On échange toujours pour trouver les meilleures solutions pour que l’équipe soit dans les meilleures conditions possibles. Et que, surtout, on arrive à anticiper là où d’autres n’ont pas vu mais que nous puissions être en avance.

«Si on me demande si le Sénégal a entamé sa préparation comme il se doit pour le Mondial, je dirais non. Ça devient une urgence»

«Pour cette Coupe du monde, nous sommes ambitieux, mais nous sommes aussi réalistes. La plus grosse erreur qu’on fera, c’est de penser qu’on est meilleur que tout le monde»

«Ce n’est pas une fin en soi d’être sur le toit de l’Afrique si on peut aller voir ce qui se passe dans les étoiles»

«Il y a souvent des choses qui me gênent un peu, c’est de vouloir me faire passer pour un électron libre qui fait et dit ce qu’il veut, qui se fout de tout le monde»

LES ECHOS

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Contre un 3ième mandat et des Législatives tronquées : les jeunes  de la grande coalition Gueum Sa Bopp plus que jamais déterminés

Plus que jamais déterminés contre un 3ième mandat et des Législatives tronquées, à l’image de leur leader Bougane Guèye Dany, les jeunes  de la grande coalition Gueum Sa Bopp, en acte et à travers leurs échanges affichent leur détermination à battre campagne contre Benno, mais  surtout contre une troisième candidature de Macky Sall pour un nouveau mandat.

Dans sa logique de se dresser contre un 3ième mandat du Macky Sall et pour dire non à des élections législatives tronquées,  Bougane Guèye Dany avait clairement indiqué en début juin que la Grande coalition Gueum Sa Bopp et son leader sont tout aussi déterminés à bouter Macky Sall hors du pouvoir. C’est dans ce sillage que la jeunesse de sa coalition lance son appel pour « l’Union des forces face aux manigances électorales d’un régime, en réponse au calvaire des populations qui est devenue une nécessité »


Réagissant aux manigances présumées du régime de Macky, Papy Niang, un de leurs militants, souligne d’entrée que « nul ne peut douter du poids lourd que Gueum sa bopp pèse dans la scène politique. Gueum sa bopp est la 3e force politique du Sénégal donc c’est inconcevable d’aller vers des échéances sans le président Bougane qui est le représentant du peuple, un homme qui se sacrifie corps et âme pour une victoire de l’opposition » Et pour lui, Et cette force sera maintenue jusqu’en 2024, car c’est inadmissible de laisser une éventuelle candidature, c’est pourquoi, il affirme avec force que Non à des élections sans Gueum sa bopp.Sous le pseudo de Mère Binta Faye (une maman qui avait fait un buzz mémorable), une autre militante de Gueum Sa bopp rappelle que « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Un peuple sans souveraineté est non seulement un peuple privé de liberté, mais un peuple menacé de son existence. C’est pourquoi, Gueum Sa bopp sera plus que présent aux législatives pour la défaite de BBY. »Pour réaffirmer la détermination de leur leader, Jules Niang de son coté martèle qu’il faut que « Macky le sache, abandonner n’est pas le président Bougane, s’il croyait avoir définitivement mis sur la touche l’espoir de toute la nation il doit vite déchanter, aujourd’hui plus que jamais on est engagé avec lui dans la bataille »Sur la nécessité d’une union de l’opposition, Issa D.

Militant du Gueum Sa bopp, souligne : « Ce qui nous divise est ce qui nous affaiblit. Les différents appels à l’unité de l’opposition du président Bougane ont trouvé tout leur sens lors de la manifestation du 8 juin. Gueum Sa Bop l’avait dit et l’a fait. La belle partition jouée par la grande coalition Gueum Sa Bop est à saluer ! ». Mieux, il ajoute même que c’est un grand avertissement qui a été servi à Macky. « C’est désormais comme cela avec le dictateur, door fayou rek. Tenir des élections sans la participation de Gueum Sa Bopp n’est pas envisageable. »Pour Jeanne Gomis, autre intervenante, « Une jeunesse consciente.

C’est la qualification qui sied le mieux aux jeunes de Gueum Sa Bopp. Car elle a alerté, averti et appelé Macky à revenir à la raison.  Mais hélas, la manipulation de la DGE, l’énième coup de Jarnac du Conseil Constitutionnel sont là pour nous prouver que notre dictateur de président ne reculera pas. Alors à force de vouloir imposer la loi du plus fort, le président Macky Sall est tenu responsable de tout qu’il adviendrait de la forfaiture mais les jeunes de Gueum Sa Bop ne se laisseront pas faire. »Et nul doute, selon elle que « Le choix porté sur Antoine  Diome comme ministre de l’intérieur n’était pas fortuit, ce dernier n’occupe ce poste que parce qu’il doit satisfaire les desiderata de son chef. La nostalgie de la période de Wade nous rattrape. Son élégance et son esprit républicain ont joué un grand rôle dans la consolidation de la démocratie. 

C’est regrettable et écœurant de voir le Sénégal se retrouver à des années lumières de ce qui se faisait sous Wade. On n’ira pas loin pour chercher l’explication : le despote Macky est dans les dispositions de se frayer un chemin vers un mandat illégal ». Et de conclure « Comme dit-on souvent que  » l’union fait la force », osons espérer que l’appel du président Bougane ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd. Les enjeux sont clairs : il s’agit de s’unir et tordre le bras à ce tyran ou se diviser et périr. »La jeunesse est l’espoir d’un peuple, nous dit l’adage, mais un autre semble lui répondre que « le pouvoir rend ivre et aveugle ». Prions pour la stabilité du pays de la Téranga.

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Doudou Faye, président des amateurs, sur les galas simultanés : « il faut prendre exemple sur Yékini »

« Ce qui s’est passé dimanche 12 juin 2022, avec les deux galas de lutte simple à Adrien Senghor et à Iba Mar Diop n’honore pas la lutte. Que le CNG ou un de ses membres se dispute une date avec un amateur ne se comprend point. Si effectivement le CNG ou son membre choisit une date arrêtée par un autre promoteur, c’est la grandeur et l’esprit de dépassement qui doivent prévaloir. Ousmane Ndour, qui a beaucoup fait pour le développement de la lutte, sans rien attendre en retour, ne mérite pas ce qui lui est arrivé dimanche dernier. J’en appelle alors à plus de responsabilité de la part du CNG », a dit le Président de l’Association nationale des amateurs de lutte sans frappe du Sénégal (Anals).

Et Doudou Faye de donner ce qu’il considère comme la solution définitive. « Yékini mise souvent des millions dans ses galas. Et il choisit toujours les samedis pour ne pas gêner les promoteurs d’un cran inférieur. Il faut prendre exemple sur lui qui se soucie des promoteurs dits petits. »

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Ousmane Sonko se brûlera avec le feu qu’il aura allumé

Nous n’avons eu de cesse d’attirer l’attention, avec des éléments probants, sur l’implication de rebelles armés, affiliés au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), dans les casses de mars 2021 qui avaient endeuillé le Sénégal avec 14 morts. Pour essayer de se soustraire à l’action de la Justice, suite à une plainte dirigée contre lui par la demoiselle Adji Sarr, pour viols et autres sévices sexuels, le leader de Pastef avait lancé un appel public au «Mortal kombat». Des groupes de manifestants avaient été convoyés dont des combattants du Mfdc depuis la Gambie, et qui avaient activement participé aux émeutes. Ces personnes avaient été aperçues, dans des reportages vidéos, en train d’ouvrir le feu sur des cibles et de proférer des menaces d’aller prendre d’assaut le Palais présidentiel pour déloger le Président Macky Sall. Ils étaient nombreux à faire dans le déni et même à nous tomber dessus à bras raccourcis, nous accusant de chercher à attiser le feu. En effet, d’aucuns voulaient éviter de regarder la vérité en face, préférant se mentir à eux-mêmes, tandis que d’autres avaient choisi de chercher à faire mentir Le Quotidien, comme chaque fois que ce journal, depuis sa création, il y a bientôt vingt ans, soulève une question essentielle pour la vie nationale. On a pu aussi regretter que des membres de la corporation des médias, avec une mauvaise foi sidérante et une ignoble déloyauté dont on ne pouvait les croire capables, se soient mis à sonner l’hallali. Jamais nos détracteurs ne sont arrivés à nous confondre !
Ousmane Sonko, pour sa part, répondait avec la moue et continuait de s’interdire de condamner les pires exactions du Mfdc contre les populations civiles tuées, dépouillées de leurs biens, et/ou contre l’Armée nationale dont des soldats ont été assassinés dans un guet-apens et d’autres pris en otage, humiliés devant les caméras de télévision par le chef de guerre Salif Sadio. Ce même chef de guerre qui a affecté un de ses éléments, portant le sobriquet de «Limousine», à la garde rapprochée de Ousmane Sonko. Tous ces liens n’ont pas ému grand monde semble-t-il. Mais Ousmane Sonko, qui va d’esclandre en esclandre et d’escalade en escalade, avait appelé publiquement, le 24 mai 2022, une nouvelle fois, à une insurrection. Il disait «assumer d’appeler à l’insurrection pour déloger Macky Sall du palais». Ainsi, la marche qui était prévue pour le vendredi 3 juin 2022, puis différée au 8 juin 2022, était fort crainte car annonçant la récidive des tueries et casses de mars 2021. Le rassemblement de foules a été néanmoins organisé à la Place de la Nation à Dakar et, encore une fois, des éléments du Mfdc avaient été convoyés. Certains de ces rebelles ont été interceptés avant d’arriver sur les lieux de la manifestation et parmi eux, un des principaux lieutenants du terrible et sanguinaire chef de guerre Salif Sadio. Le gouvernement du Sénégal, par la voix de son porte-parole, le ministre Oumar Guèye, a confirmé l’arrestation de rebelles du Mfdc venus prendre part à la marche et assuré qu’une enquête est ouverte.

Que faire de ces rebelles ?
On voudrait bien croire que des rebelles, sortis de leurs bases qui viennent d’être démantelées par des opérations militaires, puissent se retrouver, comme par enchantement, dans les rues de Dakar pour participer à une marche pacifique, démocratique, la fleur au fusil, pour demander plus de démocratie et surtout le droit de participer à des élections organisées par le gouvernement d’un pays dont ils cherchent, par les armes, à se séparer (Ne riez pas !). Il reste que ces personnes arrêtées et dûment identifiées comme appartenant à des factions du Mfdc, sont présumées innocentes et il sera certainement difficile de leur imputer des actions qui n’ont pu se commettre ce jour- du 8 juin 2022. Il demeure cependant que les enquêtes préliminaires auraient établi l’implication de certains d’entre eux dans les casses des 6,7 et 8 mars 2021. Mais qu’à cela ne tienne, la simple appartenance au Mfdc devrait suffire pour poursuivre ces personnes pour rébellion armée et autres infractions tenant à la sûreté de l’Etat. Les dispositions du Code pénal sénégalais, qui ne sauraient nullement être caduques, restent pertinentes. De surcroît, l’un des rebelles alpagués est Ousmane Diatta, alias Ousmane Kabiline Diatta, connu comme un élément farouche de Paul Aloukassine Bassène. Ces deux chefs rebelles ont été aperçus sur les vidéos exhibées par Salif Sadio, qui montraient les 7 soldats de l’Armée sénégalaise pris en otage en Gambie. En dépit de toutes les interpellations, Ousmane Sonko continue de refuser de condamner ou, à tout le moins, de compatir avec la Nation et son Armée ou de s’émouvoir, le moins du monde, de cette fameuse et sordide dernière attaque commise par les hommes de Salif Sadio en janvier 2022. Ses proches considèrent que s’il se prononce sur le conflit casamançais, il donnerait le moyen à ses adversaires d’attenter à sa vie et de mettre le forfait sur le compte d’une vengeance perpétrée par une faction du Mfdc.

Le rétropédalage de Ousmane Sonko et le nouvel appel à attaquer des domiciles privés le 17 juin 2022

La manifestation de l’opposition, du 8 juin 2022, était partie pour être violente mais contre toute attente, Ousmane Sonko rétropédalera, à trois jours de la date fatidique, pour prêcher le calme à cette manifestation. Il faut le dire, le leader de Pastef a cédé à un chantage à la paix. La seule chose qui lui avait été demandée était de faire une sortie publique pour calmer ses troupes en leur demandant de ne faire aucun acte de violence le jour de la manifestation. Ousmane Sonko, se sachant cerné, a fait mieux, il a tenu à s’assurer que son nouveau mot d’ordre serait scrupuleusement respecté par ses militants qui, il faut le dire, n’arrivaient pas à comprendre les motivations de ce changement subite de ton. Ousmane Sonko a ainsi obtempéré, sagement, quand il a bien compris qu’il n’obtiendrait pas, de la part de l’Etat, l’interdiction de la marche «pour un motif plus sérieux que celui servi pour interdire la marche du 3 juin 2022». Il avait en effet préconisé cette formule afin de sauver sa face. Ses interlocuteurs, qui sont des personnes privées qui n’entendent pas laisser Ousmane Sonko instaurer la terreur, ont pourtant clairement refusé d’entreprendre la démarche auprès de l’Etat. Il ne restait alors à Ousmane Sonko que de se plier à leurs exigences. On a ainsi observé que Ousmane Sonko s’était évertué, durant le rassemblement du 8 juin 2022, à éviter de s’associer aux appels zélés des Aïda Mbodji, Habib Sy, qui préconisaient d’en découdre avec le régime de Macky Sall. Mais on a beau chasser le naturel, il revient au galop. Ousmane Sonko a fini par appeler publiquement, mais de manière sibylline, ses partisans à attaquer, à la prochaine manifestation, les domiciles de pontes du régime de Macky Sall. Il leur a indiqué : «Si à une prochaine manifestation vous cassez leurs maisons, vous y trouverez des milliards planqués !» Cette déclaration est une incitation manifeste et constitue une signature des casses de mars 2021. Un autre rassemblement est prévu pour le 17 juin 2022 sur les mêmes lieux. Reste à savoir si tout le monde se laissera faire car il y en a qui ont déjà pris toutes leurs dispositions pour retourner à Ousmane Sonko ses propres armes, et donc de faire brûler ses domiciles personnels si d’aventure les leurs, biens ou proches se trouveraient attaqués ! On connait les cibles qui étaient initialement visées le 8 juin 2022. C’étaient des entreprises de presse, un haut gradé de la Gendarmerie nationale et quelques personnalités proches du Président Macky Sall.

Il reste que Ousmane Sonko devra savoir à quoi s’en tenir car ceux qui ont fait discrètement déménager et mettre en sécurité, le 9 juin 2022, une certaine famille qui était installée à Thiaroye, n’hésiteront certainement pas à balancer cette nouvelle sordide affaire qui hante le sommeil du leader de Pastef. Il n’y a sans doute pas de scrupule à se faire, la paix civile et la sécurité du Sénégal valent plus que l’honneur ou la dignité de Ousmane Sonko.
Ousmane Sonko veut le report des élections législatives

De nombreux responsables de Pastef montrent leur irritation, considérant que Ousmane Sonko s’est fait hara-kiri avec la coalition Yewwi askan wi (Yaw), scellée avec certaines franges de l’opposition en direction des élections législatives. D’aucuns trouvent par exemple qu’une Aïda Mbodji n’a pas plus de légitimité qu’une Maïmouna Dièye pour trôner à la deuxième place de la liste nationale de Yaw ou que les investitures ont donné la priorité à des Saliou Sarr, Habib Sy, Aminata Mbaye, Maïmouna Bousso, Malick Gakou, au détriment des Bassirou Diomaye Faye, Cheikh Tidiane Dièye et autres piliers de la coalition politique originelle de Ousmane Sonko. D’ailleurs, Ousmane Sonko serait devenu si conscient de ce discours qu’il montre des signes manifestes d’une aversion contre Aïda Mbodji par exemple, que même les milieux de Pastef prennent pour «une taupe de Macky Sall». Comme quoi quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage ! Les militants de Pastef travaillent donc pour le report des élections afin de pouvoir détricoter l’alliance Yaw et préparer une nouvelle coalition qui représenterait mieux leur parti. La décision du Conseil constitutionnel, annulant la liste nationale de Yaw et qui empêchera ainsi Ousmane Sonko de siéger à la prochaine Assemblée nationale, donne une raison supplémentaire aux «Pastéfiens» de travailler pour le report des élections. Il faudra de ce fait s’attendre à tous les actes de sabotage des élections. Ils l’ont clairement dit. De toute façon, le Président Macky Sall a déjà annoncé que l’Etat veillera à la bonne tenue des élections à la date du 31 juillet 2022. Soit !

Qui veut tuer Ousmane Sonko n’aurait pas besoin de saboter son véhicule

Chaque fois que Adji Sarr fait une sortie publique, Ousmane Sonko essaie d’allumer un contre-feu en sortant de son imaginaire, les histoires les plus loufoques. La plaignante, qui l’accuse de viol au salon «Sweet beauty», a publié le jeudi 9 juin 2022, une vidéo tournant en dérision son présumé agresseur sexuel et l’appelant à une confrontation publique. Comme à l’accoutumée, Ousmane Sonko a réagi par une vidéo diffusée le 10 juin 2022, pour révéler une prétendue tentative d’assassinat contre sa personne. Il affirme que le jour de la marche du 8 juin 2022, son véhicule, qui était garé à quelques encablures du lieu du meeting, aurait été saboté et qu’un drame aurait pu survenir. Il n’est véritablement pas besoin d’être un expert en mécanique pour flairer le mensonge. Où étaient le chauffeur du véhicule, la sécurité de Ousmane Sonko et les milliers de personnes qui étaient aux alentours de la Place de la Nation pour que des criminels puissent accéder, à l’insu de tout le monde, audit véhicule, qui n’est pas un véhicule quelconque, et trouver le temps de desserrer les écrous des roues ? Franchement, une personne qui nourrirait le projet d’attenter à la vie de Ousmane Sonko trouverait l’occasion de le faire dans les lupanars comme «Sweet beauty» ou même quand il se rendait tard le soir dans un coupe-gorge de Thiaroye, sans sa garde rapprochée, dans l’espoir de pouvoir amadouer une nouvelle victime et sa famille. Ou encore dans son restaurant, «Le Tabouret», qu’il avait ouvert pour son épouse et qu’il a fini par lui arracher au profit d’une dame qui lui était «si proche» et qui lui en voudrait désormais à mort et qui s’est préparée, elle aussi, à balancer des boules puantes

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Appel à éliminer Sonko : Pastef Ziguinchor dénonce l’attitude « passive et aphone » du Procureur de la République

Dans une courte vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, il déclare, le responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr), Ahmad Suzanne Camara, a appellé clairement à tuer le leader de PASTEF, Ousmane Sonko. La coordination départementale de PASTEF Ziguinchor déplore le silence du procureur de la république.

« La coordination départementale de PASTEF Ziguinchor condamne de la plus ferme des manières les propos irresponsables d’un responsable de l’APR, appelant à assassiner un honnête citoyen, le président Ousmane SONKO. Nous regrettons l’attitude passive et aphone du Procureur de la République, très prompt à s’autosaisir lorsqu’il s’agit des opposants, mais très désintéressé lorsque des menaces de mort sont proférées à l’endroit des opposants par les responsables de Béno bokk yakar et donc du pouvoir », décrie la coordination départementale de Pastef. La coordination départementale exige du Procureur la mise aux arrêts immédiate de « ce pyromane afin de le mettre hors d’état de nuire, pour mieux comprendre ses intentions et débusquer d’éventuels commanditaires » .

Par ailleurs, la Coordination départementale de PASTEF Ziguinchor met en garde le régime de Macky Sall pour tout acte contrevenant à l’intégrité physique du Président Ousmane SONKO. « Nous appelons les sénégalais à prendre en charge sa sécurité afin de le porter en 2024 à la tête de notre cher Sénégal. « 

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Transfert – Sadio Mané : Une légende de Liverpool prévient Bayern Munich

Le dossier de l’international sénégalais Sadio Mané continue de secouer le monde du football. En fin de contrat en juin 2023, Sadio Mané est à jamais plus proche d’un départ de Liverpool.

Ainsi, de grands clubs européens, notamment Bayern Munich, ont courtisé le meilleur joueur africain en titre. Étant sous le charme de l’international Sénégalais, les Bavarois ont proposé deux offres refusées par les Reds.

Suffisant pour que le Directeur sportif du Bayern Munich, Hasan Salihamidzic, de déclarer que les Bavarois avaient des alternatives à la superstar des Reds, Sadio Mané. Mais pour l’ancien défenseur de Liverpool José Enrique, les Bavarois auront du mal à trouver des joueurs meilleurs que le Sénégalais pour renforcer leur attaque.

« Vous avez d’autres options ? Sortez et trouvez quelqu’un de mieux que Mané », a tweeté l’ancien défenseur des Reds.

Et ce, nonobstant la déclaration de Salihamidzic qui a informé que les géants allemands ont d’autres options en tête, si un accord pour Mané ne se matérialise pas, selon la presse anglaise.

Pour rappel, Le meilleur joueur africain en titre a, à cet effet, négocié un salaire de 20 millions d’euros brut annuels du côté du club allemand. Reste désormais aux deux clubs à s’entendre sur l’indemnité de transfert.

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Affaire Adji Sarr-Sonko : Le capitaine Touré sera auditionné

Les avocats de Ousmane Sonko avaient demandé au Doyen des juges d’auditionner l’ex-capitaine de gendarmerie Seydina Oumar Touré. Ce dernier, alors en poste à la Section de recherches, avait mené l’enquête de l’affaire Sweet Beauty dans laquelle le leader de Pastef est accusé de viols et menaces de mort par la masseuse Adji Sarr. Il sera ensuite radié.

Les conseils de Sonko avaient adressé une première requête au magistrat le 8 avril dernier. Ils reviendront à la charge le 10 mai, joignant à leur demande une série de sept questions à l’attention de l’ex-gendarme. Le parquet s’était opposé à l’audition du «capitaine Touré», mais le juge vient de donner son aval.

D’après Enquête, qui donne l’information dans son édition de ce lundi, Seydina Oumar Touré sera entendu par le Doyen des juges comme demandé par les avocats de Sonko. Ces derniers, souligne le journal, veulent savoir, notamment, si l’ex-gendarme a subi des pressions dans le cadre du traitement de l’affaire Sweet Beauty et dans quel état physique se trouvait Adji Sarr lorsqu’elle s’est présentée à la Section de recherches pour la première fois.

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TRAGÉDIE DE BOFFA-BAYOTTE: Pertpet’ pour René Capain Basséne, Omar Ampoï Diatta et César Atoute Badiate

La Chambre criminelle de Ziguinchor vient de rendre son verdict dans l’affaire Boffa-Bayotte. René Capain Basséne, Omar Ampoï Bodian et César Atoute Badiate- jugé par défaut- ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Ils devront aussi payer 20 millions de Fcfa à chaque partie civile.

Les autres accusés ont été acquittés de toutes les lourdes charges même si deux d’entre eux ont été condamnés à une peine avec sursis pour détention illégale d’armes.

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Le coach des lions « si j’ai joué au football, c’est grâce à Jules François Bocandé…

« Il y avait d’autres générations sur qui on a pris exemple pour jouer au football. Si j’ai joué au football, c’est grâce à Jules François Bocandé et à la Génération 86. Moi, si j’ai des locks, c’est parce que Jules François Bocandé en avait. Cela veut dire qu’on a eu des références, nous de la Génération 2002» «El Hadji Diouf ne m’a jamais dérangé et Augustin Senghor peut le témoigner.

Je suis le pre­mier à être allé au bureau d’Au­gustin pour lui dire qu’El Hadj doit être à côté de l’équipe, alors que je n’étais même pas entraî­neur de l’équipe nationale. Donc, c’est juste pour vous dire qu’il n’y a pas de problème entre nous», a dévoilé l’ancien milieu de terrain des Lions. Aliou Cissé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a rendu un vibrant hommage à la Génération de Bocandé qui, selon lui, l’a in­fluencé et poussé à devenir footballeur. «Il y avait d’autres Générations sur qui on a pris exemple pour jouer au football.

Si j’ai joué au football, c’est grâce à Jules François Bocandé et à la Génération 86. Moi, si j’ai des locks, c’est parce que Jules François Bocandé en avait. Cela veut dire qu’on a eu des réfé­rences, nous de la Génération 2002», dit-­il.

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Ada Fass quitte le pays pour l’Espagne : Va-t-il fuir son combat contre Coly Faye 2 ?

A quelques jours de son combat de lutte contre Coly Faye 2 (écurie Thiaroye sur-Mer), Ada Fass (écurie Fass Benno) a quitté le Sénégal, ce dimanche 12 juin 2022, pour se rendre en Espagne.

Hier samedi, Ada Fass et Coly Faye 2 étaient au stadium Iba Mar Diop de Dakar pour les besoins d’un face to face. Ils avaient mis du piment dans leurs discours et se sont vivement provoqués.

Leur combat est programmé le dimanche 26 juin 2022. Donc, c’est à quelques semaines de la confrontation qu’Ada Fass a voyagé pour l’Espagne. La question qui se pose, c’est de savoir s’il ne va pas fuir le combat. Que nenni ! Selon les proches du lutteur, Ada Fass est parti en Espagne pour compléter sa préparation et va rentrer dans quelques jours pour faire face à Coly Faye 2.

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